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 Dure journée | Libre

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Patience Feather

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MessageSujet: Dure journée | Libre   Dim 30 Jan - 10:27

La porte du Devil's Sin s'ouvre dans un petit couinement. Malgré le fait que la nuit soit à peine sur le point de tomber, le bar est déjà plein. Oh, pas à craquer, mais il y a déjà du monde – assez pour occuper les serveuses et pour faire ronchonner le patron. Patience s'engouffre à l'intérieur, calmement, jonglant entre les diverses personnes comme une habituée des lieux. Oh non, ce n'est pas une pochtronne, voyons. Mais retrouver des amis ici était plus sûr que de les joindre Chez Paddle... Ou ailleurs que dans le quartier gris. Elle songeait aussi à passer à la station radio, histoire de leur donner les dernières actualités sur le mouvement – c'est-à-dire pas grand chose – et encourager les Children à penser aux responsables de l'attentat de février. Qui était-ce ? Et surtout... D'ici peu se poserait la question de les joindre, voire de s'allier à eux. Le faire avant que le gouvernement ne les découvre.
La Draiochtan s'approche du comptoir, s'installe calmement, et pousse un long soupir à fendre l'âme. L'homme blond, de l'autre côté du comptoir, essuyant ses verres, pose le torchon sur son épaule, et s'approche.

« Dure journée? »

Patience lève un regard un peu fatigué sur lui. Dure journée ? Hm, peut-être. Longue, plutôt. La femme remue ses pieds, du haut de son tabouret, comme pour essayer de faire passer la douleur provoquée par ses talons hauts. Elle a mal aux épaules, à la nuque, aux pieds. Bienvenue dans l'univers des emplois de bureaux, ma belle.
La journée avait été chargée, avouons le. Faire des allers et retours dans les studios de photographie, seconder les modèles complètement novices dans le domaine du mannequinat, checker les maquillages, les books, passer des coups de fil, en recevoir, gérer les nouvelles têtes, faire le tri via ce que leurs chasseurs de gueules avaient trouvé, … Elle n'était même pas sûre d'avoir pris une pause déjeuner.
Dis comme ça, ça paraît être une journée normale d'employé de bureau. Mais ajoutez à cela qu'en plus de sa propre pression, et du stress qu'elle subissait, elle devait faire avec celui des mannequins, et du bureau tout entier, avec son empathie. Elle avait aussi eu le malheur d'accueillir un modèle en larmes à cause du stress, et tout cela vers le bureau du grand patron – qui était en train de disputer un malheureux employé. Autant dire qu'elle avait sérieusement manqué de tact, à s'énerver sur sa panique, mais, heureusement, la maquilleuse était venue à sa rescousse, s'occupant de détendre le modèle en râlant que « Madame Feather est lunatique, mais elle peut être très gentille, ne t'inquiète pas... »
L'assistante de direction eut un sourire à ce souvenir, avant de pousser un soupir.

« Tu n'imagines pas ce que je donnerais pour un bain chaud... Avec pleeein de mousse. »

Le barman haussa les épaules. Pauvre Patience qui n'avait qu'une douche, dans son chez elle, et n'était pas prête de voir une baignoire pour se détendre. Tant pis pour elle. Elle se contenterait d'une crème pour ses pieds souffreteux, et d'un lit douillet – ou pas – pour reposer ses épaules.

« J'te sers comme d'hab', alors? »

Un hochement de tête lui répond. Quelqu'un de normalement constitué se soucierait de venir suffisamment souvent dans un bar pareil pour avoir un « comme d'hab' ». Mais quand on voit la tasse de café fumante, on se dit que finalement, la petite bonne femme estt bien sage ; c'est sans compter sur la crème et les deux doigts de whisky ajoutés avec délicatesse – enfin presque – par le barman.
Un sourire n°4 se dessine sur le visage de Patience. Elle remercie Cédric – car tel est le nom de votre serviteur mal luné du Devil's Sin – et prend sa tasse, la portant à ses lèvres avec délectation. Nickel.
Rien de tel pour vous faire oublier vos soucis. Y compris la colère d'un des clients, au fond du bar, alors qu'une bagarre commençait à se déclencher. La femme ferme les yeux, toute à son Irish Coffee, tentant d'ignorer le flux d'émotions en elle.
Il ne lui manquait donc plus qu'une baignoire et ce serait le bonheur parfait.

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MessageSujet: Re: Dure journée | Libre   Lun 31 Jan - 15:53

Bonne soirée en perspective au Devil's Sin. Le patron pouvait dire merci au froid de canard qui regnait dehors et qui poussait les gens à venir se réfugier dans le bar. Parmi la foule, on pouvait reconnaitre les habitués, jeunes gens au look gothique ou punk qui appréciaient l'ambiance rock n' roll de l'établissement (ben wé, Devil's Sin ça sonne pas trop salon de thé...). On trouvait aussi des adolescents venus avaler une bière sans l'apprécier juste
parce que boire de l'alcool c'est faire comme les grands. Enfin, dans un coin, assis sur un vieux divan devant une table basse, les types qu'on considérerait comme louches, ceux à qui on aimerait pas avoir affaire, des grands gaillards un peu gueules cassées à l'air pas commode. Celui assis au centre, habillé tout en noir, semblait le plus sympathique. Souriant, il parlait en bougeant les mains et les autres l'écoutant, riant parfois. Bien qu'un petit quelque chose d'hostile émanait de ce petit groupe, l'ambiance entre eux paraissait détendue et bon enfant.

Tout allait pour le mieux jusqu'à ce qu'un homme mal rasé, les cheveux longs et hirsutes, l'air passablement énervé et préoccupé, fit irruption dans le bar et chercha quelque chose du regard. Ses yeux s'illumina de fureur lorsqu'il croisa celui du type assis au milieu du canapé. Ce dernier, apercevant l'homme qui le fixait, perdit son sourire et on put lire la lassitude sur son visage. Il n'avait apparemment pas du tout envie de parler à ce type bizarre mais conserva son calme et le laissa se frayer un chemin jusqu'à lui sans broncher. L'homme mal rasé se planta devant le petit groupe, et le regarda à tour de rôle, trépignant presque sur place. Après un silence, il pointa un doigts accusateur sur le type en noir avant de brailler :

"T'es un enfoiré, Sick Boy !"

Quelques têtes se tournèrent, mais personne n'intervint. La plupart des clients aux alentours préféraient se concentrer sur leurs boissons plutôt que de se mêler à ce qui ressemblait à un règlement de compte. Le dénommé Sick Boy soutint le regard du type barbu un instant, puis étira un sourire tout ce qu'il y avait de plus hypocrite.

"Qu'est ce que je peux faire pour toi ?" demanda t-il sur le ton d'un
vendeur.

Cette phrase sembla énerver le type bizarre encore plus. Il lâcha entre ses dents serrés :

"T'avais pas l'droit ! T'avais dit que c'était OK ! Mais tes gars, là... ils ont rien voulus entendre ! On avait un accord !"


Sick Boy soupira, écarta les mains d'un air faussement désolé.

"Weeeell... J'ai dit crédit pour seulement un fois. Après je croyais que tu comprend que tu dois rembourser. Et payer pour les autres produits. Business is business, je peux pas te fournir pour du gratuit."


Trépignant toujours, se balançant nerveusement d'un pied sur l'autre, l'homme mal rasé avait presque de la fumée qui lui sortait des oreilles. Il ne trouvait pas ses mots, il savait parfaitement qu'il avait tort et qu'il devait payer. Il
fini par se calmer et demanda avec des yeux implorants :

"OK...encore...une toute petite dose. Une seule ! Après de toutes façons, j'arrête et je paie ! Mais laisse m'en encore une dernière... je t'en prie."

Ce genre de supplications, le dealer en avant entendu des centaines voire des milliers et ça ne l'attristait pas le moins du monde. C'était pas les restos du coeur, ici. Il avait une boutique à faire tourner. Pour toute réponse, Sick Boy saisit sa bière sur la table basse, en avala une gorgée et dit simplement avec le pire accent du monde :

"Je pas comprendre votre langue. Sorry."


Le type bizarre resta abasourdi quelques instants, puis se tourna lentement vers la sortie...avant de reprendre du poil de la bête, de revenir à la charge et d'enfoncer son poing dans la visage du dealer. Ses deux acolytes de canapé se levèrent aussitôt et saisir l'homme par les bras. Le type se débattant en hurlant des insultes incompréhensibles alors que Sick Boy, qui semblait n'avoir même pas senti la frappe, essayait de calmer le jeu.

"Stop, on arrête ! C'est pas grave, ça arrive, on se calme... Maintenant, tu t'en vas, et on va dire qu'il s'est rien passé, OK ?"

