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Wolf Homme de confiance

 Age : 28 Inscrit le : 28 Déc 2007 Messages : 145 Localisation : En patrouille Feuille de personnage Réputation:
 | Sujet: La Peur, c'est nous. Mer 6 Fév - 16:37 | |
| Les choses allaient changé. Voilà l'ordre du jour.
Cela faisait des semaines que le ghetto était devenu un coin presque « tranquille » puisque de moins en moins de patrouilles y faisaient des rondes. Pour la vermine qui habitait les lieux, ce n'était qu'une bonne chose. Le quartier était devenue comme une mini nation autonome, anarchique. Mais cela ne durerait pas longtemps.
Le chef de la Division Spéciale, ayant regagné son poste depuis peu, avait étudié les dossiers des dernières enquêtes, descente de police, et arrestation. Il avait saisit le problème. C'était comme les champignons, l'ancienne équipe ne connaissait pas les bons coins. Pourquoi si peu d'intervention dans le ghetto ? Par peur ? Peur de quoi ? Qui devait inspiré la peur ici ? Sûrement pas un ramassis de petits voyous rebelles. La Peur, c'était le gouvernement. La Peur, c'était ceux qui avait le pouvoir. Non, plutôt ceux qui l'appliquaient. Et c'est grâce à la Terreur qu'on matte un peuple. Ces déchets de l'humanité avait besoin d'une bonne petite frayeur.
Une patrouille de nuit en milieu hostile serait le meilleur moyen de testé la nouvelle équipe de la Division Spéciale. C'est pourquoi Wolf Crimson avait réuni les quatre membres les plus gradés de la police pour cette expédition. Avant de partir du poste de police, il leur avait fait un petit résumé de la situation.
« Dans ce genre d'endroit, tout ce qui traîne dehors a une bonne raison de se sentir coupable. Tout ce qui fuit devant vous a quelque chose à cacher. C'est pourquoi vous ne devez pas hésiter une seule seconde. Si l'un d'entre vous laisses échapper une proie facile, je peux lui garantir qu'il paiera de son incompétence. Je suis certain qu'aucun d'entre vous n'aimerait être rétrogradé à la circulation. Nous ne pouvons pas nous permettre de revenir bredouille.
Il y a forcément des dissidents aux gouvernements qui se cachent dans les murs de ce quartier. Le gouvernement subit leurs actions grotesques sans pour autant les débusqué. Hors, le Ghetto était l'endroit le moins visité par l'ancienne équipe, une bande de pleutres. Dorénavant, nous ferons une descente par semaine dans cette zone s'il le faut, jusqu'à ce que le réseau des résistants soit complètement démantelé. Il faut les obliger à s'éparpiller dans la villes, les empêcher de se réunir.
Pour cette mission, vous disposez d'un gilet pare-balle léger et efficace qui ne vous permet de bouger correctement; un M4 canon scié à crosse pliante, à n'utiliser qu'en cas d'extrême nécessité , n'oubliez pas que nos proies peuvent aussi être très utiles pour débusquer les autres. Essayez de faire des prisonniers plutôt que des morts, nous les interrogerons par la suite. Pour cela, préférez la matraque électrique plutôt que le pistolet. Légère et maniable, elle peut envoyer une décharge assez puissante pour assommer un homme adulte en bonne santé. Visez la nuque. Enfin, dernière sécurité, un casque a visière avec possibilité de vision nocturne. Pour pouvoir repérer facilement les suspects grâce à leur chaleur corporelle et accessoirement pour éviter de se prendre un pruneau dans le crâne.
Étant les plus hauts gradés, vous disposer de plusieurs hommes sous vos ordres. Tâchés de les dirigés comme il se doit, et ne faites pas de gaspillage. S'il y a des pertes dans nos rangs, c'est moi qui en prendrait pour mon matricule.
Comme vous le voyez, le gouvernement nous a fourni des moyens considérables. Il est évidement qu'en échange, il s'attend à des chiffres satisfaisant. Nous ne pouvons pas nous permettre de décevoir l'Empereur. Je compte sur vous. Rompez. »
Sans perdre plus de temps, il enfonça son casque sur son crâne et sortit de la pièce se dirigeant vers les deux camions blindés qui les emmèneraient aux Ghetto du quartier nord. Pendant le voyage, Wolf donna les dernières instructions.
