Twilight Children
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 Charmante compagnieVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Gwenaël
Petite frappe



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MessageSujet: Charmante compagnie   Mar 6 Mai - 17:39

[suite de : une réflexion autour d'un verre]

*Bordel, où j'ai mis mes £%$§@! de clefs...*

Ils revenaient du Devil's Sin. Charmante ambiance en cette soirée, ça n'allait pas être lui qui dirait le contraire... Après tout, il avait réussi à ramener chez lui une jolie demoiselle. Bon, c'était pas exceptionnel, venant de sa part, mais bon... Après il se sentait coupable, parce qu'il avait passé trop de temps au lit au lieu de travailler sur ses pubs pour gagner plus d'argent... Oui, la vie de Gwenaël avait quelque chose d'insoutenable, c'était un dilemme quotidien... Les plaisirs de la chair ou ceux que lui procurait l'argent? Bouhouh... Douce torture que de devoir choisir... Il ne serait vraiment heureux que lorsqu'il réussirait à avoir les deux en même temps !
Enfin, là, actuellement, ce n'était pas son souci principal. En fait, il avait pu guider la charmante Syln dans les quelques rues qui séparaient son app-... son appart-... sa taverne, et était entré dans l'immeuble, habitant au premier étage, et là... Plus moyen de se souvenir où il avait fourré ses clefs. La galère ! Il avait donc en cet instant les deux mains cherchant dans toutes ses poches à la recherche de ce fichu trousseau qui avait décidé de lui faire faux bon le seul soir où il ne fallait pas.
Il leva le regard sur sa charmante compagnie, esquissant un sourire désolé.

"Je suis navré, j'crois que je devrais investir dans un manteau avec moins..."

La main dans une poche intérieure de son manteau, il regardait la jeune femme, gêné. Bordel, s'il ratait son coup à cause de ces saloperies... Un tintement se fit entendre. Gwenaël s'interrompit dans sa phrase, sortant les fameuses clés en même temps qu'il achevait sa tirade.

"... De poches."

Ah les voilà... Il mit la clé dans la serrure et la tourna d'un geste vif, avant d'ouvrir la porte, s'effaçant sur le côté pour faire entrer son invité, s'inclinant toujours légèrement.

"Après vous, je vous en prie."

L'appartement, même plongé dans l'obscurité - ben oui, la lumière s'allume pas toute seule - avait quelque chose de dérangeant. En fait, si les lieux en eux-mêmes étaient plutôt bien agencés, les meubles beaux et la décoration jolie sans être excessive - très bien organisée - le problème de Gwenaël était sans conteste le rangement. Ah ça... Bon, la vaisselle dans l'évier, ça allait encore - ledit évier ne débordait pas - mais par contre... Les vêtements - surtout des chaussettes solitaires - étaient éparpillés un peu partout, et, comme il l'avait pensé, seul le lit dans la chambre et la table de la cuisine - tiens, une moitié du canapé, aussi - semblaient avoir été épargnés.
Le jeune homme entra derrière la jeune femme, un sourire gêné aux lèvres.

"Je suis désolé du ... Bordel, soyons francs, mais je n'avais pas prévu de recevoir du monde, à la base, Miss Syln... Souffla-t-il à l'attention de la demoiselle."
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Selene
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MessageSujet: Re: Charmante compagnie   Mar 6 Mai - 21:53

Selene avait suivit sans ajouter mot Gwenaël pour sortir du bar, lequel qui avait peut être peur qu’elle change d’avis ne lui avait plus lâché la main. Car elle doutait qu’il fut dans la fièvre de l’amour, et si tel avait été le cas, elle s’en serait trouvée assez embêtée. Main dans la main, chaleurs mêlées et sans une parole échangée ils avaient cheminés partant du Devil’s Sin. Quelques rues et croisements plus tard ils avaient pénétrés dans le hall d’un immeuble défraîchi.

