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 Migration pendulaire d'une secrétaire [Gwen]

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Vianne Delay

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MessageSujet: Migration pendulaire d'une secrétaire [Gwen]    Lun 31 Jan - 18:09


    Vianne venait d'achever sa journée de travail. Il était déjà 20h, mais cela n'avait rien d'exceptionnel pour la jeune femme. Quand on avait la chance d'avoir un poste stable, à la Voix Légal, qui plus est, il n'était pas étrange de connaître ce genre d'horaires. Surtout dans un journal: on commençait plutôt tard, mais on finissait également assez tard. C'était un contrat implicite, et sans enfants à charge, la jeune femme aurait eu beau jeu de râler: ses collègues plus âgées se seraient bien moquées. Non seulement, parce que ce n'était pas dans le caractère de la jeune femme, mais aussi, tout simplement, parce qu'il y a des choses qui ne se font pas: râler après un travail qui est votre gagne-pain et qui est finalement assez confortable, non, décidément, Vianne n'aurait pas osé.

    Elle sortait donc de son placard à balais, à proximité du bureau, déjà bien plus vaste, du directeur de service dont elle assurait le secrétariat. Ma foi, ce vieux bougre n'était pas le pire des supérieurs. Non seulement Vianne n'avait encore jamais subi ses foudres, mais en plus, il faisait même mine de reconnaître qu'elle était un être humain à part entière et non pas simplement à une machine chargée de taper ses textes ou de corriger son courrier. Vous trouvez cela ridicule ? Mais c'est que Vianne a déjà retrouvé des collègues en pleurs après une attaque en règle de leurs supérieurs. Pourtant, on ne peut toujours pas dire si l'attitude du vieil homme est du à son naturel, ou bien si Vianne semble toujours si avenante qu'il ne peut rien lui reprocher. Laissons lui tout de même le bénéfice de l'humanité … Et n'oublions pas qu'une personne peut se transformer en dragon menaçant d'un instant à l'autre.

    Il faisait encore frais, à cette période de l'année. Mars … le début de printemps et la fin de l'hiver. La jeune femme avait donc prévu une veste bleue marine au-dessus de son chemisier et de sa jupe à la coupe droite. Une tenue classique. D'ailleurs, Vianne était souvent habillée ainsi quand elle venait travailler. Plus rarement, la jeune femme arborait un tailleur pantalon et encore moins souvent, un jean. Les chemisiers, eux, étaient toujours de rigueur. Elle n'était pas la seule à quitter le travail à cette heure-ci :des multitudes de cadres et d'autres professions de ce style quittaient les entreprises. Une multitude d'individu se succédaient, battant le pavé, les femmes de leurs talons aiguilles, les hommes de leurs chaussures en cuir.
    La jeune femme avait une chance, elle n'habitait pas très loin de son travail. Une vingtaine de minutes, porte à porte, et elle était chez elle. Certes, l'appartement qu'elle habitait était loin d'être prestigieux, mais on pouvait y dénombrer une chambre, un salon et une cuisine, séparés, ce qui n'était pas si mal. Vianne y habitait depuis trois ans, désormais, et elle l'avait aménagé à son goût, refaisant des peintures, de la décoration. C'était maintenant un vrai petit cocon dans lequel elle aimait recevoir sa famille, ou quelques amis.

    Elle pressa le pas, pour rejoindre le métro, se frayant un chemin, le plus rapidement possible, entre les différents individus qui s'y tenaient. Vianne n'aimait pas particulièrement cette cohue, mais de toute façon, qui aurait pu dire en toute conscience, qu'il appréciait d'être bousculé, malmené. Le pire étant sans doute les mains baladeuses de certains goujats. Et Vianne, dans son étrange intériorité, ne réagissait pas avec la vigueur qu'elle aurait du, et se contentait souvent de rougir violemment et d'essayer de changer de place, au lieu d'envoyer au visage de l'impudent, une claque bien méritée.
    Bientôt, elle arriva à la station de métro. Et s'engouffra à l'intérieur. La foule y était toujours présente, et la jeune femme craignait à chaque instant qu'on lui arrache son sac ou de tomber et d'être totalement happée par la foule. Heureusement, cela ne se produisit pas. Très vite, une rame arriva et la jeune femme fut poussée en avant par la foule. C'était bon: il y était. Vianne ne bougeait plus, de crainte d'effleurer quelqu'un par mégarde et tenait son sac serré contre elle, en évitant de regarder autour d'elle. Respirer lentement. Plus qu'un quart d'heure.
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Gwenaël Schwartz