« Nous nous répartirons le travail par zone, il faut encercler le quartier. Je veux une équipe à chaque point cardinal. Le troisième camion sert à transporter les prisonniers, entassez en le plus possible, femme et enfant compris. Ne vous laissez pas attendrir, on ne vous demande pas d'avoir un jugement mais de faire votre travail, les ordres sont les ordres. C'est l'ultime moment pour poser vos questions. Si vous en avez, profitez en. »
Il fixa tour à tour chaque membre de son équipe droit dans les yeux, essayant de sonder une quelconque hésitation dans leur regard. Le ghetto ne se trouvait pas loin, dans quelques minutes, ils seraient sur place et plus aucune information ne sera donnée, juste des ordres.
[Hrp : Eve, j' attend ta réponse, pas la peine de te casser la tête à faire un roman, c'est juste histoire de rendre le rp plus complet. Après cela, je ferais une description de l'arrivée de l'équipe et de son déploiement. Ensuite, les résistants pourront commencer à poster et à se pisser dessus.] _________________
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|  | | Eve Nouvelle recrue

 Age : 19 Inscrit le : 18 Jan 2008 Messages : 17 Localisation : Là ou ça fait mal
 | Sujet: Re: La Peur, c'est nous. Jeu 7 Fév - 20:08 | |
| Le ghetto. Une décharge municipale contenant toutes les ordures de la ville, un merdier, un repère à camés, putes, et autres racailles. La pègre purulentes de ces lieux empestait. Eve, pourtant, ne se jugeait pas comme quelqu'un de très dur. Elle se fichait bien de savoir qu'il existait en ces lieux des repères à résistants. Elle n'était pas foncièrement cruelle, elle exécutait, simplement. Et les ordres étaient les ordres. Personne ne s'y soustrayait, encore moins elle, membre de la division spéciale. Mais voir cet endroit lui donnait envie de casser du rebelle. La violence l'excitait, ça allait frapper dur, cette fois. Enfin. Un grand dé fouloir comme terrain de jeu. Pourquoi pas ? Wolf J. Crimson les avaient mandés, probablement sur ordre de l'Empereur. Eve ne connaissait pas les autres membres de cette équipe, elle ne savait même pas qui était qui. Sauf Crimson. Mais qui ne le connaissait pas, dans le milieu ? Entre camarades, ils l'appelaient « l'allumeur » ou par d'autres surnoms plus péjoratifs. Les rumeurs allaient de bon train, sur Crimson. Avec un léger rictus, la jeune femme se rappela à quel point on l'avait vannée sur le fait qu'elle entre dans la division spéciale. C'était les inconvénients d'être fonctionnaire de l'Etat. Bon, là, la paye était tout de même assez conséquente. Elle se gratta la tête, regardant à droite et à gauche pendant que Crimson faisait son discours. Elle avait envie d'un cigare, et d'un petit verre pour se requinquer et accomplir son devoir en bonne et due forme. Et puis cet uniforme d'unité d'élite lui serrait le ventre, et chatouillait son dos. Elle aurait bien desserré une cran ou deux à sa ceinture. Et en plus, il faisait nuit. Bon...l'effet de surprise n'en serait que plus amusant, si tant est qu'il n'y avait eu aucune fuite. Elle avait entendu dire que des taupes traînaient, au gouvernement. Mais bon, entre rumeurs et réalité, le fossé était souvent très large. Donc, elle allait avoir des gens sous ses ordres. Chouette, cela ne lui changerait pas de d'habitude. Même si elle aimait bien connaître le matricule de gens qu'elle devait envoyer « au front » Finalement, elle haussa les épaules, et écouta la fin du discours. N'empêche, il en jetait, ce Crimson. Elle aurait bien aimé le voir en état d'excitation extrême et tout faire péter. _________________
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|  | | Wolf Homme de confiance

 Age : 28 Inscrit le : 28 Déc 2007 Messages : 145 Localisation : En patrouille Feuille de personnage Réputation:
 | Sujet: Re: La Peur, c'est nous. Jeu 7 Fév - 22:57 | |
| Pas de question. Parfait, c'était signe qu'il avait été clair. Personne n'ouvrit la bouche tandis que le camion se dirigeait vers le Ghetto. Wolf avait le regard perdu dans le vide. Les plus attentifs auraient remarqué qu'il était le seul de l'équipe à ne pas porter de gants. Il faisait distraitement des ronds sur sa paume nue du bout de son doigt, suivant les tracés du tatouages qui lui permettait de changer les atomes pour en faire des explosifs. Sa main lui brûlait, elle brûlait d'envie de se mettre au travail.