Bon prince, le dealer. Il n'avait juste pas envie de se gâcher la soirée pour un camé en manque. Ses deux amis rélachèrent le type qui en profita aussitôt pour frapper de nouveau Sick Boy au visage avant de se faire à nouveau immobiliser. Autour d'eux, plusieurs personnes avaient quitter leur table pour aller s'assoir ailleurs. Le dealer conserva sont calme, lâcha un soupir et dit simplement :

"Non mais sérieusement... c'est lourd. Pars, maintenant."

Ultime provocation, le junky, les bras toujours immobilisés, lança son pied en avant et tapa dans la main de l'homme en noir qui lâcha son verre de bière. Il contempla le précieux liquide se répandre sur le sol, silencieux et passif, puis il leva des yeux lasses sur le junky et fit un signe de la main avant de ramasser son verre vide et d'abandonner son siège. Ledit signe de la main était destiner aux deux types qui l'accompagnait et signifiait "allez y, éclatez vous, éclatez le, j'en ai rien à foutre." Aussitôt, le junky devenu hystérique fut entrainé dehors et certainement tabassé dans une ruelle, mais cela ne nous regarde plus.

A présent sans bière fixe, Sick Boy se fraya un chemin jusqu'au barre, son verre vide à la main. De l'autre côté du barre, Cédric etait occupé avec un cocktail et le dealer n'était plus d'humeur à patienter. De plus, il savait parfaitement se servir d'une pression. Aussi, il se hissa sur un tabouret juste à côté d'une femme qui sirotait son irish coffee et, se penchant de l'autre côté du bar, se servit sa bière lui même dans le dos du barman. L'exercice était assez difficile étant donné qu'il se trouvait derrière la tireuse. Aussi, sa bière avait peut être un peu trop de mousse. Avant que Cédric ait le temps de se retourner, il se rassit innocemment sur le tabouret et sirota sa boisson comme si de rien n'était. Il lança un regard un peu espiègle à sa voisine de comptoir qui avait put admirer l'exploit et chuchotta :

"Vous n'avez rien vu."
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MessageSujet: Re: Dure journée | Libre   Mar 1 Fév - 21:19

Une baignoire et un massage des pieds.
Définitivement, songea la résistante, ça serait le bonheur le plus total. Mais pour ça, il fallait un homme. Et pas un homme dont on ne s'encombre qu'une soirée. Quoique, pour la baignoire, ça pouvait se trouver. Glissant ses lèvres hors de son café, elle se surprend à regretter la vie de femme mariée et ses petits plaisirs tout simple. Et chasse bien vite cette pensée, sachant pertinemment que ça ferait probablement comme la fois d'avant : on y croit, et la naturel revient au galop, tôt ou tard, avec son besoin de liberté et d'indépendance. Chose que le mariage n'offrait pas.
Mais une réflexion sur le mariage me semble fort mal tomber dans ce rp. Au milieu de baignoires et bagarre, et Irish Coffee, ça n'a pas sa place. Elle croise ses jambes, habillée trop élégamment pour les lieux. Il faut dire qu'en travaillant dans les bureaux du Centre, elle devait faire preuve d'un minimum de standing, ce qui expliquait son chemisier blanc à col en v, et son pantalon noir, droit, strillé de rayures grises verticales... Et les talons haut de bien dix centimètres. Elle avait encore sa veste en laine synthétique sur les épaules, mais ne tarderait pas à s'en débarraser : le froid du mois de mars n'entrait pas dans ce bar... Ou du moins n'avait pas le temps d'y rester. Et le café, ça réchauffe.

Son regard finit par s'accrocher à la bagarre qui semblait commencer au fond de la salle. Un mec qui en frappe un autre, lequel ne répond pas. Elle fronce imperceptiblement les sourcils, mais, observatrice silencieuse, ne détache pas le regard. Ce n'est pas la première bagarre à laquelle elle assiste, elle ne fera pas sa prude demoiselle choquée par l'attitude virile de ces mâles.
Elle boit à nouveau son café, et récupère du bout de la langue la crème qui s'égare sur ses lèvres, ou à leurs coins. Elle cille, voit un nouveau coup partir. Toujours neutre, elle ne bronche pas, même en voyant la bière s'écouler sur le sol. Par contre, elle ne peut retenir une grimace en voyant ce qui, visiblement, n'était qu'un junky en manque, se faire trainer dehors par deux autres types. Elle sentait son désespoir et son manque d'ici ; et elle savait ce qui attendait le pauvre homme. Probablement un bon passage à tabac, dans les règles de l'art. S'il avait de la chance, il n'aurait pas de côtes cassées. Sinon, il devrait attendre qu'une bonne âme alerte des secours ambulanciers.
Les jambes toujours croisées, assise sur son tabouret, elle observe du coin de l'oeil le mec s'étant fait taper dessus s'approcher du comptoir. Puis fronce les sourcils en le voyant agir, se tournant lentement vers lui, alors que Cédric semblait ne pas l'avoir vu du moins du monde. Eh bien, il y en avait qui n'se gênaient pas, dites donc. Faites comme chez vous ! Ce n'était pas dit que le patron apprécie.
Et il a en plus le culot de venir lui rappeler qu'elle ne devait rien en dire. La jeune femme pince fugacement les lèvres, avant de les laisser se déchirer en un sourire : on dégaine le sourire numéro 8, le sourire au coin qui laisse sous-entendre une idée derrière la tête, et on se penche vers son complice, sur le ton de la confidence.

« On peut s'arranger en effet. » souffle-t-elle en tendant sa main libre – celle sans café – vers le dealer, avec l'audace de la femme d'affaires qui n'hésite pas à s'aventurer en terrain inconnu.

Et pour un terrain inconnu... Elle ne connaissait l'homme ni d'Ève, ni d'Adam, mais avait vu qu'il avait suffisamment de longueur de bras pour ne pas se salir les mains à tabasser un junky lui-même. Mais c'était là qu'était tout l'art de l'audace. Le petit coup inattendu ; quoique, on aurait pu s'en douter. Dans le Devil's Sin, rares étaient ceux qui acceptaient de rendre service gratuitement, même si beaucoup auraient accédé à la requête de Sick Boy juste parce qu'ils avaient peur de sa carrure, et qu'ils voulaient pas que le patron fasse un scandale.
Mais Patoche, petite chose d'un mètre soixante, n'en a cure, du haut de ses talons de dix centimètres, son Irish Coffee entre les doigts. Il n'y a pas de petit profit, après tout.

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MessageSujet: Re: Dure journée | Libre   Jeu 3 Fév - 16:38

Le coup de poing infligé au dealer n'avait laissé aucune marque. Ou s'il en avait laissé une, elle avait rapidement disparue. Sick Boy n'aimait pas se battre en public. Il aimait les sports de combat quand c'était à la loyal, entre potes, pour s'amuser... Mais éclater la tête à quelqu'un au milieu d'un bar assez peuplé, ça ne lui ferait pas une bonne pub. Il avait la réputation d'être sympa, voire même gentil (pour un dealer), ça faisait oublier aux gens que la drogue c'était cher et dangereux, il préférait donc garder cette image et ne pas se salir les mains à tabasser les camés lui même.

Mais nous en étions restée au comptoir.

« Vous n'avez rien vu ».... Cette phrase était plus destiné à détendre l'atmosphère qu'à assurer les arrières du jeune homme. Plutôt du genre « huhuhu j'ai collé un poisson dans le dos du prof huhuhu surtout tu dis rien ! » Il connaissait bien le barman, et ce n'était pas la première fois qu'il lui faisait ce genre de p'tite blagounette, il n'avait donc pas grand chose à craindre de Cédric, aussi bougon et râleur soit-il. Sick Boy portait sa bière trop mousseuse à sa bouche lorsque la jeune femme s'adressa à lui, entrant dans son jeu...peut être un peu trop fort. Le dealer fut surpris, il ne s'attendait pas à ce genre de réaction, plutôt à un gloussement ou, au contraire, à un soupir méprisant. Mais surement pas à du chantage ! Il étira cependant un sourire en pensant que lui même aurait sauté sur l'occasion si elle s'était présentée à lui. Il observa un cours instant la personne qui le faisait gentiment chanter. On aurait jamais pensé qu'une femme comme ça aille boire son habituelle café (irish de surcroit) dans un endroit comme le Devil's Sin. Non, Sick Boy l'aurait plutôt imaginée dégustant un thé parfumé exotique dans un café lounge un peu branché du centre ville, et cela entourée de ses meilleurs copines en train de discuter de chaussures à la mode, de régime et du prince charmant. Mais non, au lieu de ça, elle était toute seule, dans un bar un peu crade des quartiers gris, à boire du café au whisky tout en faisant chanter un dealer et pas un petit, en plus... Elle avait de l'audace, cette petite (oui parce que même perché sur un tabouret de bar on voyait bien qu'elle ne culminait pas très haut), et elle cachait bien son jeu sous ses vêtements strictes. Curieux et intéressé, Sick Boy voulait voir jusqu'où elle était prête à aller. Il étira un fin sourire puis baissa les yeux sur cette main ouverte qui réclamait surement un pot de vin.

