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 Patience Feather

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Patience Feather

Leader du Réseau Children
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Métier: Assistante de direction dans une agence de mannequinat sauvage
Âge: 32 ans
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MessageSujet: Patience Feather   Dim 16 Jan - 18:16

Votre personnage


- État Civil -


©Méli
Nom : Feather, ce qui signifie littéralement la plume. Il vaut mieux ne pas se fier à sa signification, car cette femme n'est pas si douce. Mais il y a encore quelques personnes pour l'appeler "Mme Fost-Hood" du nom qu'elle portait étant mariée.
Prénom : Patience, comme premier prénom, qui, par chance, reflète une de ses qualités. Son deuxième prénom est Félicité, et le troisième Prudence. À croire que ses parents avaient soit le sens de l'humour, soit avaient décidé de ne lui donner que des prénoms qu'on pouvait trouver dans le dictionnaire.
Âge : 32 ans, toutes ses dents !
Date de Naissance : Elle est née par un matin de neige, le 02 février 2043, dans le service de maternité de Carképolis.
Études et/ou Métier : Elle a fait une année de droit, avant de se lancer dans des études de gestion et de comptabilité ; elle est aujourd'hui assistante de direction dans une agence de mannequinat sauvage – ces professionnels qui transforment des passants anonymes en mannequins d'un jour.
Statut social  : Plutôt modeste. Elle gagne assez bien sa vie pour elle seule, mais ses économies partant, au compte-goutte, dans les caisses de la Résistance, il ne lui reste plus grand chose.
Outre cela, elle est divorcée depuis quatre ans, et célibataire à l'heure d'aujourd'hui, sur l'État-Civil.

Particularité(s) : Elle est l'un des cinq leaders de la Résistance, ou de l'Organisation Terroriste, comme les appellent les journaux. Elle est la plus jeune des cinq. Outre cela, elle possède une capacité, et joue du violon depuis sa plus tendre enfance.
Avez-vous une fausse identité ? Si oui, laquelle ? Non, par chance, elle n'en a pas encore eu besoin. Cela ne l'empêche pas de mentir sur son identité quand elle l'estime nécessaire.

- Quelques détails essentiels -

Vos idéaux : Patience, avant toute chose, croit en la liberté. C’est quelque chose qui, pour elle, est absolument essentiel, et ne va pas sans le bonheur. On pourrait résumer ça par une phrase toute simple : si tu veux être heureux, sois libre. Et c’est dans cette optique qu’elle a rejoint les rangs du Réseau Children, et c’est grâce à ses convictions qu’elle est devenue l’une des têtes pensantes de la lutte.
Ces idéaux font aussi d’elle une femme forte et indépendante, qui aura tendance à toujours s’opposer à la moindre petite réflexion machiste avec une ferveur parfois un peu extrême.


Votre capacité : Patience est empathique, c'est-à-dire qu'elle ressent les émotions des autres. Ce qui passe pour un don exceptionnel se révèle souvent être un fardeau, pour la simple raison que la jeune femme ne peut pas avoir de contrôle sur cette capacité que je qualifierais de passive, si ce n'est réduire son champ d'action pour avoir peu de choses à supporter. Avec le temps, elle a réussi à vivre avec, et ainsi à pouvoir passer ouvre ce poids qui lui déchire parfois le coeur et peut la rendre lunatique.
C'est un don qui bien sûr, quand on oublie les migraines fréquentes, les sautes d'humeur et les peines que cela implique, a ses avantages. Elle est capable de comprendre les personnes qui l'entourent, et repère ainsi de futurs membres potentiels de la résistance, de potentiels ennemis... Et j'en passe. Bien évidemment, ce ne sont que des suppositions basées sur ce qu'elle ressent, de fait ce n'est pas fiable à cent pour cent. Vraiment pas.