La camion s'arrêta. Crimson fut le premier à sortir du camion, défonçant à moitier la porte d'un violent coup de pied. Le Ghetto était sombre, plus aucun lampadaire ne fonctionnait. Une odeur d'égout, de poubelle et d'essence flottait dans l'air. Au loin, deux silhouettes qui avaient apperçu le camion de police arrivé s'enfuyait à toutes jambes. Oh, une attitude de coupable ça. Sans hésiter, Wolf dégaina son arme, pris un demi seconde pour viser et appuya sur la gachette. Il y eut un cri et l'une des silhouettes s'écroula. Elle venait d'être touchée à la jambe. Wolf rengaina son arme, satisfait de son entrée.
« Et d'un. Equipe de surveillance, vous allez me ramasser tout ça et le mettre dans le camion. Bouclez le périmètre, on se retrouve ici à minuit, si vous n'y êtes pas on ne viendra pas vous chercher. L'équipe de Montgommery, vous venez avec moi. »
Malgrè les ordres qu'il venait de lancer, Crimson n'attendit personne pour s'engouffrer dans le Ghetto, un sourire dément au lèvre. Les autres n'avait qu'à suivre. Il avait choisit Eve pour venir avec lui d'une part parce que c'était le seul nom qu'il avait reussi à retenir, et ensuite parce qu'il était curieux de voir comment un membre de l'armée de l'air se débrouillait au sol.
Les policiers se dépoloyèrent au pas de course. Les habitants du ghetto, paniqués, fuyaient de tout côté, ce qui n'était pas une très bonne chose pour eux. Les clochards réveillés en sursaut était mis en jout, quelques courageux récalcitrants tentaient de se défendre mais se faisait vite éléctrocuté par les matraques. Pour l'instant, ça se passait plutôt bien.
De son côté Wolf traina son équipe au centre du quartier dans l'espoir de pouvoir débusquer les resistants les mieux cachés. Alerté par les cris et les coups de feu, un groupe d'hommes armés, peut être des mafieux ou des dealers, s'était barricadés au rez de chaussée d'un vieil immeuble et ouvrir le feu à l'arrivée de policier. Impossible de pénétrer dans la zone sans se prendre une rafale de balle. Que faire ?
La solution vint toute seule, à pied même. En effet, un junky effrayé (peut être plus par ses propres hallucination qu'à la guerre civile qui se déroulait sous ses yeux), sortit de sous son tas d'ordures et tituba en balbutiant de terreur. Tout les canons se tournèrent vers lui.
« Attendez ! Il peut nous être utile. » lança Wolf avec un sourire interessé.
S'approchant du garçon, il joignit ses deux paumes ensemble, superposant les cercles tatoués, et appliqua ses mains sur ses épaules avant de lançer son corps fascillant dans la zone à risque. Il fut bien entendu criblé de balle, les mafieux ont la gachette facile. Puis, les atomes de son corps se mirent à vibrer et provoquèrent une violente explosion qui souffla tout se qui se trouvait à proximité. Puis de nouveau le silence.
« Mouhahaha c'était magnifique ! Bravo au crétin qui m'a servit de composant. Il devait avoir de l'alcool dans les veines, parce que ça a bien brûlé.... Putain, j'adore ce métier !»
Sur de lui, il s'engouffra dans la rue encore fumante.
« Aller donc voir dans l'immeuble s'il y a des survivants. Les autres ne doivent pas être bien loin. »
[hrp : je fais bref parce que j'ai pas trop d'idée et que c'est pas facile les rp avec beaucoup d'action. Je trouve.] _________________
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|  | | Revolution PNJ

Age : 100 Inscrit le : 21 Déc 2007 Messages : 47 Localisation : Derrière mon écran, je vous surveille tous Feuille de personnage Réputation:
 | Sujet: Re: La Peur, c'est nous. Sam 9 Fév - 12:21 | |
| La panique. Autour d'eux, tout n'était plus que panique. Ils n'étaient pas nombreux, cachés dans l'un des immeubles, tenant une mini-réunion. L'information selon laquelle Crimson était de retour avait rapidement été propagée de Patience au reste des résistants, et ce grâce au réseau 'Children' notamment via internet. L'un des résistants, assi au seul ordinateur de la pièce, une véritable antiquité du début des années 2000, booster de partout afin de pouvoir fonctionner, se leva aux premiers cris de la population du Ghetto. Ils s'observèrent un instant les uns les autres, comprenant qu'il s'agissait ni plus ni moins d'une descente de police dans le quartier le plus pauvre de la ville. Quoique... Ça faisait beaucoup de bruit pour une simple perquisition. Puis... Un bruit d'explosion, violent, dans un immeuble voisin. Le leur trembla violemment, menaçant de s'effondrer à son tour. Lorsque les murs cessèrent de vibrer, un murmure de terreur passa parmi eux.