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MessageSujet: Re: Migration pendulaire d'une secrétaire [Gwen]    Mer 2 Fév - 18:35

Décidément, c’était pas sa journée.
Petit rappel des aventures de Gwenaël aujourd’hui : suite à un rendez-vous prometteur fixé par une entreprise, le voici qui, en début d’après-midi, s’était rendu sur la zone industrielle, en marge de la capitale, pour conclure un marché. Et à dire vrai, il s’en était plutôt bien tiré ! Il avait décroché son contrat pour mener la prochaine campagne publicitaire de l’entreprise, du point de vue technique tout du moins. C’était quand il était sorti des bureaux que tout avait commencé à se gâter…
Déjà, il avait raté le métro, ce qui lui laissait quarante minutes d’attente pour espérer avoir le prochain. Il était donc ressorti de la bouche, afin de pouvoir se promener, clope au bec. Et là tout s’était précipité ; il avait entendu ce qui ressemblait à un coup de feu, avait fui, percuté un individu de plein fouet, puis s’était fait prendre en otage par les auteurs du coup de feu. Cette frayeur aurait pu être source de fierté – puisqu’il a survécu – si ses agresseurs ne s’étaient pas révélés être de simples joueurs d’airsoft, qui avaient trouvé ça très drôle de lui flanquer la frousse, à lui et au type qu’il avait percuté. Il était parti sans demander son reste…
Et les ennuis avaient continué.
Bien sûr, tant qu’à faire, il avait failli rater son métro une seconde fois, et avait coincé son pantalon dans la fermeture de la porte. Libéré à la station suivante, il avait pu trouver une place, et s’y était laissé tomber allègrement, en fermant les yeux.
Lourde erreur. Parce qu’il avait fini par s'endormir…

« Monsieur ? Monsieur ! Ticket s’il vous plaît ! »

Gwenaël ouvre vaguement un oeil et jette un regard vitreux à son interlocuteur, mal réveillé. Il se redresse, comme tentant de comprendre ce qu'il se passe autour de lui. Cela lui revient vite, et il sort maladroitement son ticket, le tendant au contrôleur, qui semble attendre avec la dernière impatience. Ce dernier prend le ticket, l'examine et...

« Ce ticket n'est plus valable depuis deux heures, monsieur. »

Deux heures ?! Était-il donc resté endormi pendant si longtemps ? Scheiß, ça allait pas le faire... Et, comme tout le monde s'en doute, il ne faut pas longtemps au contrôleur pour délivrer une amende au jeune homme « à payer dans les vingt-quatre heures ». Bordel.
Dans la suite de cette journée décidément particulièrement pourrie, notre publicitaire passe encore une bonne heure dans le métro, changeant régulièrement de ligne, pour se rendre aux bureaux centraux, afin de régler son amende. On se faufile, on passe l'heure de pointe en ronchonnant qu'on aurait pu l'éviter en étant moins stupide, on fait la queue derrière les bureaux, on bouscule, on râle, on paie, on part, et...
Bordel.
L'heure de pointe n'était pas encore passée. Il devait être un peu plus de vingt heures, mais il n'empêche qu'il y avait toujours ces saloperies de travailleurs sous heures supp' qui sortaient encore des bureaux. Le métro était donc toujours aussi bondé, et Gwenaël... Commençait à être de fort méchante humeur. Définitivement, il avait besoin de compagnie, ce soir ; non plus pour fêter son nouveau contrat, comme il l'avait eu en tête en sortant de l'entreprise, mais pour se détendre. Parce que là, il allait vraiment péter un boulon.