« Désolé, j'ai pas monnaie sur moi... » commença t-il avant de jeter un regard discret en direction du barman.

Ce dernier était très occupé à découper une rondelle de citron pour décorer un cocktail; arce que le Devil's sin avait beau être un bar modeste, son barman aimait son métier et essayait de le faire au mieux.

« … mais je vois que vous aimez le whisky... » poursuivit le dealer en pointant du doigt la boisson tenue par la jeune femme.

Sur ce, il descendit de son propre tabouret et s'eloigna pour attraper un verre à whisky ranger un peu plus derrière le bar. A force de venir boire et discuter ici, il avait fini par mémoriser où se ranger chaque chose. Il revint rapidement à sa place et attrapa la bouteille de whisky que Cédric avait abandonné près de Patience lorsqu'il avait fait l'irish coffee. Toujours en surveillant le barman, il versa un doigts de liquide ambrée dans le verre, montrant ainsi son incroyable capacité à servir correctement un verre tout en regardant ailleurs. Il reposa ensuite la bouteille comme ci de rien n'était, fit glisser le verre jusqu'à Patience, s'empara du sien et trinqua rapidement sans attendre que la jeune femme ne saisissent sa boisson gratuite (enfin, elle le paierait de son silence).

« Cheers ! » lança t-il joyeusement avant de replonger le nez dans sa mousse.

A ce moment là, le barman se retourna et posa le cocktail préparé avec amour sur un plateau. Il tourna la tête vers les deux personnes avec un air suspicieux. Déjà parce que, selon lui, Sick Boy avait toujours quelque chose à se reprocher et d'autres parts, qu'est ce qu'il était aller s'assoir vers Patience, ce vieux pervers ? Et depuis quand servait il la bière aussi mal ? Et d'où il sort ce verre de whisky ?
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Patience Feather

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MessageSujet: Re: Dure journée | Libre   Lun 7 Fév - 9:58

Dégustant un thé parfumé exotique dans un café lounge un peu branché du centre ville, entourée de ses copines en train de discuter de chaussures à la mode, de régime ou, pire, du prince charmant ?! Voilà qui était fort mal connaître, ou ne serait-ce qu’estimer Patience. Certes les vêtements stricts – de rigueur pour son emploi, d’autant plus que c’était dans une des entreprises fleurissantes du centre de la Cité – pouvaient induire en erreur, certes sa tenue, fière, et son port de tête droit pouvaient la faire passer pour quelqu’un d’une classe sociale supérieure à celle qu’elle occupait… Mais son regard, méfiant, sondant chaque personne dans son champ de vision, ne trompait personne ; un membre de la classe haute de la population ne serait pas autant sur ses gardes, pas aussi méfiant, et aurait sans doute trouvé ça pittoresque de venir ici se faire faire les poches.
Hm, en fait non. Un membre de la classe haute de la population ne se serait pas perdu dans un endroit pareil. Il se serait trouvé dans un café lounge du centre-ville, á déguster un thé exotique en causant affaires et charmantes demoiselles avec ses collègues. Non, décidément, ça ne collait pas à la jeune femme.
Et elle le prouvait. Elle ne glousserait pas – elle avait un minimum de fierté et avait passé l’âge de glousser aux bêtises du premier venu – et ne se montrerait pas méprisante non plus – ça, c’était une réaction de prude, qui s’est perdue par ici et n’a rien à y faire. Si elle ne venait pas des quartiers les plus miséreux, elle n’avait jamais non plus eu beaucoup d’argent, et sa famille non plus. Ainsi donc, les endroits comme le Devil’s Sin ne lui faisaient pas peur… Et elle y était même parfaitement adaptée.

En attendant, monsieur-je-me-sers-tout-seul n’a pas de monnaie. Patience hausse un sourcil dubitatif, comme doutant fortement de sa parole, pince un instant les lèvres, mais, ne parvenant pas à dissocier les sentiments du dealer de tous les autres qui lui arrivaient dessus dans cette salle, ne put même pas tenter de jouer à savoir s’il lui mentait. Tant pis, on s’en passera. Accordons-lui le bénéfice du doute.
Mais monsieur ne manque pas de ressources. À défaut de pouvoir la soudoyer avec de l’argent, il propose de la soudoyer… Avec celui du patron. Elle l’observe faire, étire même un sourire vaguement amusé sur ses lèvres. Elle hésite, mais finalement, si Cédric râle, ce ne sera pas son problème mais celui du dealer. Résistante, peut-être, mais elle n’allait pas accepter de porter le chapeau pour un type qu’elle avait rencontré dix secondes plus tôt.
Ses yeux suivent le parcours du liquide ambré dans le verre, sans qu’elle ne pipe mot. Très belle capacité à servir à boire et à regarder ailleurs, pas mal du tout. La Draiochtan décroise ses jambes, et les recroise dans l’autre sens. Son sourire vaguement amusé aux lèvres réapparaît lorsque le dealer trinque, et elle lui renvoie un simple signe de tête – elle finit d’abord son café et après seulement elle toucherait au whisky.

Cédric étant derrière elle, elle ne le voit pas terminer son cocktail, préparé avec amour, et donc lancer un long regard méfiant à Sick Boy, puis aux boissons. Ses lèvres glissent dans le café, savourent le whisky mêlé à l’arôme fort d’un café bon marché. Ce n’est pas le meilleur du coin, mais elle avait droit au bon alcool, et pas à l’espèce d’alcool à brûler que le barman servait habituellement. C’était aussi pour ça qu’elle n’avait pas touché au verre servi par le dealer : elle n’était pas sûre qu’il s’agisse du bon whisky, et faut pas déconner, elle ne boirait pas son espèce de desktop entretien canalisations.

« Et, à part vous amuser avec les nerfs du patron… » Déduction simple : quelqu’un qui s’auto-sert ne peut que s’amuser régulièrement à embêter le barman mal-luné. « … et soudoyer d’honnêtes citoyens, vous avez d’autres occupations dans la vie ? »

Tant qu’à être ici, autant tenter d’avoir un peu de vie sociale en dehors du boulot et du réseau. Ce type n’était sans doute pas des plus recommandables, il ne savait pas servir la bière à l’envers, mais au moins, il avait du culot et de l’humour – enfin, apparemment – quand il n’envoyait pas des junkies se faire tabasser dans la ruelle.
Et pis… Elle n’a pas peur, non, de faire la discussion – mondaine et faite de banalités – avec un dealer – et pas un p’tit en plus ! – seule, dans un bar crade bourré de personnes ayant des choses à se reprocher et des prostituées sur les genoux.
Mais n’avait-elle pas elle-même des choses à se reprocher ?

[Désolée je fais pas beaucoup avancer le schmilblick...]

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MessageSujet: Re: Dure journée | Libre   Lun 7 Fév - 16:52

Sick Boy paraissait détaché, concentré sur sa boisson. Il n'avait pas vraiment réfléchi lorsqu'il avait volé un verre de whisky pour acheter le silence de sa voisine de comptoir, mais avec du recul, c'est vrai que c'était culotté. Malgré son air indifférent, il ressentait une certaine fierté. C'est que ça avait de la gueule, ça fait Robin des bois, bad boy, les filles adorent ! Pourtant, cela avait arraché qu'un petite sourire à la jeune femme. Toujours imperturbable, le dealer ne pouvait pourtant pas nier qu'il était un peu déçu. Il s'était attendu un plus d'effet. Cependant, le peu de réaction de la jeune femme traduisait chez elle une certain maintiens. Elle s'éloignait de plus en plus de la cruche BCBG que ses vêtements laissait croire et cela piqua l'intérêt du dealer. Il n'arrivait pas à la sonder, et pour ne rien laisser paraître face à un vendeur né comme Sick Boy, il fallait être fort.

Elle démarra la conversation. Au lieu de l'ignorer complétement et de profiter de sa boisson gratuite (qu'elle ne daigna d'ailleurs même pas toucher), elle fit l'effort de briser la glace. Ouais pourquoi pas... si ça se trouve, c'était une BCBG qui cherchait de quoi pimenter son ennuyeuse vie de bourgeoise, on allait pas cracher sur une cliente de plus. Cependant, il ne pouvait pas lui balancer comme ça qu'il était dealer de drogue. Autant aller demander aux flics s'ils étaient OK pour faire un aqua dans leur voiture. Quoiqu'avec les gyrophares, ça pourrait être fun...