Votre physique : L’apparence de Patience peut facilement être qualifiée de banale. En effet, la jeune femme n’a pas spécialement de signe distinctif, ni de particularité qui la rendrait plus attirante qu’une autre. Elle n’est pas belle à tomber par terre, et elle n’est pas laide à en réveiller un poney mort. En outre, son physique banal la rend passe-partout – c’est toujours la jeune fille que l’on croise au coin de la rue sans la voir.
Elle n’a pas de traits particulièrement marqués sur son visage, au contraire. Ils sont plutôt fins et découpe sa figure avec une certaine grâce, soulignant son nez droit, ses lèvres fines, ses grands yeux noirs, ses sourcils fins. Elle n’a pas de taches de rousseur ni de grain de beauté sur le visage, lui-même encadré par de longs cheveux noirs ondulant sur ses épaules.
Son cou est gracile, et ses épaules peu larges. Sa gorge, souvent dévoilée, révèle une peau assez claire, mais qui gagne vite en couleur lorsque l’été éclaire sa vie d’un beau soleil. Elle – sa gorge – ouvre le chemin vers une poitrine sans prétention, puis sur un ventre plat… Quoique ! Malgré l’exercice physique qu’elle s’impose, on dirait que sa gourmandise laisse un petit ventre sortir par là ! C’est-y pas meugnon ? Pourtant, méfiez-vous, il y a quelques abdos là-dessous !
Parlons maintenant de ses jambes. Si Patience n’est pas très grande – un petit mètre soixante-cinq – elle a de longues jambes, comparé au reste de son corps. Et là, contrairement à son petit ventre joli, ses cuisses, elles, pourraient faire pâlir celles de Martine d’un mannequin. Il faut dire qu’elle court vite, la Patience, et il vaut mieux, quand on vit aussi dangereusement qu’elle.
Nous ne parlerons pas de ses pieds, car, à moins que vous n’en soyez fétichistes, ce détail vous intéresse à peu près autant qu’un pot de yaourt périmé. Par contre, nous entamons la partie détails physiques qui ne servent a priori pas à grand-chose. Ainsi donc, il faut savoir que notre empathique a une cicatrice sur l’omoplate gauche, longue et blanchâtre, qu’un de ses grains de beauté s’est planqué sur son aine, et qu’elle a de longs ongles manucurés… Rarement au complet, car elle a la fâcheuse manie de toujours les casser.

Votre caractère : Nous commencerons la description de son caractère par une petite phrase devenue mythique, que son mari utilisa peu de temps avant leur divorce : « Comment une si petite chose peut-elle faire autant de bruit ? »
La question est plus pertinente qu’elle n’en a l’air. Car, si l’homme raillait l’empathique malgré sa taille tout à fait raisonnable, il n’en avait pas moins raison que Patience peut faire beaucoup, beaucoup, beaucoup de bruit à elle toute seule. Eh oui, si elle est relativement discrète, elle est aussi colérique, rancunière, susceptible, de mauvaise foi, têtue comme une mule, agressive, n’en fait qu’à sa tête ; en un mot : c’est une femme de caractère. Et croyez-moi, il n’est pas rare de la voir crier, voire d’en venir aux vulgarités, pour un oui ou pour un non. C’est d’ailleurs ce caractère bien trempé et son refus de se laisser marcher sur les pieds qui lui a permis de progresser hiérarchiquement dans sa profession, alors que, dans ce milieu, une femme n’a de promotion qu’en passant sous le bureau. C’est aussi ce fort caractère qui souligne son charisme, et lui permet de se faire entendre en toutes circonstances.
Néanmoins, malgré les apparences, elle n’a pas tous les défauts de la Terre. Non, elle a aussi des qualités, et pas des moindres. Elle sait être discrète, reste mesurée dans des actions qui le demandent, et, surtout, sait faire preuve d’un calme et d’une patience à toute épreuve. Incompatible avec son mauvais caractère, prompt à exploser à ton moment ? Non monsieur, non madame. Car tout dépend de la situation, de la nécessité, de l’urgence. Elle sera plus patiente face à une nouvelle recrue, ou un enfant, que beaucoup de ses pairs. Néanmoins, elle ne le sera pas du tout quand il s’agira d’un dossier professionnel qu’on doit lui rendre, ou d’un prisonnier qui ne veut pas cracher le morceau.
De même, c’est une femme extrêmement exigeante avec elle-même… et avec les autres. Elle leur en demande souvent autant qu’elle l’exigerait d’elle-même, et sait également se montrer parfaitement impartiale avec tout un chacun. Elle arrive à voir une situation de manière objective, et arrive à départager les choses quand il le faut grâce à cette rare qualité. Plutôt optimiste, elle préfère voir au maximum le bon côté des choses, et rire de quelque chose plutôt que d’en pleurer – de toute façon, sa fierté l’intime de ne pas se laisser aller aux larmes en public.
Je finirai ceci sur une note un peu plus joyeuse : Patience est une femme de confiance, qui tient toujours parole – dans la mesure du possible – et qui est d’une fidélité infaillible, en amour comme en amitié. Elle est également loyale, et respecte les opinions de tous. Elle serait partisante, dans le fonctionnement de la Résistance, de méthodes moins radicales, mais, n’étant pas naïve, elle n’en fait jamais part.