C’était bien la première fois qu’elle rentrait dans un immeuble du quartier Nord en y étant invité, et sans dégâts. Elle détestait voir cette réalité, cette pauvreté qui peuplait une partie de la ville. C’était sûrement une des raisons qui la poussait à rester à sa place, du côté du pouvoir, des riches, du faste et du luxe. Enfin, elle pourrait aussi tout arrêter, reprendre une maison ou s’en faire une en pleine campagne loin de la civilisation riche comme pauvre d’ailleurs. La campagne restait, dans une certaine mesure, le seul havre de paix depuis l’accession de l’Empereur Thalès au pouvoir. Thalès, elle le haïssait sans jamais lui avoir vraiment parlé.
Quel être humain pouvait décemment chasser d’autres êtres humains sous prétexte qu’ils avaient des pouvoirs. Mais la vraie raison, elle le savait, était seulement de s’assurer que personne ne surpasserait son pouvoir, ne le surpasserait. Peut être un jour, si elle se décidait enfin à écouter son cœur finirait-elle par lui trancher la gorge… Mais ce temps risquait de mettre longtemps avant de se présenter ! Elle courrait un trop grand risque en trahissant. Le grand patron des milices n’hésiterai pas un instant à lancer ses chiens à ses trousses. Et il aurait raison, elle pouvait causer grands tords à l’Empire en changeant de camp. Mais l’heure n’était pas, ne serait sûrement jamais pour elle, de trahir.

Quelques marches encore et puis ils s’étaient arrêtez devant la porte. Intriguée elle l’avait vu chercher dans se poches à la recherche de… sa clef. Elle-même avait un pass pour entrer dans son appartement. Mais quand elle venait dans les bas quartier elle se contentait d’un bon coup de pied. Elle s’amusa de cette fouille et lui souri amicalement pour montrer qu’elle n’était pas impatiente. Il s’effaça pour la laisser passer. Elle inclina la tête et pénétra dans les lieux sombres.

« Merci. »

Elle hésite entre exploser de rire ou jouer les minorées. Elle choisi une troisième option tout en pensant en elle-même.

*Un célibataire mâle reste le même quelque soit son salaire ! Désordonné. *

« Joli, dommage que vous soyez un garçon. Mais, et désolé si je suis franche, ce… bordel ressemble à celui de vos poches ! »

Elle se tourne vers lui en souriant, puis ne peut retenir un éclat de rire. Elle retire sa cape et la lance sur la table. La cape ôtée dévoile Selene, en rouge et noir. Une chemise avec 3 boutons du milieu passés sur les 7 qu’elles aurait du mettre, un pantalon lui aussi en coton mais noir, et des bottes noir au talon de taille raisonnable. Ses cheveux rouges tombent en cascades sur ses épaules et dans son dos. Sa peau blanche semble scintiller dans l’obscurité de l’appartement.
Sourire. Elle s’approche de Gwenaël et se pend à son cou pou lui tirer la joue en douceur, taquine. Elle est bien. Calme et brillante, amusée et tout simplement contente de là où l’ont menés ses pas.

« Je vous plait toujours ? »
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Gwenaël
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MessageSujet: Re: Charmante compagnie   Jeu 8 Mai - 19:12

Oui, bon, c'était désordonné au possible. C'était masculin, aucun doute là dessus. Rien d'étonnant donc à ce qu'un caleçon traine à cheval sur la tour de l'ordinateur et une chaise... Bordel de *** ! Il avait un caleçon qui trainait là --'... Zut, la honte...
Gwenaël appuya sur l'interrupteur histoire d'éclairer un peu ce fouillis. Oula, mauvaise, trèèèès mauvaise idée... Vu le bordel que c'était... Il aurait mieux fait de tout laisser dans la pénombre... Au moins, dans la pénombre, il était difficile de distinguer avec exactitude la différence entre un tee-shirt, un caleçon et ... le reste.
Le jeune homme ferma la porte derrière lui, laissant les clefs dans la serrure, un peu gêné. S'il avait su, il n'aurait pas remis son ménage au surlendemain, tiens... Pfff, ça lui apprendra à ne pas être une fée du logis. Mais bon, le bon point, c'était que Selene ne semblait pas vouloir fuir. Ouuuuf, parce que là, le cirque ambiant avait de quoi faire peur.

Le bordel de ses poches? Mais c'était pas le bordel dans ses poches ><... Enfin, moins, en tout cas... Disons qu'il avait tellement de poches qu'il pouvait mettre un objet différent dans chacune... Et après il les retrouvait plus, pour la simple raison qu'il ne savait pas dans quelle poche il avait mis quel objet...