Dans la bouche de métro, il se faufile, d'un pas rapide, bien décidé à avoir la première rame, et à ne pas laisser sa place aux autres, coûte que coûte. Il en avait sincèrement marre. Pour de vrai. Un petit tour à la Luna Erotica, ou un quelconque lieu de perdition du quartier gris, s'imposait. Et ce n'était pas négociable.
La rame arrive et, comme 90% de la population carképoloise, il bourre, et fonce dans le tas sans réfléchir : technique qui porte ses fruits puisqu'il parvient, non sans peine, à se hisser dans la rame, dans un soupir de soulagement. Bien. Il s'accroche à une barre, et laisse son regard vagabonder le temps que le tout se mette en route. Enfin, tout démarre...
Et c'est là qu'il les voit.
Les, ce sont ces charmantes petites fesses qui se sont glissées sous son nez. Visiblement, une charmante demoiselle a eu la bonne idée de monter dans la rame, juste devant lui, et la vue est délectable. Et... Ils sont serrés comme dans une boîte de sardines, ici. Ce serait donc parfaitement excusable que, dans un faux mouvement, un peu maladroit...
Maladroit ? Oh non, il ne se contenterait pas d'un effleurement appuyé par l'excuse du j'ai pas fait exprès. Non, non, non ! Et puis, il existe de charmantes petites créatures un peu dévergondées, qui apprécieront et, peut-être, lui rendront ses avances.
Hm, là Gwen, tu te crois dans un film porno – ou un hentaï – au scénario pas très poussé, mon grand...
Mais il n'empêche. Gwenaël, le grand, le beau, le modeste, passe enfin à l'action. Un air neutre peint sur le visage, il glisse une main entre lui et la demoiselle, effleurant son derrière avant d'y passer la paume, plus franchement. Huhu, c'est qu'elles étaient en mieux au toucher les coquines ! Et hop, un petit pincement pour la route, pour signifier qu'elles étaient comme il les aime !
Finalement, peut-être que ce n'était pas une si mauvaise journée que ça.
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Vianne Delay

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MessageSujet: Re: Migration pendulaire d'une secrétaire [Gwen]    Ven 4 Fév - 19:29

    Vianne attendait patiemment de rentrer chez elle. D'un naturel calme, compassé, la jeune femme avait rarement des réactions violentes ou même tout simplement très dynamique. Douce, également, elle n'élevait pas la voix, et cela pouvait prêter à confusion ou être tout simplement inaudible dans une rame de métro par exemple. Dans ce cas-là, elle faisait l'effort de parler un peu plus fort, mais jamais de bien méchant. Ne croyez pas que parce qu'elle a l'impression d'être parquer comme un veau dans un salon de l'agriculture, qu'elle commencera à être une autre. Vianne Delay reste Vianne Delay. On ne va pas changer la miss en un jour, hein, ne rêvez pas trop !

    Bref, Vianne pensait donc au bon repas qui allait l'attendre, chez elle. Ou plutôt, elle imaginait qu'elle allait devoir cuisiner. Elle essayait de prévoir des choses qu'elle aimait bien, pour se redonner le moral, après les longues minutes de transport. Certes, vingt minutes, ce n'était pas grand-chose, mais quand vous attendez debout, serrée contre les autres usagers, très vite, vous trouvez le temps long. Ce soir-là, elle allait donc manger des pâtes. Avec des boulettes de viande et une bonne sauce tomate, faite maison, avec des petits oignons revenus et …

    Elle allait passer au dessert mais une sensation un peu étrange l'interrompit. Une main. Cinq doigts. Une présence fort désagréable sur ses fesses. Une vague de sueur qui englobe son corps. Vianne venait de ressentir la main d'un individu -inconnu au bataillon- sur son membre postérieur. Il ne s'agissait pas d'une sensation inconnue, mais peu habituelle, oui. Sans petit ami fixe pour le moment, et sans amant au long court, Vianne n'avait, pour ainsi dire, pas l'habitude que ses fesses soient au centre de l'attention générale. Mais surtout, elle pensa immédiatement que c'était elle, par un mouvement des hanches, qui s'était retrouvé collée aux mains du jeune homme et non pas le contraire. Elle piqua un fard, rouge de honte.

