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| | Oisiveté, mère de tous les vices | |
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Caleb Petite frappe

 Age : 20 Inscrit le : 16 Fév 2008 Messages : 57 Localisation : là où le fric m'appelle
| Sujet: Oisiveté, mère de tous les vices Mar 19 Fév - 16:57 | |
| Tous les chemins mènent au Devil’Sin, du moins c’était le cas pour les trois quart des pauvres hères qui n’avaient pas la chance de vivre dans les beaux quartiers. Affalé plus qu’assis sur une banquette trouée, Caleb promenait des yeux un peu hagards sur le plafond plus que charmant du bauge favoris des vermines de la ville. Quelques verres vides trainaient sur la table et même lui s’étonnait parfois de voir combien d’argent il arrivait à dépenser dans ce bar. En parlant d’argent lui qui était loin de rouler sur l’or en ce moment, il ne se rappelait même plus comment il avait réuni la bonne petite liasse qui trainait dans son jean. Sa mémoire lui jouait des tours après la soirée qu’il avait passé hier. Il s’était réveillé dans son appartement miteux avec une gueule de bois à assommer un taureau et il avait déambulait une quinzaine de minute comme un zombie dans son appartement (pourtant très petit) avant de s’apercevoir que d’une il n’était pas seule et que de deux sa compagne en question s’était mis en tête de retourner toute la baraque en quête de came. Gentleman jusqu’au bout des ongles, il avait eu la brillante idée de venir se rafraîchir la mémoire au Devil d’une : il n’avait rien d’autre à faire, de deux : sa charmante amie pourrait arrêter de démolir son appart et trouver son bonheur dans ce charmant bouge, de trois : il n’avait plus rien à boire chez lui. Les yeux rougis par bien autre chose que la cigarette qu’il venait d’allumer, il but une longue gorgée de sa bière, levant les yeux au passage pour voir entrée dans le bar quelques têtes familières dont l’une le salua.
-T’avais déjà une sale gueule à l’origine mais là tu bats des records, qu’est-ce t’as foutu hier ?
-Demande à ta mère ducon.
Ce genre de langage était monnaie courante ici et les familiarités s’exprimait comme ça. L’homme était un habitué tout comme lui et il se contenta de commander à boire, ils avaient déjà bus de nombreuses fois ensemble, s’étaient battus, volés et Caleb lui avait vendu un fusil à pompe pas plus loin que la semaine dernière.
A côté de lui, la banquette s’affala un peu plus et la voix éraillée de la petite brunette qui l’accompagnait s’adressa à lui. Caleb n’écoutait qu’à moitié ce qu’elle racontait trop concentré à ne rien foutre. A moitié étalée sur la table, il apercevait les traces significatives d’une petite séance de remise en forme sur les bras de la jeune femme, quoiqu’il n’ait pas vraiment les moyens de la ramener sur ce coup-là. Pour l’instant elle ne faisait que marmonner des trucs insensés jusqu’à ce qu’elle le traite de tous les noms à vois basse. Et Caleb n’était pas assez fou pour lui demander pourquoi ? Il n’y avait rien de mieux avec les femmes que le silence et c’était bien le seul moment où il daignait la mettre en veilleuse pendant plus de cinq minute. Curieux il essaya de tirer quelque chose de cohérent de la jeune fille, mais tous ce qu’il pût en tirer était la routine quotidienne : trop soul, trop shooté, trop grande gueule. Ouais ça expliquait les bleus dans le dos, s’il arrivait même plus à se souvenir de la raclée de la veille c’est qu’il avait vraiment forcé sur la picole. A tous les coups il avait dû rafler l’argent au jeu ou à l’ancienne, en allant directement puiser dans la bourse des autres. Tirant sur sa cigarette il continua de fixer la porte avec monotonie. Au lieu de rester là à boire sans but, il avait tout de même quelques affaires à gérer. Il fallait qu’il se motive un peu pour trainer sa carcasse dans le ghetto c’est là qu’il écoulait le mieux son buisines, les trafiques en tout genre atteignait leur apogée dans ce coin là de la ville. Mais une certaine tension y régnait ses derniers temps et la crainte d’une descente de flic rendait toutes les négociations à couteaux-tirés. |
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 Age : 27 Inscrit le : 26 Déc 2007 Messages : 282 Localisation : Là où on le cherche
| Sujet: Re: Oisiveté, mère de tous les vices Ven 22 Fév - 14:09 | |
| Il faisait beau, le soleil chantait, les oiseaux brillaient. Les clients du Devil’s Sin affluaient, toujours matinaux malgré la soirée orgiaque qu’ils avaient passée dans ce même bar. Ce fut donc, dés potron minet, sous les coups de midi que Sick Boy daigna ouvrir un œil, déranger par les cloches de l’église. D’habitude, il était plus en forme que ça le matin, son pouvoir de régénération lui épargnant la douleur des gueules de bois. Mais ce jour là, il avait du mal à lutter contre le sommeil, surement à cause des quelques valiums qu’il avait pris pour pouvoir s’endormir malgré la quantité impressionnante de molécules d’amphétamines qu’il avait dans le sang. Il s’était endormi comme une masse, mais le réveil était difficile. Il avait pris une douche froide, s’était habillé, et était descendu dans le bar juste en dessous, son sac à malice sur l’épaule.