Le jeune homme souri aimablement et répondit :

« J'ai juste arrivé dans votre pays. J'ai pas de travail, mais le bar tender m'aime bien alors je prend la bière moi même. »


Il tira une cigarette de son paquet et la coinça entre ses lèvres avant de poursuivre.

« Je faisais quelques boulots mais je parle pas assez bien la langue alors le patron m'a viré. »

Pas plus de détails pour éviter de s'enfoncer dans un mensonge difficile à rendre crédible. La jeune femme devait surement penser qu'elle était en face d'un type un peu simple mais gentil, inoffensif quoi... Stratégie commerciale de base : faire croire au client que c'est lui le cerveau. Enfin, quand il tombe dans le panneau, évidemment...

Le dealer saisit son briquet et s'apprêta a allumer sa cigarette. Cédric jaillit alors devant lui, et lui arracha sa cigarette de la bouche en lançant d'une voix autoritaire :

« On fume pas ici ! »

Ah oui c'est vrai... pays chiant... Le dealer soupira et récupéra la cigarette entre les doigts de Cédric pour la reposer à côté de son paquet. Le barman le toisa d'un air toujours aussi méfiant puis se tourna vers Patience

« S'il t'embête, tu me le dis, hein ! »


Ah ben bravo ! Merci ! Super la réputation ! Sick Boy parut tomber de haut et afficha le visage le plus étonné et le plus innocent qu'il avait en stock. En attendant, il venait de perdre pas mal de crédibilité. Le coup du « bartender m'aime bien » sonnait un peu faux à présent. Le dealer soutint le regard accusateur de Cédric puis finit par étirer un sourire amusé :

« Tu souris pas beaucoup pour quelqu'un qui vend de l'alcool. »


« Et toi tu souris trop pour quelqu'un qu'a rien à se reprocher ! » répliqua le barman avant de retourner à ses clients.

Il lança cependant un dernier regard à Patience. Et ses yeux disaient « méfie toi »... Pendant ce temps, Sick Boy fut secouer d'un petit rire amusé, du genre « ah ce Cédric, qu'est ce qu'on se marre avec lui. » Il replaça sa cigarette entre ses lèvres et se contenta d'en mâchonner le filtre.

« Et vous ? Vous êtes bien habillée pour ce pub. Vous travaillez où ? »
enchaina t-il sans ajouter plus de commentaire à l'intervention du barman.

Elle n'avait toujours pas toucher à son verre de whisky. Quoi... elle voulait de la glace en plus... ? Et ptêtre une rondelle de citron aussi ? Bourgeoise, bourgeoise, bourgeoiiiiise !
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MessageSujet: Re: Dure journée | Libre   Dim 13 Fév - 10:19

Fort, ou bien être un professionnel de l'apparence. C'était son métier, et son occupation hors-boulot, que de jouer avec les apparences, de manière à tromper les autres, parfois les destabiliser. C'était sans doute pour cela que le vendeur-né n'arrivait pas à la sonder : parce qu'elle pouvait se montrer particulièrement maîtresse d'elle-même – et quand elle ne faisait plus cet effort, ça finissait souvent par péter. Mais il ne faut pas croire, Patience peut faire preuve de civisme, et cesser de hurler à tout bout de champ.
Et non, donc, définitivement, elle n'était pas une BCBG qui cherchait à pimenter sa vie de bourgeoise. Elle avait de quoi faire, avec le Réseau, pour ça. Et puis, la drogue, elle avait déjà donné. Comme tout adolescent – ou presque – elle avait été curieuse. La première cuite, puis le premier joint, puis le premier space cake... Puis le speed... Rien de bien fort, mais les effets avaient été assez désastreux pour la dissuader de se saouler ou de retoucher à la drogue. Avec un don comme le sien, la drogue lui faisait perdre tout contrôle, et exacerbait les émotions autour d'elle. C'était le bad trip assuré. Bref, désolée Sicky, mais ce ne sera pas un client supplémentaire...

La stratégie de passer pour quelqu'un de simple aurait pu passer. Patience manqua d'y croire, vraiment. Après tout, ça sonnait assez logique : parler bancal, accent, … Ça tenait. Ça aurait pu tenir. Si Cédric n'avait pas débarqué en plein milieu du mensonge pour engueuler Sick Boy, et surtout, ne s'était pas tourné vers la résistante pour la mettre en garde. Cette dernière fronça les sourcils, et tourna son regard vers le dealer. Pas d'bol, elle aurait plus tendance à faire confiance à un barman qu'elle connaissait plutôt qu'à un mec qui avait envoyé quelqu'un se faire tabasser dans la ruelle d'à côté.
Ses yeux se tournèrent donc vers son interlocuteur, le sondant d'un regard méfiant, à présent. Elle l'écouta reprocher son manque de sourire à Cédric, la réplique de ce dernier avec un sourire amusé, buvant toujours très tranquillement son café. Elle semblait réfléchir. Devait-elle se méfier du dealer parce qu'il n'était pas aussi sympa qu'il pouvait en avoir l'air, ou parce que c'était une potentielle balance ? Hm. L'unique façon de le savoir, c'était de continuer en entrant dans son jeu. Ne pas le laisser grater la couche de peinture dorée pour trouver la rouille. Ça, elle savait faire, il n'y avait pas de problème en général.

Le voici qui lui parle à nouveau. Bien. Rentrons gentiment dans son jeu, histoire de voir. Elle garde son dos droit, son maintien, et répond dans un sourire affable :

« Je travaille au centre de la cité. Une agence de mannequinat. » fit-elle, sans rentrer dans les détails – après tout, c'était la capitale, il y avait plusieurs agences de mannequinat là-bas, dont des grosses entreprises. Ça restait donc très vague, comme information, surtout si elle ne donnait pas son poste.

Voilà qui, en tout cas, expliquait son look, si elle sortait du travail. Elle, et ses pieds douloureux, et son envie de bain, et son irish coffee. Et non, elle ne touchait toujours pas à son verre de whisky, méfiante sur ce pauvre petit verre qui n'avait rien demandé à personne pour le coup. Elle ne l'avait pas vu glisser quoi que ce soit dedans, mais sait-on qu'elle ait échappé un geste. Après tout, ces types peu scrupuleux étaient particulièrement doués pour glisser ces petits cachets sans qu'on les voit.
Merci Cédric, tu as réveillé son côté méfiance paranoïaque.
Étant donné que je n'ai pas d'idée über lumineuse pour relancer le rp, je pense que nous nous contenterons d'un rp papote. Ou bien on essaiera de caser la baignoire. Tiens, à ce sujet...

« C'est un boulot plus demandeur qu'il peut n'y paraître, vous savez... Et si vous saviez ce que je donnerais pour un bain chaud... » Elle marque une pause. Patoche, tu t'égares ; la prochaine étape, ce serait de lui parler de canard qui vibre, tiens, tant qu'à faire ! « Mais qu'êtes-vous venu faire dans notre beau pays? » L'ironie de la phrase ne serait pas facile à détecter pour le premier venu. « La... Lomondie ? Avec votre accent, je suppose que vous venez de là... La Lomondie est un beau pays pourtant. »

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MessageSujet: Re: Dure journée | Libre   Mar 1 Mar - 14:01

Ce maintien fier et distingué qu'arborait la jeune femme faisait tâche dans l'antre à beuverie qu'était le Devil's Sin (oui parce que quand la crasse domine, c'est le propre qui fait tâche). Peut être était ce parce qu'elle n'en était qu'à son premier verre. De son côté, Sick Boy, qui n'en était pas à sa première gorgée d'alcool, était accoudé au bar, pas vraiment avachi mais nonchalant et décontracté. Il écoutait la jeune femme parler de son boulot. Elle s'étalait peu, bien que le sujet ai piqué l'intêret du dealer qui écarquilla des yeux brillants de malice à l'annonce du mot « mannequin ». Ah ouais ? Elle connaissait des mannequins ? Du genre, grande blonde super bien foutue ? Il aurait put penser que le mannequin, c'était elle, mais par sa prestance, ce dos éternellement droit et même cette air un peu autoritaire, elle avait plutôt l'air d'occuper un poste de chef. Et puis, elle était bien petite pour faire mannequin. Mais voici qu'elle lui confiait rêver d'un bon bain chaud. L'association baignoire + mannequin fit s'emballer l'imagination de Sick Boy, qui, pendant quelques secondes, arbora un regard vide et un léger sourire...intéressé. Heureusement qu'elle enchaina directement sur la Lomondie, parce qu'un peu plus et il lui aurait proposé sa propre baignoire pour elle et ses copines mannequins. Le dealer abandonna ses fantasmes de plomberies pour prendre à son tour la parole.