"Hmhm... Je ne sais pas trop comment le prendre... Avoua-t-il."

La voyant approcher et se pendre à son cou, non sans avoir passé son regard sur ses formes - qu'elle avait de superbes, par ailleurs, très à son goût - il posa ses mains sur sa taille, laissant la jeune femme lui tirer gentiment sur les joues en grimaçant légèrement.

"Si vous me plaisez toujours ?" Le jeune homme sourit en l'amenant lentement contre lui, secouant le visage pour dégager sa joue. "Hmhm... Vous êtes absolument superbe, comme pourriez-vous ne pas me plaire?"

Il s'enhardit à baisser légèrement le buste, pour pencher son visage à la hauteur du sien.

"Mais ce n'est pas la bonne question."

Charmeur, un fin sourire sur les lèvres, n'oubliant ni les formes de la demoiselle ni ses conjonctures sur qui elle pouvait être, il ne perdait pas de vue non plus que cette soirée serait probablement meilleure que prévue, au milieu du capharnaüm de son appartement. Il poussa un léger soupir d'envie, se baissant un peu plus, ne faisant que rapprocher son visage.

"La bonne question est : est-ce que moi, je vous plais, miss Syln?"
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Selene
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MessageSujet: Re: Charmante compagnie   Dim 11 Mai - 10:32

Sensation agréable. Chaleur diffuse. Selene s’amusait.

D’un mouvement il se retrouvait à sa hauteur. Elle sentait son souffle, sa présence de plus en plus forte. Et le désir de le découvrir plus… profondeur, se faisait croissant. Il était un amant agréable, charmeur mais bordélique, sans pour autant choisir une chambre miteuse. Il assumait. C’était rare et plutôt bon signe.
Il se rapprochait toujours plus. Joueur ? Sûrement. Sourire. Question. Que répondre ? Ou plutôt comment répondre sans risquer de se faire prendre plus tard par ce qu’elle pourrait dire en cet instant. Léger silence, mais très court. Ne jamais laisser le temps qu doute de s’emparer de l’autre.

‘‘ Vous ?... Je vois peu de vous sous tous ces vêtements monsieur, mais jusqu’à présent si je suis restée c’est qu’en effet vous me plaisez. ’’

Elle profita qu’il s’était rapproché pour lui voler un baiser. Puis un autre, plus long. Partant de celui-ci, les joues brûlantes et son corps l’appelant à s’avancer encore un peu plus dans cette danse, elle défait ses mains pour les passer dans le col du manteau.

‘‘ Et si vous enleviez cette épaisseur dans le but de me plaire un peu plus ? ’’

Sourire charmeur. Légèreté et douceur. Du bout des doigts elle caresse les joues de Gwenaël, puis ses lèvres. Regard intense. Elle l’embrasse une nouvelle fois, avec plus de fougue.

Qu’il est bon de se perdre à nouveau dans les bras d’un homme. D’un inconnu qui ne le sera peut être pas éternellement.

Soupire d’aise. Passion grandissante. Désir brûlant ? Souffle chaud de Selene dans le cou de Gwenaël.

Il était peut être temps d’ailleurs de se consacrer aux besoins de son corps. Le corps ne tire pas sa substance uniquement du boire et du manger. Il se nourri aussi essentiellement de désir. Mais le désir nécessite à un moment d’être rassasié. Puis d’être privé. Pour pouvoir mieux encore le goûter. Se laisser emporter. Ce désir là, il était temps qu’elle trouve quelqu’un pour y mettre fin.

Paupières fermées. Plus rien n’existe. Rien d’autre que ce corps, cette peau. Et la chaleur. Elle monte en elle, grandissante, bouleversante, puissante. Se laisser aller ? Ou plutôt prendre le temps d’apprécier. Elle voudrait aller plus vite, mais veut aussi le découvrir en douceur. Sentiments contradictoires. Désir brûlant.
Caresses pressantes.