Affalé sur le comptoir du bar, il avait commandé rien que cinq tasses de café, histoire d’être bien sur de se réveiller un jour ou l’autre. Le barman s’autorisa un commentaire :
« Tu ne devrais pas en boire autant, la caféine c’est mauvais pour la santé. »
Le dealer leva vers lui un regard vitreux et dépité.
« Ah bon, t’es docteur ? Dois-je te rappeler à qui tu t’adresses ? »
« ….heu ouais, mettons que j’ai rien dit. »
Quoi de plus stupide que de donner des conseils en matière de santé à un dealer ? Surtout pour de la caféine ! Le barman sortit donc cinq tasses en conservant sagement sa bouche fermée. Pendant ce temps, Sick Boy parcourut la pièce du regard. C’était agréablement apocalyptique. La gueule de bois de chacun était presque palpable dans l’air. Chacun cultivait un silence respectueux de la douleur de chacun, chuchotant pour discuter, riant de leur malheur une main devant la bouche. L’ambiance « lendemain de fête » était peut être un peu déprimante, mais en même temps sympathique et conviviale.
Soudain, une petite brunette aux yeux rougit vint le tirer de ses rêveries, lui demandant s’il ne lui restait pas « une putain de dose d’héro de merde ». Oui, il en avait bien sur lui mais ce n’était pas de l’hero de merde, s’il vous plait.
« Sur place ou à emporter ? »
« J’me démerderai, maintenant donne ! »
« T’as des seringues sur toi ? »
« …. »
« Je vois, va t’installer, j’arrive tout de suite. »
La jeune fille, presque hystérique fila s’asseoir sur une banquette dans un coin isolé du bar. Pendant ce temps, le dealer avala ses cafés tous d’affilé, faisait fi de la température du breuvage qui lui brula la langue. De toute façon, la brûlure disparue immédiatement. Merci la magie.
Il rejoint la demoiselle, son sac avec lui. Il en sortit un sachet de poudre blanchâtre et une petite trousse contenant le nécessaire pour ce shooter, à savoir des seringues stérilisé, du désinfectant, et une petite cuillère. Il détacha un de ses bracelets de cuir et le tendit à la junky qui, en bonne experte, l’attacha autour de son biceps et serra fortement pour faire un garrot. Pendant qu’elle trépignait d’impatience, le dealer prépara le fix d’héroïne, la chauffant dans la petite cuillère pour ensuite aspirer la poudre liquéfié dans la seringue. Ça ressemblait à du sucre qui venait de caraméliser. Enfin, il enfonça l’aiguille dans le bras de la brunette qui décolla immédiatement. A peine eut il le temps de retirer la seringue que sa cliente arracha le garrot, se leva, cracha un petit « merci » du bout des lèvres et retourna dans la pièce principale en titubant.
Vous n’avez rien remarqué ? Il ne manquerait pas un petit quelque chose ? En tout cas, Sick Boy avait noté l’erreur. Pas la peine de s’affoler, elle ne devait pas être bien loin. Il se leva calmement, rattroupa ses affaires et revint dans la salle. Là, il repéra sa cliente affalé sur un divan à côté d’une bande de jeunes gars style loubards. Il s’approcha du groupe sans se faire remarquer. Le dos appuyé contre le mur juste à côté d’eux, interpella la jeune camée en ces mots :
« Hey, gamine. T’oublie rien ? »
En effet, elle n’avait pas payé sa dose. Le type à côté d’elle avait un visage couvert de bleus et des cernes à faire peur. Son copain peut être ? Ou même son maque qui sait. En tout cas, il faudra bien que quelqu’un paye…elle ou ses potes. Peu importait.