« ... Crimson... »
Ils eurent un frisson commun d'horreur, déglutissant avec difficulté. Un autre rebelle, semblant être le leader du petit groupe, ordonna à celui qui occupait l'ordinateur d'envoyer le message au travers du réseau résistant. Histoire d'avoir des renforts autant que possible. Pendant ce temps, les autres s'appliquèrent à prendre des armes, et sortaient discrètement de l'immeuble d'un commun accord. Visiblement, une partie des troupes spéciales s'engouffrait dans le bâtiment voisin, ce qui leur permit de s'éparpiller dans le ghetto, arme au poing.
Mais ils ne furent que très peu à pouvoir partir. La plupart finit par se faire repérer, les obligeant à se mettre à couvert et à commencer à ouvrir le feu. Le geek (à défaut d'un autre nom pour qualifier celui qui était au pc) sortit en dernier du bâtiment, laissant derrière lui l'antiquité qui leur avait servi d'ordinateur, avant de se porter aux côtés de l'un de ses camarades, ouvrant le feu. Les résistants commencèrent à déployer une stratégie de la dernière chance, afin de pouvoir en sauver le plus grand nombre en attendant de potentiels renforts. Ils n'arriveraient probablement pas à les repousser. Mais c'était là l'énergie même des rebelles : ils n'avaient théoriquement aucune chance contre le gouvernement, aussi la quinzaine qu'ils étaient n'avait pas beaucoup de chance contre la Division Spéciale.
Les balles commencèrent à retentir au milieu des cris qui retentissaient autour d'eux. Le leader vit ce qui ressemblait à un dealer passer, alors qu'il courrait le plus vite possible en direction de ce qu'il avait identifié comme des chefs. Il était couvert par les siens, et s'il avait le boss, le reste de la troupe serait désorientée et incapable de se débrouiller. Il devait s'approcher d'eux au maximum. Sinon, son don ne serait pas suffisamment utile.
Dans sa course, un grognement lui fut arraché lorsqu'une balle lui traversa l'épaule. Il ralentit un peu, la main se portant à l'épaule pour stopper au maximum l'afflux de sang qui commençait à s'échapper. Se retrouvant face à une nouvelle rafale de balles, il se cacha derrière un mur, reprenant son souffle un instant, ce qui lui permis de commencer à jauger la situation. Qui avait parlé de stratégie? Au sein de son camp, c'était l'anarchie totale, ils tentaient de sauver leur peau comme ils le pouvaient. Normal, tout le monde faisait ça dans ce genre de situation. Le leader, du haut de ses trente-cinq ans, eut un haut-le-coeur en voyant l'une des jeunes recrues tomber. L'un des plus jeunes d'entre eux, il avait 21 ans. Il était maintenant sur ce qui ressemblait maintenant à un champ de bataille, les yeux grands ouverts, contemplant le ciel à tout jamais. Il serra le poing, ses doigts se resserrant davantage autour de son arme, alors qu'il se rendait compte qu'ils n'auraient pas de renforts. Parce qu'ils étaient trop loin. Parce que le message arriverait trop tard – si tant est qu'il arrive un jour. Parce que même avec quelques renforts, ils y passeraient tous ; ou presque. Il fallait protéger la population au maximum, et en sauver le plus grand nombre. Lui... Il allait mourir, c'était presque certain. Il avait su dès son entrée dans la résistance dans quoi il s'embarquait.
Sur ces sombres pensées, il s'élança à nouveau, longeant rapidement le mur à l'aide de longues foulées. Arrivé suffisamment près à son goût pour acitver son don magique, il s'arrêta pour enfin passer à l'action à proprement parlé. Lentement, les armes les plus proches de lui furent attirées par lui, suivant le magnétisme qu'il dégageait. Les quelques balles qui vinrent vers lui s'arrêtèrent à quelques centimètres de son corps, sans le toucher. Son pouvoir ne serait pas actif très longtemps. Il n'avait plus qu'à espérer que ce soit suffisant pour permettre à quelques uns de s'échapper, même si toute la division n'était pas touchée par son magnétisme. De toute façon... Ils n'avaient rien à perdre. _________________
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|  | | Aaron Modo

 Age : 19 Inscrit le : 28 Déc 2007 Messages : 358 Localisation : Là où l'on se bat. Feuille de personnage Réputation:
 | Sujet: Re: La Peur, c'est nous. Ven 29 Fév - 3:02 | |
| Le piano s’éleva comme un chant religieux dans le silence mouillé du tunnel souterrain. L’orchestre symphonique ne tarda pas à le rejoindre, déversant des flots de notes divines au travers du glougloutement du ruisseau d’eau nauséabonde qu’il longeait depuis un bon moment. Un magnifique concerto dans l’endroit le plus sinistre et à l’odeur la plus abominable de la ville.