    Elle hésita à se retourner, puis finalement, n'y tenant plus, Vianne jeta un coup d'oeil derrière elle. Gênée, affreusement gênée que ses contorsions acrobatiques à cette heure de pointe aient généré ce genre de rapprochement … dérangeant. Et ce qu'elle vit la surprit: ce n'était pas un vieux monsieur bedonnant, ou un adolescent hagard. C'était un homme, dans toute la splendeur du mot -ou presque- et Vianne se retourna à nouveau, non sans avoir bredouillé un bref:

    -Excusez-moi …

    Gênée, rouge comme un tomate, elle tenta vainement de se concentrer: encore trois stations, le temps passerait vite. Evidemment qu'il allait passer vite. La secrétaire n'en menait pas large tandis qu'elle fixait un point devant elle, essayant de garder son calme. Respirer à fond, s'aérer l'esprit. Ce n'était PAS grave. Bientôt, elle vit arriver avec soulagement l'arrêt où elle descendait. Un sourire lui monta aux lèvres; enfin elle allait sortir de cette espace bondé. La jeune femme vit les portes s'ouvrir, les gens sortir, et elle suivit le même mouvement descendant. Non sans avoir jeter un petit coup d'oeil au jeune homme. Juste pour s'assurer qu'il n'allait pas la suivre. Elle était encore affreusement mal à l'aise devant la situation et allait y repenser. Surtout quand elle allait cuisiner. Car elle allait manger des pâtes et … C'était à ce moment là que le drame était arrivé. Heureusement, la jeune femme allait vite oublier cet incident qui n'aurait aucune conséquence majeur, comme vous vous en doutez tous et toutes. Elle accéléra légèrement le rythme, vers la sortie de la bouche de métro. L'air frais calma les rougeurs de son visage, mais pas l'air légèrement hagard qu'elle arborait encore. Par Joséphine, qu'il était dur d'être une femme. Elle adressa une petite supplique à cette déesse, timidement. Que Joséphine l'aide.

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Gwenaël Schwartz

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MessageSujet: Re: Migration pendulaire d'une secrétaire [Gwen]    Lun 7 Fév - 16:58

Hu ?
L'homme dans toute la splendeur du mot, qui n'était ni bedonnant, ni un ado boutonneux, eut bien du mal à dissimuler l'air franchemet surpris qui voulut s'installer sur son visage. Il n'avait pas rêvé. Cette fille, non contente de ne pas lui coller une baffe, s'excusait du fait qu'il la tripote.
Il venait d'entrer dans une autre dimension, faite d'un paradis cotonneux. Ou bien se découvrait-il Draiochtan ? Il avait la capacité de tripoter les filles sans se manger de baffe, désormais ? Le rêve absolu. Une fois le moment de surprise passé, un sourire, long et carnassier, s'étire lentement sur ses lèvres. Il a trouvé la femme dont il recherchait la compagnie pour ce soir, pour se détendre. Ce serait elle. Et aucune autre. Monsieur Schwartz allait rentrer en action et faire une heureuse de plus, dans son immense générosité.
Mais, que voit-il ? Mademoiselle descend ! Ah non, ça ne va pas le faire ça. Sous aucun prétexte il ne laisserait sa victime du jour s'échapper. Dût-il ne pas rentrer chez lui ce soir... Il était 20h passées. S'il la collait assez, il ne pourrait plus sortir – couvre-feu – et elle serait obligée de l'héberger. Et là, il aurait gagné.
On aimerait tous vivre dans le monde de Gwenaël où tout paraît toujours très simple.
Il descend donc de la rame et suit la jeune femme, sans hésitation, ne quittant pas la chevelure blonde des yeux. Et puis, à défaut d'avoir peur, elle était extrêmement embarrassée, et semblait perturbée par la situation. Et il adorait ça.