[Hrp : tu m'excuses, je t'ai emprunté ta pnj, je te la rend, elle est toutes à toi.] _________________
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|  | | Caleb Petite frappe

 Age : 20 Inscrit le : 16 Fév 2008 Messages : 57 Localisation : là où le fric m'appelle
| Sujet: Re: Oisiveté, mère de tous les vices Ven 22 Fév - 18:22 | |
| Finissant sa bière l’ai maussade, Caleb constata avec joie que sa compagne semblait enfin avoir décidé de la mettre en veilleuse offrant aux oreilles du jeune homme la plus douce des berceuse, le silence. Enfin un silence relativement totale dans un bouge comme le Devil. Reposant son verre vide, il songeait déjà à en recommander un. Après tout si certain avait besoin de caféine ou de jus d’orange pour se mettre en forme, lui tournait à la bière mais avec la mine épouvantable qu’il se payait aujourd’hui il aurait peut être été plus judicieux de se contenter d’une bonne tasse de café noir. Jetant son mégot de cigarette négligemment, il remarqua qu’après un joli vol plané ce dernier atterrit dans la chope d’un type qui n’y vit que du feu. Tant mieux avec la quantité de bleu qu’il avait ramassé hier, il ne sentait pas d’humeur à jouer des bras … sans compter que le type en question devait faire deux bonnes têtes de plus que lui. Il fouilla dans sa poche quelques secondes avant d’en retirer un petit sac en piteux état. S’il ne se sentait pas d’attaque à se faire un fix (quand même d’une certaine manière il en était au petit déjeuner) il était parfaitement d’humeur pour un petit joint. Et sans perde un instant il se mit à rouler avec la rapidité du pratiquant, jetant quelques regards neutres à la clientèle qui semblait toute avoir la même gueule que lui.
Au moment où il allumait son joint, il fut tiré de ses divagations par une voix masculine. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour savoir à qui la voix en question s’adresser, puisque la brunette affalée à côté de lui était la seule fille de la table. D’ailleurs depuis quand il y avait autant de monde à côté de lui ? Tirant une cigarette il secoua la tête, il était vraiment ailleurs aujourd’hui. Par curiosité il tourna la tête vers le nouvel arrivant et ne mit pas beaucoup de temps avant de l’identifier. Sick Boy c’était un peu comme la supérette du quartier, tout le monde y faisait ses courses et on n’avait peu de chance de ne pas y trouver son bonheur. Il baissa les yeux vers le visage défoncé de la petite brunette.
Et merde comment elle s’appelait déjà ?
Okay il n’était pas le plus grand des gentlemen mais quand même d’habitude il se rappelait à la limite de leur prénom. Surtout que même si il avait eut du mal à la remettre au réveil il la voyait assez souvent. Lui et sa mémoire pourrie. Le pire c’est qu’il ne fallait même pas qu’elle le prenne pour elle, il lui arrivait aussi d’oublier momentanément les prénoms de ses frangins, d’un autre côté vue leur nombre on ne pouvait pas lui en vouloir. Fronçant les sourcils, il plongea la tête dans ses bras un instant. C’était un truc comme Lilly, Lila … Delilah. Bingo ! Voyant qu’elle ne réagissait pas, il lui secoua l’épaule.
-Debout la belle au bois dormant j’crois qu’t’as une réclamation
La brunette émit une sorte de grognement avant de relever un visage hagard vers Caleb qui se contenta de lui ponter du doigt Sick Boy adossé à un mur. Quand elle aperçut le dealer son visage s’illumina et elle tenta maladroitement de se lever pour aller vers lui.
-T’as quelque chose pour moi ? Demanda-t-elle d’une voix qui se voulait cajôleuse.
-J’parierai plutôt sur l’inverse. Marmonna Caleb. Laisses moi deviner Sick Boy elle a pas payé sa dose ?
Comme beaucoup d’autres lui aussi avait déjà fait appel au dealer pour acheter sa conso et bien qu’il ait tremper dans beaucoup de magouilles, le trafique de drogue n’était pas son domaine, lui se cantonnait plutôt aux armes, aux cartes et aux infos. Occupée à observer le dealer et la camé il ne fit même pas attention aux deux types à côté de lui qui quittèrent la table en lui adressant un vague salut
(Hrp: désolé pour la longueuer, pour la pnj pas de soucis j'ai bien aimé l'action d'ailleurs) |
|  | | Sick Boy Visage connu

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| Sujet: Re: Oisiveté, mère de tous les vices Sam 23 Fév - 12:10 | |
| C’était long. Mais le dealer pouvait comprendre qu’on ne soit pas très vif après un fix d’héroïne. Il attendit donc patiemment que sa cliente daigne lever ses yeux rougis vers lui et réagir. Le type à côté de lui était quand même plus réveillé puisque lui avait remarqué la présence de Sick Boy. La camée finit par tourner la tête, poussé par les coups de coude de son voisin. Elle posa un instant un regard vide sur Sick Boy qui lui fit un sourire forcé accompagné d’un petit signe de la main du genre « Coucou, je suis là. » Lorsqu’il vit son visage s’illuminer, il sentit une pointe de doute naitre en lui. Quand on voit le dealer au moment de payer, on n’étire pas ce genre de sourire béat, on fait plutôt la tête. Elle se leva et tituba dangereusement dans sa direction. Quelque chose pour elle ? Oui, une facture.