Sourcils levé, la balance noire plongea dans la poche de son jean, frôlant le pistolet coincé dans la ceinture noire. Le clapet gris se leva, les yeux mordorés reconnaissant le nom affiché avant qu’il ne s’accroche à l’oreille.
« Allo ? »
Le bruit lui déchira le tympan. Des détonations assourdissantes, des cris, des hurlements de frayeur. Il pouvait même percevoir les balles qui fusaient.
« …Ghetto…Crimson…Vite ! »
Il fut forcé d’écarter le portable pour ne pas devenir sourd tellement le bruit de l’explosion fut proche.
« Ted ? Ted ?! »
Crissements. Des bruits de courses, de nouveau des hurlements, de douleur, cette fois. Le téléphone reprit rapidement sa place au fond de la poche alors que les jambes musclées s’élançaient sur le petit trottoir de l’égout.
Crimson dans le Ghetto, c’était le carnage assuré. A tous les coups, c’était un piège et lui, il était en train de courir pour s’y jeter. C’était idiot mais non, décidément non, il ne pouvait rester caché sous terre alors que la division spéciale massacrait tout le monde et une bonne partie des restes agonisant du réseau Children. Il devait arrêter ce connard, mettre un ola à ses agissements monstrueux et meurtriers. Et Thalès qui acceptait cela…Son souffle lui brûlait les poumons alors qu’il accélérait encore la cadence. Vite, plus vite ! PLUS VITE ! Ses doigts enserrèrent les barreaux de l’échelle qui menait à l’air libre, à l’air pure.
Pure, on avait vu mieux. Aaron se hissa au dehors, plissant les yeux et toussant sous l’épaisse fumée qui se glissa dans ses poumons comme un poison d’encre, lui coupant la respiration durant un cours instant. Impossible de distinguer quoi que ce soit dans ce noir aveuglant. Il posa sa main droite contre le mur d’un immeuble pour suivre la route et trouver la sortie de ce labyrinthe immatériel. Il faillit tomber sur le côté. Le mur s’arrêtait subitement. Il n’y avait plus d’immeuble, il n’y avait plus rien, plus que des débris encore fumants. Les détonations se firent plus proches, il se rapprochait de la zone des combats. Il reprit sa course, toussant toujours, courbé en deux, empoignant son arme. Il s’accroupit, encore invisible dans le nuage de poussières et de fumée, distinguant la silhouette légèrement penchée en avant d’un jeune homme blessé à l’épaule. Il serra les mâchoires en voyant la ligne d’agents de la Division Spécial qui lui faisaient face et lui tiraient dessus. Il vit les balles retomber sur le sol, impuissantes face à son pouvoir. L’imbécile. Il allait finir par se faire descendre. Blessé, il n’aurait jamais assez de force pour se protéger. Il visa et tira, restant caché, baissé dans sa cachette de nuage. Un corps tomba. Il s’élança, courbé en deux, courant à toute vitesse. Il attrapa le résistant par la taille, l’entraînant avec lui.
« Cours, bordel ! Sois pas con, sauve ta vie petit ! cria-t-il en le tirant avec lui. Mais cours, merde ! » _________________
 S'il y a une justice, ce n'est pas celle de l'Empereur. |
|  | | Wolf Homme de confiance

 Age : 28 Inscrit le : 28 Déc 2007 Messages : 145 Localisation : En patrouille Feuille de personnage Réputation:
 | Sujet: Re: La Peur, c'est nous. Sam 1 Mar - 11:34 | |
| Adrénaline, mon amour. Wolf en rêvait depuis qu’il était sortit de prison. La fumée, les détonations, les cris, les silhouettes paniquées qui courraient dans tous les sens puis s’écroulaient sous les balles. Qui a dit que la guerre n’était pas un jeu ? Foutaise. Si la vie est si fragile, c’est qu’elle ne doit pas être si importante. Il suffit d’être assez fort et malin pour conserver la sienne. Et celle des autres, on joue avec. A eux de se débrouiller ensuite.