Il se glisse dans la foule, et allonge le pas dès qu'il le peut, pour ne pas la perdre. Oh non, n'ayez crainte, en aucun cas Gwenaël n'est un violeur. Homme de peu de morale, certes, aux petites moeurs, oui, mais pas à ce point. Il n'assouvit ses pulsions qu'avec des femmes consentantes – qui n'ont pas toujours conscience de la situation dans laquelle elles s'embarquent.
Il sort de la bouche, et le vent vient immédiatement soulever ses cheveux mi-longs, alors qu'il suit toujours la blondinette du regard. Dans la foule, difficile d'apercevoir son popotin, aussi se contente-t-il de ses cheveux d'or, tentant de s'approcher. Mais il doit attendre quelques mètres pour qu'enfin la foule s'éclaircisse, et qu'enfin il puisse la voir en entier, dans un corps... Parfaitement proportionné qui lui donne de vilaines idées. Son sourire carnassier revient à la charge, avant de disparaître. Allez. On prend de l'allure, celle du parfait gentleman et passe en mode grosse drague bien lourde. Ou pas. La drague plus légère du charmeur, type Prince Charmant, lui paraît plus indiquée. Elle a l'air prude, elle s'excuse quand on la tripote, se faire passer pour l'homme de ses rêves devrait la faire fondre. On remet machinalement sa chemise correctement en tirant dessus, on ajuste ses manchettes, on passe une main dans les cheveux pour les remettre en place et...

« Mademoiselle ! »

… c'est parti. Il essaie d'avoir un air neutre pour le moment, alors qu'il accélère le pas, comme pour lui courir gentiment après – type « mam'selle z'avez oublié ça dans l'métro! » - et ne s'arrête qu'une fois à sa hauteur, feignant de reprendre son souffle – il a couru au moins cinq mètres. Il prend son temps pour reprendre un souffle régulier – complètement mimé, on est d'accord – et se redresse, prenant un sourire plutôt humble, mais supposé charmeur.

« Mademoiselle... Je suis désolé, pour l'incident dans le métro, j'aurais du veiller à mettre ma main dans ma poche afin de ne prendre le risque de vous importuner... » GENRE t'as pas fait exprès. On y croit tous Gwen, on y croit tous. « … Et en profiter pour vous dire combien je vous trouve jolie. Vraiment charmante. »

Il sourit un peu plus grandement pour souligner ces mots, le regard dans le sien. Veillez à ce que rien ne traduise ses arrière-pensées. Rester gentleman, charmeur, séducteur. Sinon, elle glissera entre ses doigts aussi sûrement qu'un filet d'eau claire.
Et il ne laisserait pas un aussi joli derrière lui échapper.
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Vianne Delay

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MessageSujet: Re: Migration pendulaire d'une secrétaire [Gwen]    Mer 9 Fév - 17:53


    Alors que Vianne ne rêvait que de la solitude de son appartement bien chauffé et de bons petits plats agréablement préparés, il semblait qu'un autre individu ait d'autres pensées, pas très innocentes, les siennes, d'ailleurs. Il y aurait donc un beau décalage si il essayait d'appliquer ses idées à la petite Viannette, qui même si elle n'avait rien d'un beau démon, n'était pas non plus une oie blanche et comprenait quand on s'intéressait plus à ses fesses qu'au contenu de ses paroles. Surtout qu'il y avait un bel antécédent sur le sujet. Si elle avait violemment rougi, Vianne n'en avait pas moins compris la signification de son geste. Généralement, quand quelqu'un vous déplaît, vous faites tout pour ne pas la frôler de près ni de loin. Or, là, ils avaient fait plus que se frôler. Affreusement gênée et totue rougissante, la miss sortit donc du métro et se dirigea vers chez elle. Ce n'était pas très loin de la bouche de métro, fort heureusement.

    Elle marchait d'un pas vif, ayant hâte d'arriver à son chez-soi et de se poser tranquillement, pépèrement, bref, de se mettre à l'aise. Un invité surprise ne faisait pas du tout mais pas alors absolument pas, parti de ses plans. C'est pourquoi elle était à mille lieux de penser entendre derrière elle une voix masculine l'interpeller. C'est pourquoi elle ne percuta pas tout de suite que c'était à elle qu'on s'adressait. Vianne continua donc d'avancer, dans la foule, pour espérer rejoindre son appartement avant longtemps.