« Lomond ? Oui, c'est joli mais il fait beaucoup le temps froid et la pluie. A Linea, c'est bien, il fait plus de soleil et la nourriture est mieux aussi. »

Des remarques de touristes... En même temps, il ne voulait pas froisser l'autochtones. Il ne savait jamais comment réagir devant un Carkepolois. C'était toujours soit tout noir, soit tout blanc. Il y avait les partisans de l'empereur, fidèles et dévoués, qui ne supporterait pas qu'on critique la patrie et ceux qui aimaient se plaindre de la situation tendue à Linéa. Sick Boy ne savait jamais sur quel pied danser donc il se contentait des détails qui n'intéressent que les touristes : la météo et la bouffe. Juste après qu'il eut achevé sa phrase, un homme titubant qui s'agrippait au comptoir pour ne pas tomber, renversa un tabouret et fut secouer d'un rire gras qui traduisait une ébriété avancée. Sick Boy étira un sourire et ajouta pour Patience :

« Par contre, en Lomondie, on sait boire. »

Et il avala le reste de sa bière d'une traite comme pour illustrer son propos. Il ne s'étala pas plus sur le sujet de la Lomondie, il aurait aimé éviter de lui dire « je suis parti parce que j'ai des super pouvoirs et que ça donnait une bonne raison à mon patron mafieux pour me balancer dans un fleuve avec une enclume attachée aux pieds. » Pour passer l'envie à Patience de poser plus de question il revint au mannequinat.

« Alors une agence de model ? C'est eux qui vous oblige à être habillée comme ça, même dans le bar ? C'est pas que c'est pas joli mais ici, vous avez pas besoin des chaussures qui font mal et des cheveux attachés. Et même si vous buvez litres de l'alcool, personne jugera vous si vous vomit par terre. »

C'était une invitation pas très délicate à la boisson, certes. Mais c'était le programme qu'il se réservait à lui même, le vomi en moins, il avait trop de dignité pour ça. Il jeta un regard en direction de Cédric qui se retourna immédiatement, comme si son instinct lui avait prédit un coup fourré. Le barman croisa les yeux du dealer qui sortit un billet, voyant qu'un autre vol de bouteille serait trop flagrant. Alors que le barman s'avançait pour prendre la commande, Sick Boy souffla à Patience :

« On a pas besoin d'un bain chaud pour se détendre, il y a tout ce qu'il faut ici. Vous voulez boire quoi après votre whisky ? »

En espérant que Patience soit une pocharde... Avec un peu d'alcool, elle oserait peut être enlever ses chaussures qui font mal, détacher ses cheveux et danser pieds nus sur le bar. Après une si dure journée...
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MessageSujet: Re: Dure journée | Libre   Sam 12 Mar - 17:40

Et, en effet, face aux commentaires de Sick Boy, une pensée traversa fugacement l'esprit de Patience : touriste. La nourriture et le beau temps, ils ne savent parler que de ça, les étrangers. Il n'y avait personne pour se soucier de la politique de répression du pays... Ou pour assumer ce qu'ils pensaient réellement à ce sujet. La Draichtan n'était pas du genre à se plaindre de la situation – mais plutôt à se battre pour la faire changer – et encore moins à chanter les louanges de l'Empereur. Si elle taisait ses opinions en public, il était rare, voire improbable, de la voir dire quelque chose qui pourrait lécher les bottes du régime. Une position neutre qui la maintenait à l'abri de tous les ennuis.
Ainsi, elle se contenta de pincer les lèvres à la remarque, reportant ses yeux sur l'individu manifestement ivre qui venait s'étaler devant le comptoir. Pauvre Cédric, qui allait encore devoir nettoyer les frasques de ses clients... Décidément, elle préférait l'univers du mannequinat, c'était tout de même plus propre. Non pas qu'elle soit maniaque – sinon elle n'oserait même pas mettre les pieds ici – mais mettre les mains là-dedans pour ramassis ce genre de débris, ça donnait pas vraiment envie. C'était malheureusement ce genre de personnes, souvent fauchées, alcooliques ou droguées, qui étaient les plus dangereuses pour les Children ; prêts à tout pour avoir leur dose, prêt à tout, y compris à dénoncer ce qu'il restait de bon dans sa patrie.

Alors en Lomondie, ils savaient boire, hein ? Hm. Patience aurait pu prendre ça pour un défi. Ça sonnait comme un défi. Maintenant, le tout était de savoir si elle allait le relever ou non. Franchement, ça avait quelque chose de tentant. Oublier ses soucis, pendant un moment... Mais ce ne serait pas sérieux. Si, saoule, elle se mettait à dire des bêtises sur le Réseau, elle ne donnait pas cher de sa peau. Donc à éviter dans un endroit aussi bondé.
Mais elle n'eut pas le temps de répondre, décliner, ou même relever le défi. Sick Boy enchaînait déjà sur quelque chose d'autre... Le boulot. Bravo ma belle, bien sûr qu'un homme ne peut être qu'intéressé par la perspective de rentrer en contact avec des mannequins – même si peu savent que le mannequinat sauvage n'engage pas forcément des femmes d'un mètre soixante-dix et de cinquante kilos.

« Vous savez, je ne prends forcément la peine de me pouponner à la sortie du bureau pour venir dans un bar. » fit-elle calmement. « Je ne passe pas par chez moi non plus. Mais vous avez raison, les chaussures sont de trop. »

Sur ce, elle posa son café, désormais vide – miracle ! - sur le comptoir, pour glisser sa main à ses chevilles, et défaire ses chaussures. Ne trouvant pas de meilleur endroit, elle les posa, l'une après l'autre, sur le comptoir – dans un endroit pareil, on sait jamais, une prostipute pourrait les lui voler... Ou un fétichiste. Anticipant la réaction de Cédric, elle lui envoya immédiatement un regard dur.

« La moindre remarque sur l'odeur de mes pieds te vaudra une des chaussures dans ta capacité à procréer. » lança-t-elle en caressant le cuir du bout des doigts. « Valable pour vous aussi. » acheva-t-elle envers Sick Boy.

Elle glisse, ENFIN, ses doigts sur le verre de whisky, observant le billet s'agiter sous son nez. Tiens donc. Et après il osait dire qu'il n'avait pas de monnaie pour acheter son silence, le vil menteur ; le regard incendiaire de la jeune femme soulignait bien qu'elle avait remarqué le détail, mais elle ne le releva pas de suite.

« On verra après le whisky. » souffla-t-elle. « Chaque chose en son temps... » Elle esquissa son sourire n°8, le sourire taquin, un tantinet joueur, qui s'étire en coin. « Ne brûlons pas les étapes, voulez-vous. »

Elle s'apprête alors à tremper ses lèvres dans le whisky, prête à se détendre un peu, pieds nus – jambes parfaitement épilées, bien que le pantalon ne laisse apercevoir que ses chevilles – mais bien évidemment, ça ne dure pas. Bien sûr que non, il faut que quelque chose d'inattendu arrive. Ce genre d'évènements qui rapprochent, ou bien qui éloignent...
Les cris vinrent d'abord de l'étage du Devil's Sin, là où les filles de joie étaient libres d'amener les clients – parce que le patron était trop gentil. Un cri perçant, féminin, terrifié.
Le temps parut se suspendre, dans le bar. Même Cédric avait arrêté d'essuyer ses verres. Même le pochtron de toute à l'heure avait cessé de rire comme un idiot. Patience leva le nez, puis, tous en même temps, tout le monde sembla percuter. Quelqu'un, une femme, avait crié, quoi ! Un fait suffisamment inhabituel pour être noté !
La voici qui bondit sur ses pieds, finalement, et qui file à l'étage – je suppose que Sicky la suit ? Sinon je modifierai mon post en conséquence, tiens moi au jus – abandonnant son whisky et ses escarpins au bar. Maintenant, la panique venait étreindre sa poitrine. La panique, le stress, la terreur.
La douleur.
Patience accélère le pas. La douleur n'est qu'une notion qu'elle ressent, grâce à son empathie, mais elle ne la sent pas comme si elle en était la victime directe. Elle s'avance en direction des cris, et pousse une porte à la volée...
Et crie à son tour. De surprise. Elle reste tétanisée un instant devant le spectacle des flammes qui dévorent la chambre miteuse. Dans un coin, un jeune garçon, d'environ quinze ans – qui avait sans doute voulu se payer une prostituée pour devenir un homme – recroquevillé sur lui-même, perdu. Le stress, et un peu de panique, émanait de lui. De l'autre côté, sur le lit, prisonnière des flammes, la prostituée, nue – comme le garçon – qui tentait de se libérer, en vain, en hurlant. Son bras avait une drôle de couleur, ce qui indiquait que la douleur, et la terreur, venait d'elle – qui était déjà brûlée.