La pêche était bonne ce soir. Cependant, l’équipe de Crimson diminuait de plus en plus, puisqu’à chaque nouvelle prise, il fallait envoyer quelques unités pour ramener les prisonniers au camion, et ils mettaient parfois quelques temps à revenir au front. Mais pour l’instant, les choses n’étaient pas encore trop compliquées, puisqu’il avait correctement nettoyé la zone. Arme au poing, l’équipe bien qu’un peu réduite, avançait rapidement à travers la poussière de gravât. Les réverbères aux alentours ne fonctionnaient évidement plus.
« Vision Nocturne ! » ordonna le chef de la section spéciale.
Dans une parfaite synchronisation, toute l’équipe porta la main au casque pour activé la vision infra rouge qui permettait de voir les silhouette dans l’obscurité. Ils distinguèrent ainsi un ombre accroupie à une vingtaine de mètres devant eux. Les soldats mirent la cible en joue et attendirent soit un ordre, soit une attitude offensive de l’ennemi. Ce fut l’attitude offensive qui fut la plus rapide. Tous sentir leur fusil fait évidement de métal leur échapper des mains. L’un deux perdit même son arme qui glissait à présent en direction de l’aimant humain.
« Un magicien ! Tirez ! »
Ceux qui avaient réussi à garder leurs fusils lancèrent une rafale de balle qui s’arrêta à quelques centimètres de leur cible.
« Les balles ne l’atteignent pas, commandant ! » cria un des soldats.
Pour la première fois dans cette sympathique soirée, Crimson douta. Comment passer ? De toutes évidences, c’était un pouvoir de magnétisme. Donc, s’ils lui lançaient quelques choses qui n’était pas en métal…
Il n’allait pas assez vite. Les renforts arrivaient déjà. L’officier à sa droite s’écroula après avoir reçut une balle dans la jambe.
« Couvrez-moi !»hurla Wolf.
Il rangea son arme, saisit le corps de l’officier blessé à la jambe et s’en servit comme bouclier humain. De toute façon, avec un plomb dans la jambe, il ne servirait plus à rien. Et il avait toujours son gilet pare-balle. Derrière lui, son équipe continuait d’envoyé des rafales de balles en prenant soin de ne pas le toucher alors qu’il progressait rapidement vers l’ennemi qui tentait de prendre la fuite. Avec dextérité, il détacha le casque du soldat blessé, et le lança avec force sur la tête du magicien magnétique. Il devait être bien sonné, voir même assommé.
A présent, il aurait put dégainer son arme pour s’occuper du second, mais tirer à bout portant sur quelqu’un qui ne devait certainement plus avoir de balle dans son revolver manquait un peu de piment. Il poussa son bouclier humain sur l’ennemi pour le distraire, frappa dans ses mains pour charger les deux cercles en alchimie, et s’élança, main tendu, vers l’homme devant lui. Pendant une fraction de seconde, il crut reconnaître sur le visage de son adversaire, les traites de l’homme le plus recherché de la ville. Non ? Ce serait trop beau.
[hrp : Wé un corps à corps ! Si tu m'ammoches pas trop, je ferait de même. ^^] _________________
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|  | | Revolution PNJ

Age : 100 Inscrit le : 21 Déc 2007 Messages : 47 Localisation : Derrière mon écran, je vous surveille tous Feuille de personnage Réputation:
 | Sujet: Re: La Peur, c'est nous. Sam 1 Mar - 17:31 | |
| [hrp : je fais probablement faire court, et vous laisser en tête à tête, messieurs les fantasmes ambulants...]
Les cris, le sang, l'odeur métallique, liant balles et liquide vital... Une horreur, un massacre. La population du Ghetto s'enfuyait, l'essentiel avait quitté les lieux saufs, mais une partie, si infime soit-elle, avait été touchée, blessée, et quelques uns tués. On voyait toute la puissance et l'horreur du régime. Ils voulaient la dizaine de résistants qui s'était établie ici, et, en échange, ils tuaient tout le monde, comme s'ils étaient des obstacles, n'hésitant pas à les plomber comme du gibier, contrairement aux quelques rebelles, qui avaient plus de réserves. Un officier de la Division spéciale tomba. La personne l'ayant abattu n'eut pas le temps de voir de qui il s'agissait qu'il tombait sous une autre rafale de balles.