Il confirma les dires de Caleb d’un signe de tête alors que la junky se pendant à son cou, d’une part pour paraître affective et d’autre part pour éviter de tomber par terre. Sick Boy ne décroisa pas les bras pour autant, et tourna la tête pour éviter de se noyer dans les cheveux de la jeune fille. Il posa les yeux sur celui qui venait de l’appeler par son surnom. D’où le connaissait-il ? Surement un client, ou quelqu’un qui avait entendu parler de lui. Il était le seul gros dealer à squatter le Devil’s, les autres ne faisait pas long feu, on ne plaisante pas avec la concurrence.
En attendant, il n’était toujours pas dédommagé de sa dose d’héroïne, et mademoiselle était un peu lourde là, dans tous les sens du terme.
« Ton copain a raison, fillette. Tu dois me payer ce que tu as dans le sang. »
« J’ai rien pris, j’vous l’jure ! »
La camée venait de changer complètement d’attitude. Là, on aurait dit qu’elle se trouvait devant un commissaire de police. D’ailleurs, ça sentait le vécu. Elle avait fait un bond en arrière et manqua de trébucher. Le dealer la rattrapa en glissant sa main derrière son dos.
« Je suis pas flic, j’suis ton dealer. Je t’ai fait un fix il y a deux minutes à peine et t’as pas payé. Fais un effort, je suis pas encore bien réveillé. » dit il d’une voix las en se frottant les yeux de sa main libre.
Elle se mit à pleurer. Oh, si c’était chiant, un junky ! Alors qu’elle pleurait sur son épaule, le dealer tourna la tête vers le petit groupe de jeunes paumés qui l’accompagnait. Deux c’était déjà levé, mais il restait encore quelques pige..clients dont il fallait s’occuper. Avec un sourire de vendeur, il s’adressa à l’assemblée.
« Tant que je suis là, personne n’a besoin de rien ? Crack, coke, ecstasy, canna ? Ou même des trucs moins classiques ? »
Avoir une fille en pleure dans les bras ne faisait pas très vendeur, mais qu’importe. Dans deux secondes, elle aurait surement un fou rire inexpliqué ou encore une autre réaction surprenante et farfelue. D’ailleurs, ça commençait à s’éterniser dans ses bras…Il s’adressa à Caleb qui semblait être celui qui la connaissait le mieux.
« Tu veux bien raisonner ta copine, je t’en serais très reconnaissant…. »
Il repoussa avec difficulté la jeune fille agrippée à ses épaules et la força à se rassoir sur le canapé à côté de son cher et tendre. Dans sa lutte pour rester debout, elle avait griffé les épaules de Sick Boy. La trace rougeâtre de ses ongles disparut immédiatement grâce à la magie. _________________
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|  | | Caleb Petite frappe

 Age : 20 Inscrit le : 16 Fév 2008 Messages : 57 Localisation : là où le fric m'appelle
| Sujet: Re: Oisiveté, mère de tous les vices Sam 23 Fév - 15:51 | |
| Les yeux fixée sur la jeune fille, il la voyait tanguer dangereusement en direction de Sick Boy manquant de se ramasser une bonne dizaine de fois en l’espace d’un mètre à peine. Pour sûr, la jeune femme avait quitté la planète Terre pour planer dans une autre galaxie, qu’est-ce qu’elle avait pris juste avant. Il fronça les sourcils essayant de faire marcher sa mémoire. Oui les traces sur son bras en revenant, héroïne c’était son petit pêché mignon. Mais à pêcher par excès on en oubliait parfois la réalité, et la réalité en question se tenait devant la demoiselle et le trafiquant ne parierait pas longtemps sur sa patience. Enfin il partait du principe que lui-même n’avait aucune patience et tendait à l’appliquer à tout le monde autour, soit la demoiselle payait soit elle aurait des ennuis. D’un autre côté ils étaient venus ensemble et il était à peu près sûr que les ennuis finiraient aussi par lui chatouiller les narines. Et puis il avait beau avoir un sale caractère et une fâcheuse tendance à chercher les coups une fille, aussi dévergondée soit-elle, restait une fille qui plus est une fille avec laquelle il avait passé la nuit. Un peu de galanterie, si on pouvait appeler ça comme ça, ne le tuerait pas.
Détournant la tête de la brunette qui avait décidé de se pendre au cou du dealer il se massa les temps en fermant les yeux, à force de tanguer comme une barque sur l’eau elle allait lui refiler le mal de mer et la migraine qu’il se payait déjà lui suffisait amplement. Le dealer confirma ce dont tout le monde se doutait déjà, la demoiselle ne l’avait pas dédommagé pour le service, connaissant la brunette elle avait surtout l’habitude de payer d’une autre manière et aller savoir si elle avait déjà proposé à Sick Boy un différent mode paiement.
Malgré une mémoire qu’on lui avait livré défectueuse à la naissance, Caleb n’avait eu aucun mal à remettre Sick Boy mais là c’était le coup de la mémoire sélective. Après tout quand il achetait sa came il ne passait que par lui et il avait bien l’impression que le dealer ne l’avait pas remit lui, d’un autre côté dans un coin aussi pourrie de la ville ce n’était sûrement pas la clientèle qui manquait. Le jappement de la camé le sortit de ses rêveries.
