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Wolf Homme de confiance

 Age : 28 Inscrit le : 28 Déc 2007 Messages : 145 Localisation : En patrouille Feuille de personnage Réputation:
 | Sujet: Re: La Peur, c'est nous. Sam 15 Mar - 11:18 | |
| Crimson avait la situation en main. Même qu’il la serait bien fort, la situation, et que ses phalanges commençaient à craqué. Jusqu’à ce que le petit détail écrit en tout petit dans les rapports de police face brusquement son apparition dans la dure réalité : Aaron était magicien.
Le militaire suivit la trajectoire du pistolet jusqu’à la main de son ennemi et laisser échapper un juron entre ses dents serrées. Il prêta une oreille distraite au monologue de super-méchant du résistant et s’autorisa une petite provocation, certes assez basse mais c’était pour passer le temps.
« Tu es moins con qu’on ne le dit dans les rapports… »
Dans un sens, c’était un compliment. Il avait deviner tout seul que sa vie était précieuse. Là, ça devenait corsé. Que faire ? Wolf n’était pas assez fidèle à l’empire pour se sacrifier pour lui. Sa vie contre la capture du chef des résistants ? Trop cher payé. Mais Aaron allait il vraiment tirer, sachant que s’il faisait ça, c’était donner le feu vert aux soldats ? Mais comme on est jamais trop prudent…
« Baissez les armes. » ordonna t-il.
Les soldats céssèrent de tenir Aaron en joue, et baissèrent les canons de leurs fusils. Ils ne les avaient pas poser à terre comme l’avait demander le résistant mais ça aussi c’était cher payer.
Il manquait de temps, voilà. Il fallait en gagner.
Discrètement, il fit quelques signes à ses subordonnés à la manière des sourds muets. Le préposé à la communication saisit tout de suite le message et allumé le micro situé dans son casque avant de lancer un appel aux équipes de renforts.
« Equipe 1, problème dans la zone centre, demande de renfort au plus vite ! Passez par zone sud ! »
Bientôt, la fourmillère se mettrait en route et des soldats débouleraient de partout. Gagner du temps…
« Si tu tires, tu retournes en prison et les résistants sont finis. C’est ce que tu veux ? »
Faisant mine de ne pas être déranger par le revolver pointé dans sa direction (parce qu’en réalité, ça l’agace beaucoup), Crimson tourna la tête vers l’aimant de frigo humain étalé sur le sol, toujours inerte.
« Tu te permets aussi de mettre sa vie en jeu… »
C’était délicat. Aaron serait il assez fou pour sacrifier la résistance par folie vindicative ? _________________
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|  | | Aaron Modo

 Age : 19 Inscrit le : 28 Déc 2007 Messages : 358 Localisation : Là où l'on se bat. Feuille de personnage Réputation:
 | Sujet: Re: La Peur, c'est nous. Sam 15 Mar - 12:44 | |
| Sa main ne tremblait pas. Ses yeux ne quittaient pas ceux de son ennemi. Il continuait de reculer avec lenteur. La provocation de Wolf lui passa à trois mille au dessus du crâne. Le corps tendu, le résistant tentait de sauver sa peau. Retourner là-bas ? Oh non, Aaron préférait crever comme un chien que de retourner dans cet enfer.
Il regarda les signes qu’adressait le militaire à ses subalterne sans les comprendre mais devinant qu’il n’allait pas le laisser filer, comme ça, sans mot dire. Il ne cessait pas de reculer lentement, encouragé par les armes qui cessaient de le mettre en joue. Il raffermit sa visée aux mots de Crimson. S’il tirait, il se contenterait de faire un carnage avant de se tirer lui-même une balle.