‘‘ Comme ses yeux l’avaient promis
Son courage est grand et sa lèvre
Communique une exquise fièvre
Vous connaissez La Fontaine, connaissez vous Verlaine ? ’’


*Tout ce que je souhaite c’est lui, et je parle poésie. Je perd les pédales…*
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MessageSujet: Re: Charmante compagnie   Mer 14 Mai - 16:15

Ses vêtements? Ah oui, ses vêtements... C'était vrai qu'il avait toujours son long manteau noir sur le dos, avec le fouillis de ses multiples poches, surtout qu'il était toujours fermé...

*Gwen, tu n'es qu'un imbécile...*

C'est vrai qu'à force de devoir penser à tout, monsieur le publicitaire, coureur de jupons amateur à ses heures, il en aurait oublier l'essentiel. Vite, vite, quelque chose à dire pour meubler cette... 'Erreur'. Mais il n'a pas le temps que déjà des lèvres gourmandes se posent sur les siennes. Waaaaaah... D'accord, il avouait, il s'était rapproché de visage pour la tenter, mais... Waaaa quand même quoi ! Leur premier baiser...
Bon, les petites mises en scènes romantiques mises de côté - les circonstances n'avaient rien de romantique, après tout - il se dégagea doucement, un sourire sur les lèvres.

"C'est que, hypnotisé par votre beauté..."

Il défit doucement son manteau et le fit glisser sur ses épaules, dévoilant sa tenue, avant de poser le manteau, sans délicatesse, sur une chaise qui trainait par là pour X raisons. Il revint vers la jeune femme, posant à nouveau ses mains sur sa taille, léger sourire aux lèvres. Sa chemise noire, légèrement ouverte sur le torse, tombait sur son buste, couvrait le haut d'un jean noir également, et ses manches cachaient les bras du jeune homme, jusqu'à couvrir en partie ses mains.

"... J'en aurais oublié des détails essentiels à la courtoisie la plus élémentaire..."

Gwenaël fit un léger sourire aux doigts qui caressaient ses lèvres, son visage. Mademoiselle était impatiente... C'était agréable de la faire attendre. Attendre qu'elle soit à point... Quoique, elle avait l'air bien à point là, la demoiselle...
Et elle citait du Verlaine... Une femme lettrée... Génial. Non, lui, il ne connaissait pas Verlaine... Ah si, y'avait ce poème qu'il avait appris, au lycée... C'était quoi le titre déjà? Boarf, tentons de le citer, ça fera peut-être bonne impression à la demoiselle...

"Les hauts talons luttaient avec les longues jupes,
En sorte que, selon le terrain et le vent,
Parfois luisaient des bas de jambes, trop souvent
Interceptés ! - et nous aimions ce jeu de dupes.

Parfois aussi le dard d'un insecte jaloux
Inquiétait le col des belles sous les branches,
Et c'étaient des éclairs soudains de nuques blanches,
Et ce régal comblait nos jeunes yeux de fous.

Le soir tombait, un soir équivoque d'automne :
Les belles, se pendant rêveuses à nos bras,
Dirent alors des mots si spécieux, tout bas,
Que notre âme, depuis ce temps, tremble et s'étonne.
"

Ouf, là, il était sauvé. Enfin presque. Si elle en demandait plus - comme si c'était le moment - tout son bluff tombait à l'eau. Et ça, foi de Gwenaël, il ne le laisserait pas arriver. C'est pourquoi il l'amena à nouveau contre lui - car oui, il l'a lâchée pour se dévêtir -, sourire charmeur au bout des lèvres.

"Oui, je connais Verlaine... Sa poésie me plait énormément... J'en ai lu peu, mais suffisamment pour être séduit par sa plume... Comme je suis séduit par votre être tout entier..."

Elle allait finir par croire qu'il n'était pas fichu d'ouvrir les lèvres si ce n'était pour dire un compliment. Bah, peu importe... Il posa ses lèvres sur sa joue, doucement, les mains déviant de la taille sur les hanches, pour avoir plus de prise, dériva la bouche le long de sa mâchoire avant de plonger son nez dans le creux de son cou. Hmmm doux parfum... Ce parfum ne mentait pas ; mademoiselle était venue chercher cavalier à séduire, ce soir, au bar... Et elle n'avait pas trouvé l'homme de ses rêves en tombant sur Gwenaël... Loin s'en faut.
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MessageSujet: Re: Charmante compagnie   Lun 19 Mai - 16:44

Elle frémit, les mains du jeune homme et les manches de sa chemise lui frôlèrent la taille, l’agrippèrent. Elle aimait ce contact qui sans être rude lui faisait sentir qu’elle était sa prise dès lors.