-Payes et ferme là merde. Grogna-t-il en avalant plus de fumée.
Là le remue ménage causée par la junkie commençait à le fatiguer sérieusement, c’était pas permis d’embêter les gens de si bonne heure … bien qu’il n’ait aucune idée de l’heure exact d’ailleurs. A ce train il n’aurait plus fait preuve de délicatesse et il n’aurait pas retenu la brunette qui avait manqué de s’étaler au sol, ça l’aurait peut être réveillée un peu. A voir le dealer se frotter les yeux le mimétisme devint automatique et lui aussi céda, il avait sommeil mais il avait trop sommeil pour dormir et il bailla sans se priver. Jusqu’à ce que le bruit le plus désagréable au monde ne vint lui arracher une grimace et un grognement de protestation.
Il rêvait ou elle s’était véritablement mise à pleurer, il y avait deux choses plus qu’agaçantes au monde les cris d’une femme et les pleurs d’une femme. Une camé pleurant sur l’épaule de son dealer on aura tout vu. Pas le moins du monde perturbé, Sick Boy en profita pour faire des affaires ce qui ne semblaient pas déplaire aux deux hormis Caleb restant à la table. Caleb déclina l’offre. A cette heure-ci il ne fumée que du cannabis c’était déjà suffisant, quoique jetant un coup d’œil à son petit sac … il lui en restait assez pour aujourd’hui. Les deux types à côté de lui, et le dealer pouvait s’en donner à cœur joie, ne mirent pas longtemps à engager le commerce avec Sick boy qui lui refila, charmante attention, la petite brunette. La raisonner, il allait la raisonner lui. Personne ne venait lui chialer dessus avec la gueule de bois qu’il se payait. -Arrête de chialer et mets-la en veilleuse, merde. Cracha-t-il en agrippant les bras du camée qui avait dans l’idée de se servir de son épaule, tout sauf compatissante, comme d’un cleanex.
Il la secoua un peu sans ménagement et on ne pouvait pas dire qu’il était l’être le plus attentionnée mais là elle commençait sérieusement à le lourder et il avait la désagréable impression qu’il allait devoir payer sa dose. Aux grands maux les grands remèdes, sans aucune gène il plongea la main sous la jupe de la brunette qui trop occupée à pleurer n’y prit par garde. Non pas qu’il ait envie d’assouvir une pulsion mais il savait exactement où elle planquait son fric (et la plupart du temps ce n’était jamais le sien) et ça se passait, désolé pour les âmes sensible dans sa culotte.
-Je vais te foutre la tête dans la cuvette de chiottes si tu continue à chialer comme ça.
Apparemment elle n’avait pas grand-chose sur elle, et deux trois pauvres billets se couraient après. Pas de quoi payer. Il soupira et se résigna à sortir de sa poche.
-Combien elle te doit ? Demanda-t-il en sortant ses billets avant d’être interrompu une nouvelle fois par la jeune fille qui tendit un bras vers le dealer en chougnant son nom.
-Ma parole tu lui as tapé dans l’œil je crois. Délila ta gueule.
De manière tout à fait irréelle la brunette eut l’air d’avoir un éclair de lucidité en tentant de marteler de ses petits poings Caleb qui la repoussa agacée.
]-Je m’appelle Tammy salaud.
Une réflexion désagréable qui eut au moins le mérite de la faire se trainer jusqu’à une table un peu plus loin pour continuer ses divagations.
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|  | | Sick Boy Visage connu

 Age : 27 Inscrit le : 26 Déc 2007 Messages : 282 Localisation : Là où on le cherche
| Sujet: Re: Oisiveté, mère de tous les vices Jeu 28 Fév - 16:37 | |
| Les mains enfin libre, Sick Boy put enfin, s'adonner pleinement à l'activité à laquelle il était le plus doué : le commerce. Deux des trois types assis sur la banquette s'était levé pour venir faire leur marché. Cette toute fin de matinée devenait vraiment fructueuse, déjà deux nouveau clients. Mais cette fois ci, il ne commettrait plus l'erreur de les faire payer après consommation. Subir les pulsions affectives de la jeune et plutôt jolie brunette n'avait pas été trop désagréable mais il n'était pas sur de pouvoir autant apprécier les assauts de ces deux gaillards s ils venaient à se sentir d'humeur câline.