    Malheureusement -ou heureusement, seule l'histoire pourra nous le dire- elle fut arrêtée dans cette chevauchée par une autre phrase. Le premier mademoiselle n'avait pas eu l'effet escompté, mais le second fit s'arrêter la jeune femme. Elle tourna son regard vers la source du bruit et se rendit comtpe que c'était le jeune homme de la rame de métro. Etonnée, elle sourit instinctivement mais rougit aussi de suite.

    Parce qu'il venait de la complimenter. Vianne baissa les yeux, un instant, puis les releva. Même si elle n'était pas une prude jeune fille, la secrétaire n'avait pas non plus une expérience de la séduction à toute épreuve. Avec un verre de trop dans le nez, elle était tout à fait capable de draguer n'importe qui, y compris son patron. Mais ce jour-là, en sortant du travail, la jeune femme n'avait pas bu un verre et elle était tout à fait sobre. C'est donc pourquoi elle fut bien embêtée pour répondre. Elle avait souri, certes, c'était un bon pas. Mais cela ne suffisait nullement. Elle lâcha alors un petit et doux:

    -Merci beaucoup … Bonne soirée monsieur !

    Avant de tourner les talons, toujours aussi gênée qu'en sortant de la rame de métro. A croire qu'il allait la poursuivre jusqu'à ce qu'elle n'arrive même plus à rougir, tellement elle serait gênée … Elle continua donc dans la direction de son appartement. Des compliments, la jeune femme en avait déjà eu. Mais rares étaient ceux qui osaient la complimenter après la situation embarrassante vécue un peu plus tôt. Elle avait senti ce long regard sur elle, mais Vianne n'était pas à la recherche d'une aventure dans ce genre pour le moment. La jeune femme avançait donc, arrivant maintenant dans une ruelle un peu plus étroite, sur la droite de la grande avenue. Encore une ou deux minutes et elle serait chez elle.

    Resserrant sa veste sur ses épaules, elle repensa au bel homme qui l'avait interpellé. Sur le coup, elle n'avait pas particulièrement réagi, mais maintenant, Vianne se remémorait qu'il était vraiment séduisant … Elle ne pouvait le nier, un charme certain ressortait de cet individu rencontré au hasard d'une rame de métro. Les joies des transports en commun venaient d'être révélées par Vianne et Gwenaël. Amusez vous bien, maintenant que vous savez cela ! Un peu rêveuse, elle ralentit le pas, réfléchissant à ce qui venait de se passer ...
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Gwenaël Schwartz

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MessageSujet: Re: Migration pendulaire d'une secrétaire [Gwen]    Ven 4 Mar - 9:11

Hey mais...
Elle se cassait !
Non mais c'était quoi cette anguille ? Gwenaël est décidément fort frustrée. Il fait tout plein d'efforts, il recherche le contact, il tente de faire son jeune homme sociable – et affamé – et deux fois déjà que la demoiselle tente de lui échapper. Mais comment diable fait-elle pour résister à son charme irrésistible ? Mystère !
Bordel.
Maintenant, tu fais quoi ? Tu sors arme numéro 2, en priant pour que ce soit une fille polie qui sache que refuser une invitation ne se fait pas ; et de ce qu'il avait pu en voir jusqu'ici, ce serait tout à fait le genre. Retenant son sourire carnassier, le voilà qui se remet à lui courir après, pas découragé le moins du monde, le petit.

« Attendez, Mademoiselle ! »

Non, mille fois non, elle ne s'en tirerait pas comme ça ! Que nenni ! Il était hors de question qu'il laisse une anguille lui glisser entre les pattes. Il la rattrape en quelques enjambées, et vient se planter devant elle, afin de ne pas lui permettre de s'enfuir à nouveau ; c'est qu'il n'avait pas vraiment envie de lui courire après encore quelques heures, voyez-vous.

« Je suis sûr que votre compagnie est aussi charmante que votre visage ; aussi, me feriez-vous l'honneur de prendre un verre avec moi ? »

Sourire charmeur de circonstance sur le visage, il esquisse une moue un peu penaude, afin qu'elle craque. Si toutefois elle craquait.