Votre histoire : L'histoire de Patience commence il y a trente-deux ans, lors de ce jour d'hiver enneigé, où sa mère, Julie Feather, lui donna la vie, dans l'hôpital de Carképolis. Déjà petite, elle était pleine d'énergie, comme si elle avait un trop plein à évacuer. Petite fille turbulente, elle cherchait à courir avant de savoir marcher, s'époumonait pour obtenir son biberon, et trouvait très drôle de taper son papa avec son hochet. Une petite fille tout ce qu'il y avait de plus normal. Et, très tôt, elle fut mise devant l'éducation religieuse, apprit à respecter les cinq dieux et déesses, sans faute.

« Par Sylvin, Patience ! Laisse cette petite bête tranquille ! »
La petite fille de quatre ans lève le nez sur sa mère. Elle tient dans sa main un ver de terre qui s'agite quelque peu, tentant d'échapper à l'innocente cruauté enfantine. Les grands yeux noirs cillent, et se reposent sur le lombric alors que la mère continue d'insister pour qu'elle le repose par terre et le laisse vivre sa vie. Il fallait respecter chaque vie, chacune de celles que Sylvin avait donné. Y compris celle de ce petit ver de terre.
Patience essuie son nez du revers de sa main avec la grâce d'un enfant. Elle se met de la terre partout, se faisant, mais n'y fait guère attention, ayant déjà trouvé quelque chose d'autre à faire. Un morceau de bois traînait par terre, et elle le ramasse, un grand sourire aux lèvres, et se met à jouer aux mousquetaires, faisant des duels imaginaires contre un adversaire invisible, pour protéger l'Empereur.

Il y a une mouche sur la fenêtre. Elle grimpe doucement le long de la vitre. Patience, la tête penchée sur le côté, la suit du regard. Elle se demande comme l'insecte fait pour tenir ainsi sur une surface aussi lisse sans glisser. Mais la fillette de sept ans est interrompue dans sa contemplation par sa maîtresse qui la réprimande pour son manque d'attention. Elle ronchonne et recommence à faire ses soustractions. Elle n'aime pas les soustractions, c'est trop difficile. Les additions c'est mieux, même qu'on peut compter sur les doigts pour s'aider... L'enfant fronce les sourcils, et tire la langue, comme si ça l'aidait à mieux se concentrer.
Et puis, la cloche sonne. L’alarme incendie. Tous les enfants sortent, calmement, persuadés qu’il ne s’agit que d’un exercice auquel ils sont déjà habitués, sans remarquer le teint blême de l’institutrice qui, elle, sait que ce n’était pas prévu. Ils sortent dans la cour, et ce n’est qu’à cet instant que tous remarquent la fumée qui s’échappe d’un coin du bâtiment. Les enfants ne se rendent pas bien compte du danger auquel ils auraient pu être confrontés, et la seule chose qui marquera ce jour dans la mémoire de la petite fille, c’est ce jeune homme que les policiers emmenèrent à travers la cour, avec un grand tatouage sur l’avant-bras gauche, qui représentait des flammes.
« Avance, Draiochtan ! » Entend-elle le policier dire au jeune garçon tatoué. Ce dernier tente de se débattre, en vain, et est embarqué dans une voiture. Jamais on ne répondra à la question des enfants – « Il va où le monsieur ? » - mais, par contre, dès le retour en classe, la maîtresse décida de remettre son cours sur les soustractions à plus tard, pour parler à la place des Draiochtans ; elle expliqua qu’ils étaient un peuple allant à l’encontre de la volonté des dieux, et qu’ils étaient dangereux. Très dangereux, très méchants, et que c’était pour ça que l’État les surveillait. Pour les protéger, eux, les enfants de la Nation.

Patience court dans les ruelles de la capitale. Elle a un grand sourire, étiré sur ses lèvres, malgré l’essoufflement qui la saisit, peu à peu. Mais l’adolescente n’en a que faire. Elles font la course, avec les copines, jusqu’à la fête foraine. Chacune a choisi un chemin différent, et elle est sûre de gagner. Celle qui gagne se fera payer une barbapapa par les deux autres. Et pour une gamine de dix ans, ça vaut le coup. Alors, les cheveux fermement attachés en queue de cheval volant derrière elle, les baskets prenant l’eau, la pluie devenant de plus en plus violente, elle fonce à travers les rues de la Vieille Ville, afin d’atteindre la Grande Place et sa fête foraine.
Enfin, elle l’aperçoit au loin, avec sa promesse de sucreries. Malgré son blouson, la jeune fille sent l’eau couler dans son dos. Sa mère allait être furieuse de la voir rentrer ainsi. Elle s’en moque. Elle va avoir sa barbapapa. Du moins le pense-t-elle, jusqu’à voir l’une de ses deux amies déjà là, essoufflée mais avec ce petit air de vainqueur absolument insupportable.
Patience gonfle les joues, de déception, et, mauvaise perdante, l’accuse de tricherie – elle a du prendre le bus – et refuse de payer sa barbapapa.