Patience s'avança immédiatement vers le garçon, sachant qu'elle ne pourrait pas franchir les flammes.

« De l'eau ! Allez chercher de l'eau ! » hurla-t-elle à Sick Boy. « Avant que ça ne se propage ! » À noter qu'elle ne demandait pas d'appeler les pompiers. Non à cause de l'état d'urgence – enfin si, un peu – mais parce que la situation paraissait claire : on ne fout pas le feu par plaisir. Le gamin a du paniquer, manquer de confiance en lui, ou manger une réflexion mal placée de la prostituée. À cet âge, une capacité est incontrôlable et peut faire des ravages. Une dose de stress trop forte aura eu raison de lui... Et de cette pauvre prostituée qui, au mieux, s'en sortirait avec d'atroces brûlures. Et le gamin, avec d'énormes ennuis.

« Calme toi... » souffla-t-elle en entourant les épaules du jeune homme des bras. « Calme-toi, concentre toi sur ce que tu ressens, pour canaliser toutes tes émotions. Il n'y a que toi qui puisses arrêter ces flammes, si tu les as créées. »

[hrp : … Voilà \o/ J'ai pas trouvé mieux pour mettre un peu d'action ! Si tu veux jouer un des pnjs, fais-toi plaisir ! ]

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MessageSujet: Re: Dure journée | Libre   Jeu 17 Mar - 16:05

Alors que Sick Boy réfléchissait à ce qu'il allait commander, il vit du coin de l'œil sa compagne de comptoir qui se tortillait sur son tabouret. Il tourna la tête et remarqua qu'elle avait enlevé ses chaussures et les avait posées sur le comptoir. Un geste audacieux qui le fit sourire. Patience, par ses mots et ses actes, prouvait de mieux en mieux qu'elle en avait dans le pantalon (au sens figuré, évidemment...). Ce qu'elle ajouta à propos de « capacité à procréer » échappa à Sick Boy, qui n'avait pas l'habitude d'entendre un Linéen parler avec un langage si soutenu. Mais le regard de la jeune femme, le ton dont elle avait usé et la soudaine pâleur du visage de Cédric indiqua au dealer qu'il s 'agissait bien de menaces, et pas des moindres. Il prit la remarque avec humour et laissa échappa un petit rire.

« Mais je n'aurais jamais dit rien ! »
se défendit il en écartant innocemment les mains, un grand sourire aux lèvres. 

Le dealer sentait sa bonne humeur grandir. Ce soir, il allait boire ! Et beaucoup ! Cela ne changeait pas grand chose à ses soirées habituelles mais il se sentait toujours excitée comme un gamin à noël quand la promesse de l'ivresse s'annonçait. Il tordit la bouche en une expression d'intense réflexion alors qu'il parcourait du regard toutes les bouteilles d'alcool exhibée.

« Give me..... Vodka ! »
annonça t-il à Cédric.

Le barman se tourna donc mollement vers les alcools et tendit la main vers une des bouteilles.

« Nope ! Pas celle là... l'autre ! »
rectifia rapidement Sick Boy.

Les deux hommes échangèrent un regard. L'un semblait sur de lui et amusé, l'autre paraissait las et agaçait. Je vous laisse deviner à qui appartiennent les regards respectifs. Sans aucune joie de vivre, ni espoir, ni gaieté, ni passion, ni amour, ni quoi que ce soit qui vaille la peine d'être en vie, le barman se baissa et saisi une bouteille à l'étiquette un peu plus aguicheuse que la première qu'il avait choisi. Cette vodka ci avait l'air de bien meilleure qualité mais bien moins bon marché. Le barman ne devait la gardé que pour les habitués qui connaissaient son existence, dont Sick Boy. Cédric versa le liquide clair dans un petit verre et arracha le billet des mains du dealer...sans rendre la monnaie. Ce dernier fit une moue exagérée mais ne protesta pas. Il s'était quand même fait servir sa boisson, et connaissant le caractère du patron, c'était déjà une belle victoire. Quant à Patience, elle commençait petit, et décida de boire d'abord son whisky. Sick Boy, souriant, leva son verre et observa la jeune femme porter le liquide ambré à ses lèvres quand tout à coup, un cri provenant de l'étage retenti. Dans un même mouvement de tête, toute l'assemblée leva les yeux vers le haut de l'escalier.

On ne sait jamais trop quoi faire dans ce genre de situation. Est ce que c'est normal ? Est ce que quelqu'un sait à qui appartient cette voix ? Est ce que la personne qui cri est seule, là haut ? Que dois-je faire ? Est ce qu'on a besoin de moi ? Est ce que je dois courir ? Et alors que la très grande majorité de la population du bar se posait cette question Sick Boy et Patience bondir sur leur pied d'un même mouvement. Pour le dealer, ce fut un réflexe quasi instantané. Il connaissait cette voix cassée aux sonorité de fumeuse malgré la douleur qui la déformait. Elle appartenait à une prostituée qu'il connaissait plutôt bien.

Kimberley était son « nom de scène » mais en vérité elle s'appelait sobrement Mélanie. Elle était blonde décolorée, plutôt mignonne. Elle était plus charmante sans maquillage mais l'usage outrancier du far à paupière et du rouge à lèvre très rouge annonçait la couleur quant à son métier. Elle n'était pas au devil's tous les soirs, elle préférait travailler seulement quand elle avait besoin d'argent. Pas de bol, il fallait que ça tombe sur elle.

Et à peine les pieds de Sick Boy eurent le temps d'atteindre le sol que Patience s'était déjà frayé un chemin parmi la foule jusqu'à l'escalier. Surpris que la jeune femme ait eut une réaction aussi vive, le dealer s'immobilisa un instant puis se remit en mouvement. Près de l'escalier, un autre homme, d'une vingtaine d'année, qui n'avait pas bougé un orteil lorsque le hurlement avait retenti, se sentit alors obligé de participer au sauvetage en apercevant ce ptit bout de femme et ce grand bonhomme monter les escaliers quatre à quatre. Derrière le bar, Cédric posa ses verres et lança un regard préoccupée au plafond, comme s'il tendait naïvement de voir ce qu'il se passait à travers le bois. Qu'est ce que c'était encore ? S'il se passait quelque chose de grave dans son bar, ça allait encore être pour sa pomme... Il était vraiment trop stupide de laisser les prostituées et autres hors la loi faire leurs affaires chez lui, rien de bon n'arrivait jamais avec ces gens là. Le barman saisi sa serveuse par la manche et la tira derrière le bar, lui ordonnant de lâcher ses commandes et de garder le bar pendant qu'il allait voir ce qu'il se passait.

Pendant ce temps, Patience, suivi de Sick Boy, lui même suivi par un des clients, étaient déjà arrivée sur place et constataient avec horreur le début d'incendie. Poussant des cris déchirants, Mélanie alias Kimberley s'agitait dans tout les sens, complétement paniquée, ne sachant pas comment éteindre ses flammes qui brûlaient sa peau alors qu'elle ne portait même pas de vêtement. Devant ce spectacle choquant, Sick Boy s'immobilisa une seconde, il aperçu ensuite Patience qui avait préféré se diriger vers le gamin recroqueviller dans un coin plutôt que de tenter d'étouffer les flammes. Une réaction que le dealer ne compris pas vraiment... Pourquoi aider le gosse ? Tu trouves pas que y a un peu plus urgent que de consoler un môme qui a loupé sa première fois ? Ne sachant trop quoi penser de cette initiative, il décida de l'ignorer et chercha de quoi éteindre le feu sans se brûler. Il n'avait pas le temps d'aller chercher de l'eau, il préféra saisir un grand manteau posé sur une chaise et, sans même une once d'hésitation devant le brasier, enveloppa le corps de la prostituée pour étouffer les flammes. Il l'a souleva du lit et l'en éloigna alors que les draps commençait à s'embraser. Elle continuait de se débattre et de hurler, complétement paniquée, mais le dealer la retint fermement contre lui. Mais est ce que cela suffirait à éteindre ce feu bizarre ?