Il ignora la jeune camée et ses dettes le temps de fournir sa clientèle en rêve et ticket pour le septième ciel. Pour mieux manipuler les sachets et flacons qu'il avait dans son sac, le dealer tira une chaise vers lui et s'installa près de la joyeuse bande. Il pris soin d'empocher la cagnotte avant de sortir une petite boîte d'acide et de calculer approximativement 5 grammes de shit. Pendant qu'il notait ses ventes dans son carnet, il cru un instant apercevoir du coin de l'oeil, le type à la camée et aux cernes effrayantes ressentir de nouveau de la passion pour sa petite amie et avoir la main un peu baladeuse. Ici ? Au milieu de tous ces ivrognes cuvant leur gueule de bois ? Quelle drôle d'idée... Bah, chacun ses fantasmes. Retournant à sa comptabilité, Sick Boy entendit la brunette geindre...mais c'était son nom à lui qu'elle gémissait. Wha glauque..!
Après un rapide coup d'oeil il put constater que c'était plus la vue de la drogue que les doigts experts de Caleb qui nourrissait les gémissements de mademoiselle. Celui ci se mit à faire des suppositions gênantes quant aux yeux dans lesquels on tape. Le dealer eut un sourire amusé et se permis de douter de la pureté des sentiments de la brunette. Cette dernière s'énerva d'ailleurs très fort, on ne savait trop pourquoi, battant l'épaule de Caleb de ses petits poings rageurs. Se voulant bienveillaint, les trois autres remuèrent le couteau dans la plaie sans s'en apercevoir.
« Du calme, Délila, c'est pas la peine de t'énerver comme ça.
-Ouais, t'es en train de te gâcher ton beau trip, Délila.
-Allons, Délila, arrête de faire la gamine maintenant. »
Tous ce sentir assez bêtes lorsqu'elle rétablie la vérité. Le plus gêné devait bien être Caleb qui était, dans l'histoire, le plus coupable des quatre. Il y eut un instant de silence pendant lequel Tammy se leva pour aller tituber ailleurs. Puis Sick Boy éclata de rire.
« Ça faisait longtemps que ça ne mettait pas arrivé, ce genre de gaffe. Bravo, mec. »
Il essuya une larme au coin de ses yeux et repris son sérieux.
« Bon, j'imagine que tu payes pour elle. »
Il pris les billets que Caleb avait dans la main, ceux qui avaient élu domicile dans la culotte de Tammy. Ils étaient chauds, un peu moites et fortement parfumés. Le dealer se souvint de la main baladeuse de Caleb et fit rapidement le lien. Il en garda un, et tendit l'autre au type qui lui avait acheté des acides.
« Tiens, ta monnaie. » Puis à Caleb « Il manque encore 10, soit galant, aprés la bourde que tu viens de commettre tu peux au moins lui rendre ce service, je m'en voudrais d'avoir à les lui réclamer de manière plus...ferme. »
En attendant son argent, il fit la même chose que ses clients, à savoir se rouler un petit pétard pour passer le temps. _________________
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|  | | Caleb Petite frappe

 Age : 20 Inscrit le : 16 Fév 2008 Messages : 57 Localisation : là où le fric m'appelle
| Sujet: Re: Oisiveté, mère de tous les vices Jeu 27 Mar - 16:27 | |
| [HRP : Oh oui tu as le droit de m’en vouloir, mea culpa]
Tammy, Délila pas de quoi en faire un plat un prénom n’était qu’un prénom et puis il était près à parier que ce n’était même pas son véritable nom. Sa mémoire capricieuse et sélective se rappelait au moins du ‘job d’été’ de Tammy et la plupart des maquerelles renommaient leurs ‘filles’ à l’embauche, jugeant souvent leurs noms de baptême peu exotique au goût de la clientèle. Il se contenta de soupirer sans prendre la peine de se justifier ou de s’excuser pour sa bourde, d’une s’il avait compris un truc avec le sexe opposé c’était que plus on s’excusait et plus on était coupable et de deux la junky en question était tellement shootée que dans une dizaine de minutes elle serait capable d’exécuter le lac des cygnes en lui faisant de grands sourires au milieu du Devil. Ses compagnons de table n’avaient pas été d’une aide exceptionnelle sur ce coup là et quand il se retourna vers eux, quelques paires d’yeux accusateurs lui soutirèrent une petite phrase d’excuse peu convaincante.
-Tammy c’est joli aussi …
Le rire du dealer lui fournit une excuse pour ne pas avoir à se justifier plus amplement, il se retourna vers Sick Boy. Ce genre de gaffe ? Il aurait bien aimé pouvoir dire la même chose, malheureusement la subtilité chez Caleb ne lui rendait visite que pour les affaires et encore.
-J’aimerai dire la même chose, mais je compte plus le nombre de fois où je me suis pris des baffes sans savoir pourquoi … question d’habitude. Répondit-il en haussant les épaules, l’air tout sauf penaud.
Son pétard coincé dans la bouche il lorgna sur son verre vide et la distance qui le séparait du bar, cherchant par là un peu de motivation pour y traîner sa carcasse et se commander une autre bière … et un café. Avant même d’avoir le temps de peser le pour et le contre d’une telle dépense d’énergie, la voix de Sick Boy le rappela à la réalité. Oui il n’y avait pas assez d’argent évidemment.