« Je retournerais pas en prison, Crimson. Jamais. Et ne crois pas que les résistants ne puissent s’en sortir sans moi…Ce serait grandement les sous-estimer. Ils ne sont pas comme tes chiens, eux. Ils savent penser. Ils n’ont pas besoin de moi pour les guider. Je n’ai fait que les rassembler, maintenant c’est un ouragan qui se lève contre ton Empereur et il devra affronter leur colère. »
Son regard n’accrocha pas le résistant à terre. Il pensa bien l’entrainer lui aussi en le faisant léviter. Il en aurait la puissance mais cela l’aurait beaucoup trop épuisé et il n’aurait certainement pas pu les sauver tout les deux. Le visage toujours aussi impassible, il continua, la voix plus basse :
« Quant à lui… »
Ce qu’il aurait dû faire, c’était de lui tirer une balle dans la tête à ce jeune homme évanouit. Oui, pour pas qu’il ne les balance, pour pas qu’il vive ce qu’il avait vécu. Il hésita. Mettre fin à ses jours, comme ça ? Non, s’il avait encore une chance de s’en tirer, il devait la lui laisser. Et il devait savoir la règle : si l’on sentait qu’on allait craquer, il fallait en finir.
«…Je suis bien placé pour savoir qu’il est déjà mort. Pour vous il n’a aucune valeur, alors tu vas certainement en faire de la poudre à canon pour défoncer tes propres lignes, hein, Wolf ? Comment tu dis, déjà ? Pour le fun ? »
Il eut une moue méprisante, haussant le ton pour que tous les soldats l’entendent, et aussi pour que Wolf n’en loupe une seule parole, étant donné qu’il commençait à s’éloigner vraiment, à force de reculer.
« Ouai, pour le fun. Parce que tu n’hésiterais pas à prendre tes propres hommes pour faire des étincelles, comme toute à l’heure. Mais ce n’est même plus pour te protéger, non, c’est simplement pour ton bon plaisir. Et eux, eux, ils ont tellement perdu la faculté de réfléchir qu’ils te suivent. Crimson, prends notre vie pour ton divertissement, nous t’en prions ! AMEN ! »
Il avait hurlé ce dernier mot, chargé de rage. Le chef de la résistance perdait lentement son sang froid. Rare. Il s’arrêta, sifflant dans un souffle, sans se soucier, cette fois, que quelqu’un l’entende.
« Conneries. »
Il avait la respiration hachée par la colère. Il se remit en marche.
« Maintenant arrêtes de me sous-estimer et de gagner du temps, ordure. Dis à tes hommes de poser leurs armes ou je tire. Même à cette distance, je peux très bien t’avoir et tu le sais. Comment ? On ne te l’a pas dit, dans ton rapport ? Je suis un excellent tireur. »
Il eut de nouveau un petit rire moqueur :
« Et ne tentes même pas de me faire croire que tu serais assez dévoué à ta cause pour te sacrifier. Ce serait une insulte à mon intelligence. Les gens comme toi ne savent même pas ce que ça veut dire. Pas assez de vocabulaire. »
Si les soldats posaient leurs armes au sol, Aaron, maintenant assez éloigné, pourrait leur tourner le dos et se mettre à courir. Courir et s’échapper. _________________
 S'il y a une justice, ce n'est pas celle de l'Empereur. |
|  | | Wolf Homme de confiance

 Age : 28 Inscrit le : 28 Déc 2007 Messages : 145 Localisation : En patrouille Feuille de personnage Réputation:
 | Sujet: Re: La Peur, c'est nous. Dim 16 Mar - 15:11 | |
| Pour quelqu’un en si mauvaise posture, Aaron était bien bavard. Que cherchait-il donc à faire ? Lui aussi voulait gagner du temps ?
Son discours n’intéressait pas vraiment Wolf, il cherchait juste à savoir où il voulait en venir. Il ne se sentait pas vraiment concerner par les menaces du résistant. L’ouragan de colère, c’était le problème de l’empereur, pas le sien. Lui, il servait celui qui le payait le mieux. Ensuite, si ça tournait trop au vinaigre, il s’éclipserait discrètement par la porte de derrière et chercherait un nouvel employeur.
En attendant, les suppositions d’Aaron quant à la mort de son camarade le firent sourire. Lui aussi, était bien placé pour connaître l’état de santé de ce garçon évanouit. A moins qu’il ai loupé un épisode, l’aimant humain n’avait subit qu’un coup de casque sur le crâne mais n’avait pas été atteint par les balles. Alors, vivant ou mort ?