« Maman… J’ai un problème, Maman… »
L’adolescente a les joues roses, mal à l’aise. Sa mère fronce les sourcils, la sondant du regard. Le corps de sa fille commence à se former, la petite fille laisse peu à peu place à l’adolescente. Elle perd, doucement, ses traits ronds d’enfant, sa taille s’affine, sa poitrine grossit. Tout doucement. Alors, quand elle arrive avec son air gêné, sa mère commence à laisser un sourire se dessiner sur son visage. Sa fille deviendrait-elle une femme ? À treize ans, aurait-elle ses règles – enfin ?
« C’est normal, ma puce. Ça arrive à toutes les femmes, tu sais… Je vais te donner quelque chose pour t’aider. »
Dans les yeux de l’adolescente, une lueur d’espoir s’installe. C’est normal. Elle n’a pas à s’inquiéter. Elle suit sa mère et fronce les sourcils en voyant le petit paquet qu’elle lui tend, qui « devrait l’aider à faire face à ses petits soucis mensuels. » Elle n’a pas comprit. La détresse revient dans le regard de la jeune fille, qui secoue la tête, comme essayant de faire comprendre qu’elle se trompait sur la nature du problème.
« Non… Je croyais que je rêvais, maman. Je… je me sens tour à tour joyeuse, malheureuse, déprimée, puis amoureuse. Tout ça en l’espace de cinq minutes ! Et ça empire, maman… J’en ai mal à la tête ! »
Mais non, Maman ne saura pas l’aider. Elle lui expliquera que c’est normal, dans l’adolescence, que les hormones la travaillent et lui font confondre ses émotions, la rendant lunatique. Mais Patience n’en croira pas un traître mot. Elle sait, quelque part en elle, que ça n’a rien à voir avec ce dont sa mère parle.

La tête haute, un regard de défi dans les yeux, Patience Feather, quinze ans, se tient face à son proviseur. Il lui fait savoir qu’il a appelé ses parents pour les prévenir de la courante situation, mais la jeune fille ne l’écoute qu’à moitié : cette sale garce avait bien mérité ce qu’elle lui avait fait.
En deux ans, elle avait fini par comprendre ces maux de tête, à savoir d’où ils venaient. Pas à les faire siens, pas à contrer le flux d’émotions qui lui arrivait à chaque instant, encore moins à le contenir. Elle savait qu’elle était un de ces dangereux Draiochtans, et ça l’effrayait elle-même. Mais ça l’effrayait moins que de disparaître on ne sait où avec les flics. Alors elle n’en disait pas un mot, n’en avait jamais reparlé à sa mère, ni à qui que ce soit. À ce sujet, c’était une véritable tombe.
« Vous savez que les parents de Mademoiselle McClennan sont en droit de porter plainte contre vous ? »
Patience lève les yeux au ciel. À quinze ans, elle ne risquait pas grand-chose de la loi, elle le savait. Elle n’avait pas frappé assez fort pour ça. Pourtant elle n’y était pas allée de main morte. Elle avait littéralement tabassé la jeune Yvonne, et un pion avait du venir l’éloigner pour qu’elle arrête de lui envoyer son pied dans les côtes.
Cette colère ne lui avait pas appartenu. Pas totalement. Elle venait de Scott, le beau gosse de la classe, pour qui elle avait un méchant béguin. Les mots de haine envers les Draiochtans l’avaient mis dans une fureur rare – son père était enfermé pour ça – et Patience, en plus de se mettre elle-même en colère, avait reçu de plein fouet celle du jeune homme. Et s’était jetée sur Yvonne, la rouant de coups jusqu’à la faire tomber à terre. Une fois fait, elle avait envoyé son pied dans son buste, encore et encore.
« Une semaine d’inclusion, et une convocation des parents devrait vous calmer, jeune fille. La prochaine fois, ce sera conseil de discipline, suis-je clair ? » Très clair.
Enfin, elle peut sortir du bureau, du lycée, même, et rentrer chez elle. Mais quelqu’un l’attend, à la sortie du bahut : Scott.
« Eh… C’sympa d’avoir pris l’défense des Draiochtans, t’à l’heure. »
Elle ne peut pas contrôler le rouge qui lui monte aux joues. La prochaine chose qu’elle sait, c’est qu’elle s’avance, dans la ruelle, main dans la main avec le jeune homme, le cœur battant.