-Et on dit que je ne suis pas galant … Marmonna-t-il pour tirer de sa poche une liasse de billet.
On pouvait trouver étonnant qu’un type comme Caleb qui habitait dans un trou ignoble du ghetto ait toujours de l’argent sur lui. Il y avait toujours des portefeuilles égarés, des parties de cartes et des paris véreux à assurer et plus que tout dans des coins aussi infesté de vermines on avait toujours besoin d’armes et de renseignements. Le monde se chargeait de lui-même d’assurer la pérennité de travailleurs acharnés comme Caleb. Pourtant même avec l’argent qu’il se faisait le jeune homme n’avait jamais songer à quitter son bauge personnel pour un appartement dans un quartier plus chic, la pauvreté était le meilleur des refuges.
Il tendit les 10 manquants à Sick boy, en jetant un furtif regard à Tammy. Non, lui non plus n’avait aucune envie que le dealer emploi la manière plus ‘ferme’, la gamine n’était qu’une junky et vue le métier qu’elle exercer les ennuis finiraient un jour par lui tomber dessus, pas la peine d’en rajouter.
-Allez laisses moi t’offrir un truc à picoler pour la peine. La gamine est plus bruyante que nuisible t’sais. Dit-il à Sick Boy tandis que ce dernier s’adonnait à l’activité principale de la petite table.
Attendant la réponse du dealer il laissa dériver son regard vers la porte tandis qu’un type en piteux état ( et pour que Caleb emploi le terme …) fit son entrée dans le bar, laissant voir son visage couvert d’hématome.
-Hé bé moi qui trouvait que ma journée avait été merdique … marmonna-t-il dans sa barbe. |
|  | | Sick Boy Visage connu

 Age : 27 Inscrit le : 26 Déc 2007 Messages : 282 Localisation : Là où on le cherche
| Sujet: Re: Oisiveté, mère de tous les vices Mer 2 Avr - 14:14 | |
| Le paiement réclamer par Sick Boy tira Caleb d'une profonde rêverie. Il ne devait vraiment pas être réveillé pour décrocher de la réalité aussi facilement. Pauvre de lui, il avait dû passer une nuit courte et agitée. Patient, le dealer attendit sans insister que les billets verts lui tombent de la main.
Le garçon lui tendit son argent sans plus rouspéter. Il lui proposa même de lui offrir un verre, le genre de cadeau qu'on ne refuse pas.
« Je vois que t'es pas encore trop fauché...Ok j'accepte. »
Et sans plus se faire prier, il fit un signe de la main à la serveuse qui se traina vers le groupe d'un air las, la clope au bec et le plateau en équilibre sur la main.
Le temps que la demoiselle traverse le bar en esquivant les poivrots, le dealer tourna la tête vers Caleb. Il avait cru l'entendre dire quelque chose. Sans demander plus de précisions, il suivi le regard du jeune garçon et observa l'objet de son intêret : un type qui avait probablement été piétiné par un rhinocéros en colère. En effet, sa situation n'avait rien d'enviable. Sick Boy ne connaissait pas cet homme. Quoiqu'il l'aurait peut être reconnu si son visage n'était pas aussi gonflé et déformé par les blessures.
« Un ami à toi ? » demanda t-il comme pour relancer la conversation.
Pendant ce temps, la serveuse avait fini par atteindre la table du petit groupe malgré les pinçages de fesse et les « gn'ai soif... » émis par les clients du Devil's Sin. Elle marmonna en direction de Sick Boy :
« Ouais, t'veux quoi. »
« Une bière pour moi. »
« Et pour ces messieurs ? » ajouta la jeune fille d'une voix nasillarde et pas du tout engageante.
Sick Boy les laissa répondre à leur guise, en espérant que ces compagnons de tablée ne s'était pas rendormis entre-temps.
[Hrp : désolée, c'est court, mais je sais pas ce que tu comptes faire avec ton type plein de bleus, je te le laisse celui là.] _________________
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|  | | Caleb Petite frappe

 Age : 20 Inscrit le : 16 Fév 2008 Messages : 57 Localisation : là où le fric m'appelle
| Sujet: Re: Oisiveté, mère de tous les vices Dim 27 Avr - 15:23 | |
| Rien qu’à regarder le pauvre poivrot qui s’était fait passer à tabac, du moins c’était ce que son visage contusionné laissé deviner, il se sentait déjà beaucoup mieux. Un régime plus efficace que l’aspirine, le malheur des uns fait le bonheur des autres comme répétait toujours le vieux cul de jatte qui mendiait en bas de son immeuble … et les culs de jatte avaient toujours raison. Le dealer avait acceptait sa proposition et était en train de héler la serveuse qui avec son élégance et sa bonne humeur coutumière se traina comme une brebis à l’abattoir en direction de la table. Caleb haussa les épaules à la remarque du dealer sur sa condition financière. Il n’était pas la seule vermine à se balader les poches pleines et pourtant à habiter dans un coin aussi pourri que le ghetto, question de sécurité … enfin si on pouvait parler de sécurité dans un tel quartier de la ville. Au moins là bas, le commerce était rentable et les patrouilles peu nombreuses enfin pas ces derniers temps. Il faillit s’étouffer de rire lorsque Sick boy émit l’hypothèse d’une probable amitié entre l’autre poivrot et lui-même.