« T’inquiètes, on tâchera de vérifier tout ça…Et s’il est vivant, compte sur moi pour en prendre soin. » lança t-il presque avec sadisme.
Il n’avait aucunement l’intention de s’en servir de composant pour une explosion. Il s’agissait d’un magicien, qui plus est, assez courageux pour s’attaquer à une dizaine de policiers à lui tout seul. Il devait surement savoir des choses intéressantes. Et s’il n’avait pas la langue bien pendue, les bourreaux tâcheraient de tirer un peu dessus…
S’il n’était pas un ennemi, Wolf se serait inquiéter pour la santé mentale d’Aaron. Qu’avait-il à brailler un sermon ainsi ? Malgré ce bel effort, les soldats de scièrent pas. Tout ça, il le savait. Les petites pulsions meurtrières de Crimson n’étaient un secret pour personne dans la division spéciale. La tension se ressentait dans la ligne des soldats. Forcement, avec une réputation pareil, ils avaient du mal à faire confiance en leur chef. Cependant, ils étaient des militaires, de plus, dans une section d’élite ; alors ils savaient obéir aux ordres et conservèrent leur position.
Les renforts ne devraient plus tarder maintenant. Mais continuer à faire causette avec la cible n’était pas des plus prudent. Par contre, souligner devant ses hommes que Wolf n’était pas fidèle à l’Empire au point de prendre une balle pour lui eut pour effet de faire palpiter la petite veine sur sa tempe. Assez discuter. Après un temps d’hésitation, il finit par persifler :
« C’est une humiliation que je ne te pardonnerai pas, Pierce… »
Il ordonna aux soldats de poser leurs armes. La troupe s’exécuta et chacun déposa son fusil sur le sol.
« Ce n’est que partie remise… »
Dorénavant, l’Empereur ne serait plus le sol à vouloir personnellement la peau d’Aaron Pierce.
[Hrp : au prochain tour, je fais entrer les renforts, alors soit tu cours vite, soit tu les affrontes, au choix.] _________________
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|  | | Aaron Modo

 Age : 19 Inscrit le : 28 Déc 2007 Messages : 358 Localisation : Là où l'on se bat. Feuille de personnage Réputation:
 | Sujet: Re: La Peur, c'est nous. Sam 22 Mar - 14:29 | |
| Même si le jeune homme n’était qu’évanouit, pour Aaron, il était déjà plus qu’un cadavre en sursit. C’était le cas de tous ceux qui tombaient entre les mains du gouvernement et plus encore de Crimson.
Aaron eut un petit sourire aux mots de son ennemi, ne cessant pas de reculer, alors que les soldats posaient enfin leurs armes à terre. Une humiliation…oui, c’était pas faux, et bon Dieu ! Que ça faisait du bien ! Une infime vengeance, par rapport à tout ce qu’il aurait aimé lui faire…
« C’est ça, Crimson, c’est ça. » lâcha-t-il, sarcastique.
Sa main se serra autour de son arme alors qu’il visait la tête du commandant. Cela aurait été si facile…Mais bientôt, il le savait, s’enfuir serait impossible, s’il tardait trop dans les parages. Brusquement, il baissa son arme et fit demi-tour, courant à toute allure.
Sans savoir si les soldats avaient eu le temps de reprendre leurs armes et de lui courir après, il s’évertua à tourner le plus possible, pour se perdre dans les méandres de la ville. Il avait grandit entre ces murs, dans ces ruelles qu’il parcourait, enfant, avec son frère pour voler de quoi boucler les fins de mois difficiles.