La porte claque derrière elle. Sac sur l’épaule, valise à la main, Patience descend les escaliers de l’immeuble les uns après les autres. Elle laisse l’appartement familial derrière elle. Elle vient d’avoir dix-huit ans, a été admise à la faculté de droit de Carképolis, est pleine d’espoir et quitte définitivement le cocon familial. Fini les disputes parce qu’elle rentre de chez Pierre, Paul, Jacques à trois heures du matin. Fini les prises de bec à cause de son mauvais caractère. Fini. Maintenant, elle respire l’indépendance et la liberté à plein nez : la voici enfin dans la vraie vie, goûtant à cette liberté si chère à son cœur.

« Non, vraiment, Joshua. Je suis désolée, mais je ne t’aime plus. »
Combien de fois avait-elle dit cette phrase ? Scott, Paul, Henry, Guillaume, et maintenant Joshua. Patience pousse les deux valises d’affaires qu’elle a rempli derrière la porte, avant d’y pousser le jeune homme, de deux ans son aîné. Il essaie de comprendre, de demander des explications – même une deuxième chance ! – mais rien n’y fait. La jeune fille de vingt et un ans le met littéralement à la porte, qu’elle ferme ensuite à double tour. Pfiouh, une bonne chose de faite.
Elle n’est plus en fac de droit. Trop difficile pour elle, elle ne parvenait pas à étudier. Le contexte était trop fermé, les débouchés trop carrés, ça ne convenait pas. Alors elle s’était tournée vers des études plus professionnelles, et avait trouvé son bonheur. Nous sommes en juillet, elle vient de décrocher son diplôme. Une nouvelle vie s’offrait à elle… Et qui disait nouvelle vie disait nouveau copain. De toute façon, Joshua n’était qu’un boulet incapable de faire un pas devant l’autre sans sa maman. Et puis, il était collant… Trop collant. Beaucoup trop, pour une jeune fille qui avait un besoin constant de respirer.
La demoiselle ne mit guère longtemps avant de retrouver quelqu’un, la chanceuse. Un dénommé Nathanaël. Un homme de son âge, adorablement maladroit, plein de charme, et d’un romantisme à tombe par terre. Le genre qui ne convient pas du tout à Patience ? Détrompez-vous, car, trois ans plus tard, elle enfilait une superbe robe blanche, et s’unissait à lui sous la bénédiction de la déesse Joséphine.

« Écoute, Naël… »
L’intéressé fronce les sourcils. Le ton que prend sa femme ne lui dit rien qui vaille. Il la connait, maintenant, après quelques années de vie commune, et de mariage. Et il sait que, quand elle commence à parler avec ce ton calme, à prendre des pincettes, c’est que les mauvaises nouvelles arrivent.
« Je vais demander le divorce, Naël. »
Que disais-je ? Mauvaise nouvelle. Mais le garçon s’était attendu à tout sauf à cela. Il regarda la jeune femme d’un air hébété, sans comprendre ce qui lui passait par la tête.
« Pardon ? Mais… Euh… Tu veux bien m’expliquer ? »
Patience a l’air désolée. Elle tenait vraiment à Nathanaël, et avait été prête, en se mariant, à sacrifier sa sacro-sainte liberté pour vivre à ses côtés. Mais… Elle s’était rendu compte que ce n’était pas son mariage, qui l’oppressait ; c’était le secret de sa capacité, l’Empire, le système tout entier. Voici déjà deux ans qu’elle a rejoint les rangs du Réseau Children, sans lui en parler. Et, à force de s’y investir, elle avait retrouvé son besoin de liberte. Et c’était incompatible avec un homme comme Naël, qui demandait de l’attention. Beaucoup trop.
Elle ne se perdra pas dans les détails. Et le divorce se passera en bons termes – elle est d’ailleurs toujours en contact avec son ancien mari, et ils entretiennent des relations amicales. Il fut suivi par une promotion, au sein de sa boîte, qui la nomma assistante de direction.
Puis, encore deux ans plus tard, la voici qui rejoint le cercle très fermé des leaders du Réseau Children. Elle, plus qu’un autre, pour son esprit vif, son charisme, et des convictions plus fortes que celles de beaucoup, dans leurs rangs.

Et la religion, dans tout ça ? Patience est une croyante. Elle est déiduxiste, et croit dans les cinq dieux et déesses. Néanmoins, elle ne croit pas dans la prophétie, et se demande de plus en plus si ce n'est pas une invention du gouvernement pour accentuer la ségrégation des Draiochtans.

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Vous avez sans doute lu le règlement. Quel est le mot-code? Edit Admin OK.

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MessageSujet: Re: Patience Feather   Lun 14 Mar - 20:28

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