La poésie ne déplaisait pas au jeune homme qui après lui avoir fait la grâce se dévêtir, lui en récitait à son tour quelques vers. Cependant elle s’arrêterait là pour la poésie ! D’ailleurs si il avait eut une réponse agréable en restant dans le registre des fêtes galantes. Il n’en restait pas moins que cette poésie se prêtait surtout aux circonstances, et montrait aussi que tout deux s’avait parfaitement ce qu’il voulait de l’autre. Rien q’un amant.
Une étreinte sans obligations, sans attaches, sans amour.

*Et l’Amour comblant tout, hormis
La faim, sorbets et confitures
Nous préservent des courbatures

… Elle n’avait pas vraiment pensé à la suite du poème, mais le début n’était pas non plus de rigueur, trop à l’eau de rose. Mais après tout pour un homme qui aime un homme quels auraient put être d’autres mots que ceux là.*


Soupir intérieur face à ce simple mot qui n’a jamais trouvé place dans la réalité, l’amour.

Mais si le grand amour n’existe pas, l’amour en tant qu’acte est lui bien réel, bien applicable. Les lèvres de son nouvel amant trouvèrent leur place sur sa joue pour un baiser qui n’avait rien de désagréable. Les mains de Gwenaël poursuivaient leur chemin, un peu plus bas. Un frisson lui parcourue la colonne vertébrale. Les lèvres ne restèrent pas en reste, et il se retrouva bientôt niché dans son cou. Elle était bien. Le frisson s’accentua, en elle, et comme pour l’extérioriser, elle se cambra légèrement.
Laissant ses mains passer devant elle, entre eux, contre lui. Elle caresse la poitrine de son amant avec un peu plus d’ardeur. Le désir monte. Mais il faut le faire monter encore, patienter encore un peu pour être mieux rassasiée.

Elle laisse ses mains repartir, agripper les cheveux du jeune homme, sa nuque. Soupir haletant. Elle se met une main sur la bouche. Elle ne doit pas déjà, pas déjà se laisser aller à lui montrer son attente. Pas si elle veut que cela dure.

« Il me plait de vous séduire, j’aime séduire mais plus encore à ceux qui me plaise. Je ne sais si vous m’avez séduite, mais j’avoue ne pas trouver ma position trop désagréable »

Chuchotement. Mais d’une voix qui se veut chaude, plus séductrice encore, qui invite au désir, à la folie. Elle fond littéralement face aux baisers, mais se veut… Quoi d’ailleurs. Il ne serait pas désagréable de fondre. Et si elle lui chuchotait autre chose, si elle jouait un peu. Après tout c’est ce qu’ils faisaient depuis le début. Jouer.

« Je ne m’appelle pas Syln… Mais je ne sais pas encore si je compte vous donner mon nom. »

Sourire, encore. Caresses, mains qui se faufilent doucement sur les épaules, sous la chemise. Excitation. Treblement.

[hrp: désolée là je cale!]
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Gwenaël
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MessageSujet: Re: Charmante compagnie   Mar 20 Mai - 16:34

Hmm... Bon ben c'est pas trop tôt. Il commençait à s'impatienter, le petit, de ne pas la voir s'activer autrement que par des mots. Car oui, Gwenaël est un homme, et les hommes, c'est bien connu, préfèrent l'action aux paroles. Alors bon, il commençait à sécher et à ne plus pouvoir retenir son désir, le pauvre garçon...
Il ne releva pas son visage du cou de la demoiselle, embrassant la peau avec une impatience qu'il avait du mal à contenir. L'homme la serra contre lui, ses mains jusqu'ici sur sa taille glissant pour que ses bras entiers l'enserrent contre son corps.