Encore un tournant et la bouche d’égouts salvatrice était en vue. Il l’ouvrit d’un coup de tête, sans cesser de courir, et sauta dedans, la refermant derrière lui. Le chef de la résistance tomba quelques mètres plus bas sans avoir put se retenir à quoi que ce soit et il jura en entendant un craquement sinistre et une brûlante douleur à sa cheville. A tous les coups, il se l’était pété. Ou peut-être une simple entorse…Enfin…
Il se mit à boitiller dans les ténèbres en s’appuyant d’une main contre le mur humide et nauséabond. Il espérait que les soldats n’avaient pas pu le suivre jusqu’ici…pour l’instant, ils ignoraient qu’ils utilisaient les égouts et il fallait que cela continue. _________________
 S'il y a une justice, ce n'est pas celle de l'Empereur. |
|  | | Wolf Homme de confiance

 Age : 28 Inscrit le : 28 Déc 2007 Messages : 145 Localisation : En patrouille Feuille de personnage Réputation:
 | Sujet: Re: La Peur, c'est nous. Dim 6 Avr - 21:49 | |
| Dans un sens, Wolf aurait aimé qu’il se dépêche de partir. Qu’il décampe vite hors de sa vue. Et d’un autre côté, il aurait également apprécié que les renforts se sortent rapidement les doigts du cul et rappliquent presto ! Sur son visage, on lisait la colère et la frustration, mais en petits caractères, car Crimson savait masquer ses sentiments derrière un visage impassible. Cependant, vu la situation, il avait quand même du mal à dissimuler entièrement son courroux. Dans l’intimité de son crâne, il imaginait toutes les atrocités qu’il ferait subir à Aaron lorsqu’il l’aurait coincé. Parce qu’un jour, il l’aurait. Il en avait la certitude.
Alors que le résistant s’était enfin décider à se retourner et à prendre ses jambes à son cou, deux des soldats avaient pris l’initiative de ramasser leurs armes pour tenter désespérément d’atteindre la cible. Sans succès, les balles fusèrent des deux côtés de Wolf et achevèrent leur course dans le mur d’en face. Trop frustré et déçu, le chef des SS n’avait même pas trouvé la motivation de se baisser pour faire de même. Il resta debout de marbre. N’ayant pas perdu leur vivacité, les soldats rejoignirent leur chef au pas de course.
« Devons nous le poursuivre, mon commandant ? »
« Oui. »
Réponse brève, mais suffisante. La patrouille se mit en route, courant à toutes jambes à travers les murs du ghetto. Crimson était resté sur place, il avait juste eut le temps de confier le commandement à Montgommery. Il ne serait pas de la partie, il était bien trop dégouté pour continuer. De toutes façons, après l’humiliation qu’il venait d’essuyé, il ne prendra plus aucun plaisir dans la chasse au résistant. Un des officiers avait remarqué de Wolf ne bougeait pas, il le rejoint au petit trot.
« Monsieur, vous ne devriez pas rester seul à l’arrière… » risqua t-il timidement.
La colère de Wolf éclata et il saisit l’officier par le col, le soulevant de quelques centimètres, sa force décuplé par la haine accumulé.
« Tu es qui pour me dire ce que je dois faire ?! C’est moi qui donne les ordres ici ! » siffla le militaire entre ses dents serrées.
Il jeta son subordonné auprès du prisonnier toujours dans les vapes. Celui-ci, il paiera pour Aaron. Wolf avait trouvé une victime sur qui passé ses nerfs, et pour ne pas perdre son temps, il allait son occupé tout de suite.
« Tu vas m’aider à ramener celui-ci, ensuite tu iras rejoindre les autres pour continuer le travail. »
Sans plus tarder, il ramassa son arme et traina le prisonnier en le tira par un bras. N’ayant pas trouvé le courage de protesté, son subordonné l’aida dans sa tâche en saisissant le deuxième bras du magicien. Ils se dirigèrent en silence jusqu’à la sortie du ghetto, tirant ça et là pour nettoyer un peu le terrain lorsque cela était nécessaire. Ils rejoignirent le groupe censé les attendre et jetèrent le prisonnier dans un des camions destinés aux captures. Ce dernier étant plein à craquer, il était temps d’aller décharger tout ça. Wolf monta à l’avant du camion avec les conducteurs et leur ordonna de faire un arrêt par le palais impérial. En chemin, il prévint les gardes de son arrivée par radio. L’aimant humain dans le camion aurait bientôt un joli comité d’accueil. Il allait en baver. _________________
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