Pendant ce temps, le client qui les avait suivit avait crié « au feu » du haut de l'escalier et Cédric était parti chercher un extincteur. Le temps de le trouver et de remonter, il devrait en avoir pour environ 45 secondes. Mais, 45 sec, pour quelqu'un qui brûle, ça peut être très long.
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MessageSujet: Re: Dure journée | Libre   Mar 22 Mar - 14:36

Oui, quarante-cinq secondes, c'est long. Très long. Trop long. Surtout pour la prostituée, en fait, bien que maintenant, grâce à l'acte héroïque, elle soit sauvée. Mal en point mais sauvée. De son côté, Patience n'avait pas le plus grand des succès. Le gamin était paniqué de chez paniqué, mort de peur, effrayé par ce qu'il avait déclenché, et plus encore de la punition qui l'attendait. Incapable d'éteindre les flammes, la seule chose qu'on pouvait espérer de lui, c'était qu'il n'en crée pas de nouvelles, ou qu'il encourage le feu ambiant.
La Draiochtan tentait de garder son calme, de ne pas céder à ce que son instinct lui hurlait : engueuler le gosse, céder à la panique, hurler un bon coup, se libérer de tout ce qui la bousculait. Parce que gérer tout ce bordel, c'était pas de la tarte. Et elle avait le sentiment d'être sur le point d'exploser – la migraine guettait. Elle se promit qu'une fois cela fini, elle secouerait Cédric pour qu'il lui serve son meilleur whisky, afin qu'elle puisse se calmer à son tour. Ce ne serait pas de trop.

« Inspire un grand coup. Ça arrive, de perdre le contrôle, il faut que tu te reprennes... »

Une voix aussi douce que possible, presque maternelle, et pourtant, elle avait du mal. Quelqu'un d'un peu connaisseur sentirait la tension contenue, verrait les bras de la femme trembler. Il pourrait voir, dans son corps, toute l'expression de la panique, réprimée simplement parce que Patience savait jouer des masques, et plutôt bien même. Maintenant, le tout était de savoir combien de temps elle tiendrait.
Par chance, Sick Boy avait plus le sens des priorités, et avait sauvé sa prostituée. Le lit, en attendant, continuait de flamber, le matelas étant déjà mort, et le bois du lit tenant encore assez bien. Ça tiendrait sans doute jusqu'à l'arrivée de Cédric et de son extincteur.
Sauf que les flammes prirent brusquement de l'ampleur alors que le gosse, qui avait rouvert les yeux, poussait un petit cri de panique en voyant les dégâts qu'il avait causés et qu'il continuait de causer. Patience eut un sursaut et se plaqua contre le mur, blanche, et étouffa un juron entre ses dents. La peur s'était fugacement affichée sur son visage, panique, son coeur s'emballait, au bord de ses lèvres.
Bien.
Méthode numéro quarante-six, en cas d'urgence causée par un Draiochtan : supprimer l'origine de la menace. Puisque petit ne voulait pas se calmer, il allait falloir le calmer à l'ancienne. Elle poussa un long soupir et le força à se pencher en avant, comme pour l'aider à respirer. Puis, sans prévenir, donna un coup sec sur sa nuque ; le gamin s'effondra immédiatement sur le sol, inconscient.
Ça, c'est fait. La panique du gosse en moins dans la poitrine, elle pouvait respirer un peu. Restait à gérer la sienne et celle de Kimberley. Et les flammes. Mais c'est là que super Cédric arrive ! Et sans plus personne pour les faire grossir encore et encore, il devenait facile de les maîtriser, maintenant, et ce fut en un rien de temps que tout fut éteint.
Incident clos.
Ou pas. Car mine de rien, ce n'était pas rien qui s'était produit. Pas de briquet, pas d'allumettes, inutile de préciser l'origine des flammes. Patience se laissa tomber par terre une fois le feu éteint, et se passa nerveusement une main dans les cheveux, avant de gonfler la poitrine, et de laisser enfin tout se relâcher dans un grand cri. Qui dura bien cinq secondes.
Mais bordel, que ça faisait du bien. Elle s'appuya contre le mur, se massa les tempes, les yeux clos, le coeur battant toujours la chamade. Elle avait envie de vomir. Contre-choc. Être empathique, c'était la merde. Elle détestait ça. Oui, c'était souvent utile, mais c'était encore plus souvent handicapant, lourd à gérer.

Un silence suivit son cri ; normal, me direz-vous, ça surprend toujours. Elle pousse ensuite un soupir, et se redresse, mal assurée, observant le gamin, inconscient, sur le sol.

« … Cédric, prépare moi le cocktail le plus fort que tu as en réserve s'il te plaît. C'est ton copain qui paie. » fit-elle en désignant Sick Boy du menton – puisqu'il avait voulu lui offrir un verre...

Elle prend le pouls du gosse, comme pour vérifier son état.

« Merci de l'empêcher d'appeler les flics. Un médecin ne serait peut-être pas de trop. » fit-elle en désignant Kimberley, cette fois. « Je m'occupe du gamin. »

Et, sur ces mots, elle dégaine un téléphone portable, compose un numéro, et le glisse contre son oreille.

[hrp : ouais, c'est pas top. Je sais.]

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MessageSujet: Re: Dure journée | Libre   Mer 23 Mar - 15:03

Spoiler:
 

[Hrp : 5...ptain j'en étais sûre !]

La prostituée était à présent hors de danger. Grâce au manteau, Sick Boy avait réussi à étouffer les flammes dans les cheveux de la jeune femme et à l'éloigner du brasier. Il n'avait malheureusement pas put protéger son corps en entier, surtout lorsque l'adolescent draiochtan perdit le contrôle de son pouvoir et fit prendre de l'ampleur à l'incendie. Sick Boy s'était, en effet, brûlé tout le bras gauche et les flammes avait commencé à attaquer ses vêtements. Ne prêtant pas attention à ses vêtements en train prendre feu, il entreprit d'abord de s'assurer que Mélanie/Kimberley était hors de danger avant de s'occuper de son propre cas...un peu tardivement. Les flammes avait pris de l'ampleur et avaient grignoter le t-shirt jusque dans le milieu du dos. N'arrivant pas à les éteindre, Sick Boy lâcha quelques jurons en lomondien mais conserva tout de même un semblant de calme.

A ce moment là, Cédric débarqua dans la pièce avec son extincteur, dégoupilla la sécurité et aspergea le lit de neige carbonique avec l'assurance d'un véritable pompier, comme si ce n'était pas la première fois que quelque chose flambait dans son bar (ben tiens...). De son côté, Sick Boy qui ne s'en sortait pas avec ses habits en flammes, se vit aider sans trop d'efficacité par le client qui les avait suivit, ce dernier s'étant enfin trouvé un autre utilité que de crier «au feu ». Le tapotage énergique ne suffisant pas à éteindre le feu, le dealer retira son vêtement le plus rapidement possible et le jeta à terre. Immédiatement, Cédric qui en avait terminé avec le lit, aspergea le t-shirt sur le sol ainsi que la jambe de pantalon droite du dealer, elle aussi dévoré par les flammes. Une fois terminer, le dealer baissa les yeux sur ses vêtements ruinés et lâcha, sans joie, pour le barman :

« Merci mec... »


On pouvait constater les marques rouges laissées par les brûlures dans son dos, son cou et sur ses bras. Et on avait intérêt à constater rapidement si on voulait y voir quelque chose puisque le superpouvoir du jeune homme n'allait pas tarder à entrer en action. Ce dernier observait ses blessures avec préoccupation, grimaçant légèrement sous la douleur qu'elles provoquaient. Il lui fallait détourné l'attention, ce que Patience fit sans qu'il n'ait à le lui demandé. Cédric se tourna vers elle et constata, interdit, le corps du jeune garçon inconscient sur le sol. Un son ressemblant vaguement à « mais qu'est ce que tu ... » sortit de la bouche de Cédric avant d'être coupée par le long hurlement de Patience qui glaça le sang de toute l'assemblée. Le silence retomba. On n'entendait plus que les sanglots de Kimberley/Mélanie, recroquevillée dans un coin, recouverte du manteau. La jeune fille regardait ses mains à la peau rougit et fripée, tentant d'articuler quelque chose sans y arriver. Toute la partie droite de son visage était marquée de brûlures et il ne lui restait que quelques cheveux sur le crâne. Après guérison, elle aurait surement des marques brunes mais ses traits ne seraient pas déformés. Sous le choc, tremblants de tous son corps, elle réussit à pointer un doigt accusateur sur le gamin inerte et à cracher :

« C'est lui... salaud ! Il a ... »

Elle ne put en dire plus, la gorge serrée par ses sanglots. Cédric s'agenouilla près d'elle et la souleva du sol pour la déplacer dans une autre chambre, remettant à plus tard le cocktail de Patience.