Alors comme ça, elle s'appelait pas Syln, la petite? Vilaine... J'vais te montrer ce qu'il advient des vilaines, moi... Hem bref. Il eut un petit rire, moitié amusé, moitié nerveux, dans le cou de la demoiselle, et fit un pas léger sur le côté, comme pour entrainer la jeune femme dans une danse, une sorte de valse lente, durant laquelle il ne sortait pas le nez de ce cou aux senteurs si enivrantes et à la peau si douce.
Il décala son pas sur le côté et, maintenant toujours la femme contre lui, et tourna doucement, pour ouvrir la porte de sa chambre d'un coup de pied. Il recula de quelques pas et, toujours avec l'assassin contre son corps, les fit tomber sur le lit - dont le grincement pourrait inquiéter : tiendra-t-il le choc? - en desserrant légèrement son étreinte.

Il en avait d'ailleurs profité pour relever son visage et fixer ses yeux avec un air méfiant.

"Alors comme ça... On ne s'appelle pas Syln... Je suis déçu..."

Sa voix était devenue un souffle alors que sa main s'aventurait sous les tissus pour venir effleurer sa peau, caresser son ventre, sa taille, puis, lentement, plus délicatement mais également avec une certaine avidité, sa poitrine. Ses lèvres revinrent embrasser les siennes sans se gêner, et ce fut sur cette lancée que l'homme continua ses caresses, et davantage, dans l'espoir de combler sa belle - et lui aussi, un peu, parce que c'était le but premier, à la base, hein...

Il ouvrit lentement les yeux au petit matin - compter vers huit-neuf heures - encore complètement endormi, un corps chaud serré contre lui. Hmmm.... Ngh... N'ayant jamais été un homme du matin, il fut assez... Coûteux pour le jeune homme de s'éveiller, et de se lever. En bon goujat - il avait eu ce qu'il voulait, fallait pas pousser non plus - il se leva en relâchant la dame, sans demander son reste. Pas la moindre attention envers elle ou quoique ce soit - flemme, hého...
Il s'étira et prit un caleçon propre qui trainait pas loin - énigme : comment faisait-il pour reconnaître les propres des sales? - et passa une chemise sur ses épaules, sans prendre la peine de la fermer. Il se dirigea d'un pas lent et d'un air ensommeillé jusqu'à la pièce qui lui servait de cuisine et s'assit à la table, non sans s'être servi un café bien noir. Gnaaaaa... Il n'aimait pas ce genre de réveil difficile...

L'homme tendit le bras sur le côté, sortant une boîte de biscuit à la cuiller, et en trempa un dans son café avant de mordre dedans... Pfff, la journée allait craindre... Il le sentait.
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MessageSujet: Re: Charmante compagnie   Mer 21 Mai - 9:45

Un oeil, puis l'autre. La nuit s'est conclue telle qu'attendue. Et elle apporte matière à un commentaire bref résumant ce qu'elle pensait de Gwenaël: bon amant, mais seulement pour le côté sport. Pour le reste il s'avérait en effet n'être qu'une brute. Soupir.

*Tant pis pour lui, ça me permet de n'avoir aucun remord à mêler le travail aux fesses*

Elle étend ses longues jambes au bout du matelas et joue des oreilles pour récupérer sa petite culotte, puis l'enfiler sous les draps. Pas qu'elle sois pudique; non, elle a seulement une flemme incroyable de se lever tout de suite. Le mâle n'a cependant pas l'air de tenir compte de cette probabilité puisqu'il s'est déjà levé en la réveillant au passage, pour aller se vautrer dans la cuisine avec un café.

*Désespérant, il ne vaut pas mieux que les autres. Encore un célibataire aguerrit sans autre volonté celle se soulager ses bijoux dans autre chose qu'une fille des trottoirs*

Nouveau soupire. Elle s'étire tel un chat, se tordant en tous sens, puis tourne sur elle même pour passer sur le ventre. Elle plonge la tête dans l'oreiller. Aucune envie de se lever. Mais elle n'a pas non plus envie de passer plus de temps ici. Finalement il serait peut être temps pour elle de songer à remettre en utilisation son appartement. Elle se redresse sur un coude, cherche se vêtements du regard et aperçoit ça chemise un peut plus loin. Elle sort du lit au 4/5e nue et se baisse nonchalamment pour récupérer la dite chemise, avant de l'enfiler et de mettre un bouton. Elle se dirige à pas mesurés vers la pièce d'à côté et s'arrête derrière son amant.