Revenons-en à notre être magique, le leader du groupe de résistants qui s'était planqué dans un immeuble. Il aperçut Aaron, au loin, avec un petit sourire sur le visage. L'un des leurs l'avait contacté, ou le message avait-il été reçu sur l'ensemble du réseau Children? En voilà une question qu'elle était difficile à traiter... Comment pouvait-il savoir que le court message d'alerte envoyé n'avait pas été reçu, puisque l'ordinateur avait été détruit avant la transmission? Il sentit quelqu'un l'inciter à quitter la bataille et à fuir. Le résistant lui lança un regard à son 'chef', acquiesçant en lui souhaitant bonne chance, à la fois pour descendre un maximum de ces enfoirés, et également pour sortir de là vivant sans se faire capturer.
Il s'apprêtait à fuir. Comme indiqué, en veillant à couvrir au maximum Aaron, tant qu'il le pourrait. Mais le destin, le hasard, la force des choses, en décida autrement. Crimson avait visiblement décidé de faire du chef des résistants sa proie personnelle. L'homme se prit un casque en pleine tête, et la rudesse du choc la fit s'effondrer à terre, assommé. Dix contre un qu'il allait finir en poudre à canon. _________________
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|  | | Aaron Modo

 Age : 19 Inscrit le : 28 Déc 2007 Messages : 358 Localisation : Là où l'on se bat. Feuille de personnage Réputation:
 | Sujet: Re: La Peur, c'est nous. Sam 1 Mar - 21:42 | |
| L’homme le plus recherché de la ville se sentit soulagé en voyant que le jeune résistant allait enfin se décider à fuir. Un tel carnage, il n’y avait aucune chance pour ne serait-ce qu’espérer pouvoir sauver ceux qui étaient coincés dans les immeubles.
Ses yeux clairs suivirent le corps qui s’affalait sur le sol, le casque qui retombait à terre produisant un bruit métallique. Il se tourna immédiatement, arme au poing. Aaron n’avait tiré qu’une fois et son pistolet disposait encore de munitions. Voyant arriver sur lui un homme au costume ennemi, il ne prit pas le temps de réfléchir, visa la tête et tira, tuant l’officier ennemi qui retomba à quelques centimètre de lui, alors qu’il s’écartait pour ne pas se le prendre en pleine face.
C’est ainsi qu’il n’eut que le temps de reconnaître Crimson avant que celui-ci soit sur lui. Pas le temps de tirer, ni même de lever l’arme pour envisager de le tuer. Il la lâcha donc, laissant le pistolet rejoindre le casque, les débris divers, les cadavres et le sang à terre.
Il connaissait Crimson et son incroyable faculté à pouvoir faire exploser n’importe quoi. Oh oui, il connaissait Crimson qui avait tué tant d’entre eux. Il leva les bras, saisissant les poignets de son adversaire pour les tenir éloigné de lui. Ses yeux clairs fixèrent ceux de son ennemi avec rage et haine alors que ses deux poignes d’acier se resserraient avec force sur les poignets du Commandant.
« Crimson… » Grinça-t-il.
Comment exprimer toute sa haine pour un homme comme lui ? Comment sinon à travers ce simple souffle chargé d’animosité, ce simple nom dont les nombreux meurtres avaient rendu l’intonation sanglante ?
Aaron tira brusquement sur les poignets, les ramenant au-dessus de lui pour rapprocher Crimson, empêchant les hommes de l’unité spéciale de lui tirer dessus et pour lui envoyer un violent coup de genoux dans le ventre. Maintenant, c’était l’affrontement. L’un incarnant l’assoiffé de sang…l’autre l’affamé de vengeance…les deux étant bien décidés à l’emporter…
[hrp: Trop aimable, très cher PNJ ] _________________
 S'il y a une justice, ce n'est pas celle de l'Empereur. |
|  | | Wolf Homme de confiance

 Age : 28 Inscrit le : 28 Déc 2007 Messages : 145 Localisation : En patrouille Feuille de personnage Réputation:
 | Sujet: Re: La Peur, c'est nous. Dim 2 Mar - 12:44 | |
| La scène se déroula au ralenti dans les yeux du loup. La pointe de doute acéré qu’il ressentait au fond de sa poitrine disparu peut peu à peu, alors qu’il reconnaissait le visage de son adversaire et réciproquement. Le physique du chef des SS n’était pas connu par tout les résistants du coin. Seulement par les plus importants, les plus hauts gradés (si on pouvait parler de grade dans leur organisation bancale). Il s’apprêtait à poser ses mains sur les épaules du résistant quand ce dernier lui saisit fermement les poignets. Et il avait de la poigne, le bougre. Bien campé sur ses jambes, il tenta de dégager ses mains, mais la cible à abattre tenait bon.