« Vous passerez commande plus tard, j'vais m'occuper d'elle. Toi, dit il en se tournant vers Sick Boy, va dire à Sara (la serveuse) qu'on ferme et aide là à mettre tout le monde dehors. »

Le dealer acquiesça d'un signe de tête, bien content de changer d'air pour qu'on oublie un peu qu'il avait faillit devenir une torche humaine. Le barman lui prêta gentiment son sweat shirt, un peu de pudeur, tout de même, sinon les clients allaient se poser encore plus de question. Avant de quitter la pièce, le jeune homme lança un coup d'œil à Patience en train de téléphoner. Il se demanda s'il était bien judicieux de la laisser seule avec ce garçon qu'elle venait d'assommer. Et surtout, qui comptait elle appeler ? A propos de quoi ? Elle avait préciser qu'il ne fallait pas appeler les flics, ce qui rassura la dealer puisqu'il n'était jamais à l'aise en présence de ces gars là. Et bien que personne ne l'ai demandé, tout le monde se posait la question : comment a t-il réussi à faire flamber le lit aussi facilement avec la prostituée encore dedans. Et le mot « magique » faisait peur à tout le monde alors qu'il n'avait même pas encore été prononcé : draiochtan. Mais quitte à devoir sauver les fesses brûlées d'un Draiochtan, Sick Boy préféra sauver les siennes et quitta la pièce sans dire un mot. Patience aura put néanmoins noté le regard méfiant qu'il lui lança juste avant son départ. Il dévala les escaliers et se dirigea sans peine vers le bar, la salle s'étant quelques peu vidées à cause de toute cette agitation et de la fumée qui provenait de l'étage. Les client ayant aperçu également Cédric avec son extincteur quelques minutes plus tôt, ils avaient tous compris qu'il s'agissait d'un incendie. Les badauds les plus curieux étaient surtout rester pour en connaître les circonstances, et ils seront surement les plus difficiles à mettre dehors. Lorsque Sara, la serveuse aperçu le dealer, elle eut un mouvement de recul, fixant son visage avec étonnement. Il y avait, en effet, quelque chose de changer chez lui. On aurait dit qu'il manquait un truc.

« Sara, Cédric dit qu'il faut fermer le bar. Il y a eut un problème, dit il à la serveuse.

-Heu... qu'est ce que t'as fait à tes sourcils...?

-C'est quoi « sourcils » ?

-Ben, les trucs au dessus des yeux, expliqua t-elle en montrant ses propres sourcils...intacts. »

Sick Boy passa un doigt au dessus de ses yeux et ne sentit rien. Ses sourcils étaient partis en fumée, et ça lui faisait une tête bizarre...Il soupira quelque chose en lomondien puis revint à ses moutons.

« C'est à cause du feu, mais j'expliquerai plus tard, il faut dire aux clients de partir. »

Et ils s'exécutèrent. En quelques minutes, ils avaient réussi à encaisser les consommations et virer les clients du bar, tout en restant sourds aux questions gênantes. C'était bien un incendie ? Comment le feu est il parti ? Y a eut des blessés ? La fille qui a crié, elle n'a rien ? C'était accidentel ou criminel ? Et moi, j't'en pose, des questions ?! T'as qu'à lire le journal demain si tu veux savoir... Quoiqu'il vaudrait mieux espéré que personne n'ai l'idée d'en parler à la presse. Une fois le bar désert, Sick Boy tira une chaise et s'y laissa tomber en soupirant. La tension était retombée mais il était toujours un peu inquiet pour la prostituée. Il se demandait également ce qu'il allait advenir du garçon. Kimberley/Mélanie l'avait clairement accusé, mais cette histoire restait quand même très flou. Il attendit que Patience redescende pour en parler avec elle, puisqu'elle avait bien dit qu'elle « s'occupait du gamin » avant de dégainer son téléphone. Qu'est ce qu'elle comptait en faire ?


Dernière édition par Sick Boy le Ven 25 Mar - 16:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Dure journée | Libre   Mer 23 Mar - 15:03

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MessageSujet: Re: Dure journée | Libre   Mer 4 Mai - 8:29

Patience décrocha son téléphone, suivant d’un œil un peu distrait le reste de la scène. Maintenant, il allait falloir faire en sorte d’étouffer l’affaire, et vite, avant même que les clients aient le temps de dire quelque chose à quelqu’un en sortant du bar. Mettre le gamin en sécurité, trouver un médecin pas trop bavard pour Kimberley, acheter le silence de cette dernière. Bordel, ça allait encore être coton.
Ses yeux glissèrent une seconde sur le gamin inconscient, avant de composer un numéro sans réfléchir – comme si elle composait ce numéro tous les jours. Il devait avoir quinze ans, c’était sans doute la première fois que sa capacité se manifestait. Et si les autorités l’embarquaient, il ne reverrait plus jamais la lumière du jour… Ou pire encore.

Ça sonne, dans son oreille. Deux fois. Avant que quelqu’un ne décroche.

« Passez-moi Édouard. » fit-elle simplement, sans détour. Pas de temps à perdre. Les triangulations pouvaient permettre de localiser les communications, c’était pourquoi ils devaient rester brefs. Et elle ne fut pas déçue : il ne fallut qu’une poignée de secondes pour qu’Édouard Pride ne réponde.

« J’ai besoin que tu m’envoies quelqu’un au Devil’s Sin. J’ai un petit maître du feu sur les bras, environ quinze ans, qui vient de faire des siennes. Il faut le mettre en sécurité avant que quelqu’un ait l’idée d’alerter les flics. »

Pause. Elle fronce les sourcils, s’accroupit près du gamin inconscient. Hoche machinalement la tête.

« Envoie moi qui tu veux, mais envoie le vite. Y’a une victime collatérale, et il vaudrait mieux mettre le gosse hors de son sillage avant qu’elle ne veuille l’envoyer à la potence. » Encore une pause. « Oui, ne t’inquiète pas. C’est ça. »

Raccroche. Elle vérifie le temps de communication : moins d’une minute, c’était tout ce qui comptait. Recherché, Édouard y veillait toujours, mais on n’était jamais trop prudent.
Elle range son téléphone et retourne le gamin, pour le mettre sur le dos, attrape ses jambes, et le traine avec elle jusqu’en haut de l’escalier – inconscient ou pas, hors de question de le laisser seul, il paniquerait, et tout recommencerait. Arrivée là, elle se posa la question de savoir comment elle, petite nerveuse de cinquante kilos, allait pouvoir soulever l’adolescent pour l’emmener en bas. Hm.
Elle abandonne son corps là, descend les escaliers, et va vers Sick Boy et Sara, sans une hésitation. Sa main se pose sur l’épaule de l’homme, avec une fermeté typique d’une femme qui a l’habitude de diriger les autres.

« Hey, gros bras… » fait-elle à l’adresse du dealer. « J’ai besoin de votre force pour descendre le gamin. J’peux pas le soulever, moi, et je n’ai pas vraiment envie de le laisser seul. »

On se demande pourquoi, j’avoue.
Je suppose que Sicky se retourne, bien évidemment – sinon j’éditerai, mais bon… - alors que Patience continuait sa phrase.

« Si vous voulez bien m’aider, ça serait… »

On ne saura peut-être jamais ce que ça serait. La Draiochtan eut l’air d’avoir comme un bug en voyant le visage du dealer, cillant à plusieurs reprises, la bouche légèrement entrouverte. Il y avait quelque chose qui clochait, sur ce visage, quelque chose de bizarre et de particulièrement dérangeant : il n’avait plus de sourcils.
Plus surprise que moqueuse, elle n’éclata pas de rire, mais au contraire, fronça les sourcils. Plus de sourcils, sans doute parce qu’il s’était brûlé en allant chercher sa copine dans le lit.
Alors où étaient les brûlures ? Il n’aurait pas du avoir une marque de brûlure à la place des sourcils… Ou même ailleurs, surtout vu comme il était désormais vêtu ?
Le regard de Patience, suspicieux, la trahit alors qu’elle sonde le corps, cherchant les brûlures sans les trouver. Elle recule d’un pas, le visage fermé, et s’écarte du chemin.

« Oui, donc, si vous voulez bien m’aider, ça sera sympa. »

Ouais, sympa.
Elle cilla une dernière fois et décrocha enfin son regard de Sick Boy, jetant un œil vers les escaliers. Elle serait bien allée voir Cédric, aussi, vérifier que Kimberley allait pas trop mal, et allait pouvoir être soignée… Et que son silence serait acheté. Parce que ça, ça risquait quand même d’être non seulement le plus difficile à obtenir, mais aussi le plus important. Certes, à part Cédric, personne ne connaissait son nom, ici, qu’elle n’avait pas donné. Mais son allure pouvait suffire à quelqu’un de physionomiste qui voudrait la reconnaître. Et elle ne pouvait pas prendre le risque de se faire démasquer comme leader du Réseau.
Non, ce n’était clairement pas envisageable.

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