"Bonjour"

Et après cette douceur du matin, elle lui ébouriffe les cheveux puis lui tord, avec un soupçon de violence, une oreille. Elle lui enlève la tasse de café de la main et s'assoit sans plus de manière sur les genoux de monsieur.
Une moue désabusée sur les lèvres se transforme en un sourire qui pourrait être celui d'un vampire devant sa proie. Elle reste là un instant puis attrape violemment l'arrière de la tête du garçon, pour lui plaquer un baiser sauvage sur les lèvres.
Un petit rire lui échappe et elle se relève sans plus de manière. Attrape sa cape étalée sur la table pour la mettre sur une chaise qu'elle a auparavant débarrassée, et s'y assoit.

"Je peux aussi avoir un café ou je dois boire le tien?"

Elle trifouille dans les poches de sa cape pour en sortir son porte cigarette. Elle déteste le café, mais en boit toujours un le matin, qu'elle fait passer par une cigarette. Puis, d'une voix moqueuse.

"Au fait désolé de t'avoir déçu sur mon identité. D'ailleurs, que dirais tu d'un marché?"
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MessageSujet: Re: Charmante compagnie   Mer 21 Mai - 11:59

Ah ça, il détestait les matins. Il n'avait jamais été du matin, et ça se ressentait encore plus lorsqu'il avait eu ce qu'il désirait pour la nuit. Il n'attendit pas l'arrivée de l'amante du jour pour allumer une cigarette, histoire d'accompagner le café, et de se secouer les neurones. Soupir. Pff, il avait une de ces flemmes... Mais alors, quelque chose de bien...
Entrée de Selene. Ah tiens, elle était encore là, celle-là? L'idée de la mettre à la porte lui traversa l'esprit, il fallait bien l'avouer, mais sa fainéantise reprit ses droits, et eut raison de sa mauvaise volonté ; il resta donc assis, derrière sa tasse de café, en train de la siroter comme il le pouvait, sans perdre son précieux apport de nicotine.

"... 'Jour, grogna-t-il plus qu'il ne la salua."

Approche, cheveux - ngh, laisse mes tifs tranquilles... - et... Oreille. Alors ça, pour mettre l'homme d'une humeur encore plus massacrante, il n'en fallait pas plus. Il grogna de mécontentement sans se retenir, se dégageant d'un geste vif de la tête. Bordel, mais elle allait lui foutre la paix, ouais?
Et voilà qu'elle le confondait avec un tabour-... Smack ! La tête lui tournant, l'esprit d'analyse à ' deux de tens' ', le jeune homme ne put qu'agiter ses jambes pour faire descendre la belle de ses genoux, l'air visiblement pas content d'avoir reçu un baiser si soudain alors qu'il essayait de se réveiller. Elle, elle le secouait dans tous les sens, et la seule chose qu'elle allait obtenir, c'était qu'il serait d'une humeur tellement massacrante qu'il la mettrait à la porte sans lui laisser le temps de récupérer ses affaires - en d'autres termes, à moitié nue. Il fallait dire que Gwenaël n'était pas conscient de la probabilité de finir avec un couteau dans l'abdomen s'il faisait ça.

Et bien sûr, pour couronner le tout, elle lui avait pris son café. C'était presque aussi grave que de lui voler sa cigarette ça ! Il la reprit sans plus de manière, avec une certaine brusquerie.

"Sers toi."

Il désigna le placard - dans lequel il restait une tasse à la propreté douteuse - puis la cafetière - à moitié pleine et aussi propre que la tasse - d'un geste, avant de plonger à nouveau le nez dans son café. Ah ça, une fois le matin atteint, il ne restait plus grand chose du gentleman qu'on rencontrait parfois le soir. Ca expliquait aussi pourquoi ses conquêtes - qui n'étaient pas si courantes que ça, les femmes, à son grand désespoir, cherchent souvent une relation sérieuse - ne revenait jamais. Une nuit, c'était suffisant, même si, côté sport, il était irréprochable - du moins le pensait-il.