-Un ami à moi, la seule chose qui pourrait nous rapprocher tous les deux c’est qu’on serait prêt à vendre nos mère pour quelques billets. Répondit il en laissant échapper un rire peu discret.
La tête du type lui disait bien quelque chose, il avait du le voir rôder dans le coin mais c’était son air de punching-ball ambulant qui avait attiré son attention. On lui avait refait le portrait et bien comme il faut, peut être une aubaine pour Caleb. Le jeune homme était opportuniste et il avait tout de suite vu la possibilité d’offrir ses services au type pleins de bleu, une petite arme pour se venger et si le type avait plus de fric, ce dont il doutait, il aurait même put lui offrir ses services. Il secoua la tête et fut sorti de sa torpeur par la douce et agréable voix de la ô combien fameuse douce serveuse du Devil et son célèbre : « Ouais t’veux quoi ? »
-Une nuit avec toi chérie …
Parfois il arrivait presqu’à la plaindre, passer ses journées entourée de poivrots rond à longueur de temps… on pouvait pas lui en vouloir d’avoir perdu le sens de l’humour.
-… mais aujourd’hui une bière ça suffira .
Il lui tendit l’argent et elle s’en alla en soupirant l’air blasé.
-Elle est folle de moi, mais elle le sait pas encore. Dit-il à l’intention du dealer. Alors Sick boy les affaires marchent bien en ce moment ?
(hj: c'est court, je ferai mieux au prochain) |
|  | | Sick Boy Visage connu

 Age : 27 Inscrit le : 26 Déc 2007 Messages : 282 Localisation : Là où on le cherche
| Sujet: Re: Oisiveté, mère de tous les vices Dim 4 Mai - 13:36 | |
| Le poivrot couvert de bleu n'intéressait pas vraiment Sick Boy. Peut être qu'il l'avait mérité. Passons. Il sourit à la plaisanterie de Caleb et en profita pour enchainer.
"Et elle est jolie, ta mère ?" demanda t-il d'un ton faussement interessé.
Sa phrase n'eut pour seul effet que de faire rouler des yeux dépités à la serveuse. Cette dernière attendait toujours la commande de Caleb. Une nuit avec elle ? De mieux en mieux, bande de dégénérés ! Elle répondit sur un ton tellement sérieux que c'en était presque inquitétant :
"C'est surement pas dans tes moyens, mais si tu y tiens, prend un tiquet et fait la queue comme tout le monde...."
Elle lui arracha son billet des mains et partit chercher les commandes. Sick Boy s'amusa de la repartie de la jeune femme. Il avait l'habitude de supporter sa mauvaise humeur, au fond c'était une gentille fille. Il tourna les yeux vers Caleb lorsque ce dernier l'interpella et répondit à sa question :
"Les affaires ? Comme d'habitude, ça marche très bien."
Au même moment, un type au crâne rasé, piercé de partout, et couvert de tatouage, passa à côté d'eux. Sans même lui jeter un regard, Sick Boy tira un sachet de poudre blanche de sa poche et le leva à hauteur du bras de l'homme. Ce dernier sortit à son tour un billet, et sans changer sa cadence, dépassa le dealer en échanger l'argent et la drogue avec un geste expert. Les deux mains retournèrent dans leur poche respective.
Sick Boy sourit à Caleb qui ne devait pas avoir perdu une miette de la scène.
"J'ai mes petits habitués..." dit il en guise d'explication.
Il coinça son impressionant pétard fraichement roulé entre ses lèvres, l'alluma et tira plusieurs bouffés. La fumée odorante envahis l'espace et vint chatouiller avec délice les narines de chacun. Le dealer s'assis un peu plus confortablement sur son siège et lança à Caleb.
"Mais toi, t'as l'air de vivre comme un clochard et pourtant tu te permets de payer des coups aux gens comme ça ? C'est quoi ton filon à toi ?"
Peut être n'en avait il pas. Peut être était-il seulement un type pas du tout économe. Et peut être encore avait il ses raisons. Tant de questions à poser, mais surtout une en particulier.
"Et excuse ma mémoire courte, je suis certain qu'on s'est déjà parler mais...j'me souviens plus de ton prénom...La came, sa pardonne pas..." _________________
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