Alors qu’Aaron persifla le nom de l’Ecarlate, Wolf étira un sourire malicieux. Un sourire qui n’avait pas vraiment raison d’être dans une situation pareil. Il était cependant envahit d’une satisfaction jubilatoire en entendant son nom prononcé avec autant de haine. C’était qu’il méritait cette haine. C’était qu’il faisait bien son boulot.
« Pierce… » siffla t-il d’un ton bien plus aimable.
Derrière lui, les soldats avaient cessé de tirer. Ils hésitaient. Ils ne voulaient surtout pas toucher leur chef. En attendant, Wolf était toujours bloqué, jusqu’à ce qu’Aaron lui envoie un violent coup de genoux dans le ventre. Cela eut au moins pour effet de faire disparaître son sourire dément. Cependant, il portait un gilet capable d’arrêter les balles, donc également capable d’amortir assez efficacement un coup de genoux.
« Trouve autre chose… » articula Crimson malgré son souffle tout de même légèrement coupé.
Sans lui laisser le temps d’enchainer un autre coup, il poussa sur ses jambes pour se projeter en avant, la tête rentrée contre la poitrine, histoire d’avoir le menton d’Aaron en plein trajectoire. Il lui infligea un joli coup de tête (tête, soit dit en passant, toujours casquée) puis se recula de quelques pas. Au passage, il donna un coup de pied dans le pistolet au sol, histoire de le mettre hors de portée. Il aurait bien aimé le faire exploser, mais le ordres de l’Empereur étaient clairs. Il le voulait en un seul morceau.
« Rend toi, nous contrôlons toute la zone, tu n’as aucune chance. »
Malgré cet avertissement, il se tenait tout de même prés à riposter au cas où l’entêtement d’Aaron prendrait le dessus et le pousserait à attaquer de nouveau. _________________
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|  | | Aaron Modo

 Age : 19 Inscrit le : 28 Déc 2007 Messages : 358 Localisation : Là où l'on se bat. Feuille de personnage Réputation:
 | Sujet: Re: La Peur, c'est nous. Dim 2 Mar - 13:42 | |
| Aaron eut un petit sourire en le voyant encaisser le coup, mais il n’eut pas le temps de réagir lorsque Crimson contre-attaqua et il se reçut le coup en plein menton. Il sentit ses dents s’entrechoquer. De fait, il lâcha les poignets de son ennemi sous la violence du choc et dû même reculer de quelques pas, sa main gauche se portant à son menton. Il redressa la tête, fixant son adversaire avec haine. Sa déclaration, contre toute attente, le fit rire. Lui se rendre ?
Tendant brusquement son bras droit vers son arme, il actionna son pouvoir et le pistolet vola à une vitesse folle vers sa main qui se referma dessus. Il pointa immédiatement l’arme sur la tête de son adversaire.
« Tu crois vraiment que je vais me rendre, Crimson ? »
Il eut un petit rire sardonique.
« Voyons les choses en face. Si tu ne m’as pas déjà tué, c’est que tes ordres vont à l’encontre de cet acte. Si je ne t’ai pas déjà tué, très cher, c’est que tu es le dernier rempart qui empêche tes hommes de me sauter dessus. »
Il recula lentement, de quelques pas.
« Alors, maintenant, tu vas être raisonnable et leur ordonner de poser leurs armes à terre, sinon je n’aurais plus aucune raison de ne pas te descendre, Crimson. »
Il laissa un court silence avant de sourire de nouveau, raffermissant sa visée.
« En fait, dans tous les cas je suis gagnant. Donne cet ordre et je peux me tirer. Ne le donne pas et c’est sur toi que je tire. Vas-y…donne moi l’occasion de me venger…de les venger tous, Crimson…donne moi juste l’occasion… »
Ses yeux ne quittaient pas ceux du commandant. Ben, il ne mentait pas vraiment. Mais la vraie réalité était que, même si descendre Crimson lui aurait apporté une jouissance hors-normes, Aaron n’avait réellement qu’une seule réelle peur. Celle de se retrouver de nouveau à la merci du gouvernement, celle de revivre l’horreur de son emprisonnement, ces jours sans fin de torture.
Sa main tatouée crispée sur son arme, il reculait toujours avec lenteur. _________________
 S'il y a une justice, ce n'est pas celle de l'Empereur. |
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