Alors comme ça, elle était désolée de l'avoir déçu de son identité? Le jeune homme allait l'envoyer sur les roses comme il savait si bien le faire lorsque le mot marché atteignit la matière grise à peine réveillée. Marché? De quoi? Elle voulait retourner sous les draps pour une galipette du matin? Elle avait pas compris qu'il fallait pas compter là-dessus...?

"Un marché? grogna-t-il à nouveau."

Non, ça sonnait pas intime. Marché... Drôle de mot pour dissimuler un euphémisme.

"Sur quel plan? Quel genre de marché?"

Direct... Mais sa façon de répondre, rapide entre deux grognements, faisait comprendre de manière assez claire qu'il y avait de quoi l'intéresser... Marché = Argent.
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MessageSujet: Re: Charmante compagnie   Mer 28 Mai - 10:04

Le garçon n’était définitivement pas du matin, cependant elle n’en avait cure et voulait tout de même le réveiller et capter son attention. Elle se relève et prend la direction du placard. Prend la tasse en levant un sourcil désapprobateur. Soupire sans cacher ses pensées : il n’a plus rien du jeune homme d’hier soir. Elle hausse les épaules et passe la tasse sous l’eau, bien que l’évier soit plein, de vaisselle et de quelques vêtements.

Demi tour, elle retourne à table, saisi la cafetière avec une grimace, se remplit la tasse au trois quart. Pas de sucre ? Pas l’air en tout cas. Tant pis, tant qu’à boire du jus de chaussette autant ne pas faire les choses à moitié !
Elle se rassoit sur la chaise, sa cape lui fournissant un dossier plus agréable que s’il était resté nu.
Tient donc, elle a réussi à capter son attention ! Tant mieux, vu le réveil il est temps de passer aux choses sérieuses. Un peu d’action que diable ! Même si la nuit n’en avait guère manqué à son début. Sourire. Elle s’étire encore, se masse le cou, puis boit une gorgée de café. Beurk, décidément elle n’aime pas ça. Grimaçant, elle fini le reste de la tasse d’un seul coup. Elle repose la tasse, sort un cigarillos et le porte à ses lèvres.

« Un marché sympathique. J’ai de l’argent, et toi tu peux me renseigner. A la cour on est friand de frissons. »

Elle allume son bâton de drogue, avale presque goulûment le poison qui en découle. Relâche doucement la fumée vanillée par ses lèvres entrouvertes. Son regard garde un soupçon de charme, mais c’est surtout l’excitation qui l’illumine.

« Je te propose donc un nouveau jeu. Tu m’aides à alimenter les potins par des évènements réels des bas fonds. Et je te paye ces infos. »

Nouvelle bouffée, la vanille se dépose sur ses lèvres, la fumée lui ravage les poumons, ressort par le nez, des volutes grises fondent vers le plafond. Elle passe sa langue sur ses lèvres. Vanille, décidément elle ne pourra jamais se passer de ce petit plaisir.

Elle plante son regard dans celui du garçon, encore un peu endormi. Hésitation. A près tout il s’est révélé bon joueur, elle peu bien élargir le marché pour ses fins personnelles. Oui, après tout pourquoi pas…

« Je propose d’ajouter à cette offre une clause encore moins reluisante. Tu n’es pas mauvais amant, donc. »

Elle laisse sa phrase là, pour le moment c’est amplement suffisant. Son nom ? Elle le lui révèlera s’il accepte, une sorte de garantie pour lui, bien qu’en réalité il n’en ait aucune. Quelle peut être la garantie lorsque l’on fait un marché en ce monde, en cette ville si sombre.
Selene jette un regard circulaire à la pièce, en retient la topographie, mais aussi le désordre. Elle retient le moyen de revenir et de se déplacer sans problème, elle retient également qu’elle a une bonne chance de voir le jeune homme accepter.

Nouvelle bouffée, l’ennui est peut-être à son terme, l’action revient. Un demi sourire passe sur ses lèvres. Que la fête commence, que la chasse reprenne, c’est la fin d’une période, le début d’une autre. Ses yeux brillent d’excitation, très vite refoulée. Elle a encore un rôle à tenir, et pour ce faire elle doit conserver ses émotions, tout en les détournant au profit de son autre ‘elle’, celle qui appartient au monde des nobles.
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