« … C'est moi qui invite, bien entendu. »

Bien évidemment, on ne dirait pas comme ça, mais Gwenaël est un galant *tousse* homme *tousse* quand il y met du sien *tousse* et surtout qu'il a quelque chose à y gagner.
De fait, il a ses règles : la numéro un est de charmer la demoiselle avec le style qui lui convient le mieux – galant&romantique, sauvage ou direct – et la numéro deux est de toujours aller chez elle pour finir la soirée, afin qu'elle ne puisse pas lui remettre la main dessus.
L'art du coureur de jupons est toujours très subtil, n'est-ce pas ?

Mais bien sûr, je rappelle qu'aujourd'hui, Gwenaël a une guigne de fou furieux. Souvenez vous, il a du faire face à des airsofteurs, il a raté son métro, il s'y est endormi, il a eu une amende... La bonne JDM quoi. Donc forcément, son numéro de lover ne pouvait décemment pas bien se passer lors d'une journée pareille. C'est ainsi que...

« TOI ! »

Une femme venait de passer derrière eux. Elle devait avoir une petite vingtaine d'années ; rousse avec des boucles ruisselant sur ses épaules, de taille moyenne, un nez pointu, plutôt jolie fille, son expression de visage indiquait aussi un caractère aussi flamboyant que ses cheveux. Et elle avait l'air tout sauf contente de voir le 'toi' qu'elle venait d'interpeler. Et vous l'avez deviné, ce 'toi' est un homme, avec une petite barbichette, que l'on connait sous le nom de Gwenaël.
À cet instant, un seul mot résonne dans son esprit : merde.
Vianne a décidément bien de la chance aujourd'hui. Elle échappera sans doute aux crocs du vilain dévoreur d'innocence.
En attendant, la rouquine s'avance, ses taches de rousseur semblant s'animer sous l'effet de la colère.

« Oooh, toi, j'ai juré de te retrouver ! Tu vas voir, tes couilles, ce que je vais en faire, espèce de salopard ! »

Gwenaël est, avouons-le, bien embêté. Comment faire passer ça pour, soit une méprise, soit une vieille histoire de rupture qui s'est mal passé – ce qui serait le plus simple, s'il ne voulait pas perdre son agneau du jour - ? Le plus simple serait d'empêcher la rouquine de parler. Un maximum. Allez, on se motive.

« Voyons... Il ne faut pas te mettre dans un état pareil,... » Il aurait aimé l'appeler par son prénom, mais ne s'en souvenait plus. « Je suis content de te voir, tu sais !
- Content ? Content ?! Espèce de... »

Baffe dans ta tronche. Gwenaël tourne le visage dans le sens de la claque. Bordel. Pas cool. La jeune femme, fulminante, décide de cracher sa diatribe, maintenant, tant qu'à faire sa furie. Puis se ravise, et se tourne vers Vianne pour faire la seule chose que le coureur de jupons ne pourrait pas contrer. Comme dans un dessin animé, l'expression de son visage passe de la neutralité à la panique, il ouvre la bouche pour empêche la rousse de parler, le tout au ralenti... En vain.

« Ne lui faites pas confiance. Sous ses airs de galant homme, c'est un salopard de séducteur, qui vous abandonnera dans votre lit dès qu'il aura eu ce qu'il cherche. Ne vous fiez pas à ses belles paroles. Jamais. »

Nooooooooooooooooo-ooooon ! Font les lèvres de dessin animé du jeune homme. Non, elle n'a pas osé, elle ne l'a pas dit ! Bordel, elle a cassé son coup, bouhouhouh ! Il tenait l'agneau, elle était assez naïve pour manger dans le creux de sa main ! Mais non, mille fois non !
En tout cas, la rouquine a l'air fière de son coup, le regardant avec un air toujours furieux, mais aussi espiègle, fière d'avoir brisé tous ses espoirs de conquête. Dans tes dents, le coureur !
Il est malheureux, maintenant, le Gwen, avec toujours sa tronche de dessin animé – sauf que maintenant, prenez le loup de Tex Avery, tout déçu, tout détruit, parce que sa superbe donzelle ne veut pas de lui...
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