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 Malédiction [June]

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Tyler Morgan

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MessageSujet: Malédiction [June]   Mar 1 Fév - 14:16

Le centre-ville, lieu de prédilection des étudiants lorsqu’ils n’ont pas cours et lieu de passage de la majorité des travailleurs. En l'occurrence, Tyler venait de finir de distribuer du courrier en ce samedi et après avoir englouti un sandwich en profitant des rayons du soleil, dehors donc, il se décida à flâner un peu. Certes le jeune homme était timide, mais alors que le rock montait à ses oreilles, il eut l’envie de se faire plaisir…et en l’occurrence d’aller s’acheter des nouveaux T-shirt. Il faut dire qu’il n’avait pas tellement envie de rentrer durant les prochaines vacances chez lui, ni entre temps, et donc se refaire un petit stock de vêtements ne serait pas préjudiciable. Cependant, il ne roulait pas sur l’or et donc il devrait se limiter, mais comme il était plutôt raisonnable cela ne devrait pas être un souci.

D'ailleurs, le jeune homme vérifia via son smartphone ce qu’il lui restait sur son compte et ce qu’il pourrait ainsi dépenser en vêtements. Bien, il pourrait tout de même s’octroyer 30 ou 40 lucres pour se faire plaisir…Le jeune homme grommela tout de même en réalisant la somme qu’il aurait pu s’octroyer si ses cadets ne le dilapidaient pas pour ne pas qu’il soit outé…Mais il se força à ne pas y penser et se dirigea vers un magasin de vêtements non loin de là, son casque toujours sur ses oreilles.

Le rouquin entra dans le magasin avec une certaine nonchalance, la tête baissée afin d’éviter le regard des vigiles qui le mettait toujours mal à l’aise…même si ces derniers blaguaient entre eux sans prendre attention aux gens qui entraient et sortaient. Tyler ne pouvait pas s’empêcher de craindre que cela sonne…on ne sait jamais…même s’il rentrait à peine dans le magasin…mais cette peur passa bien vite alors qu’il était rentré dans le magasin…Du pied gauche…

Le cœur de Tyler se serra…Comment avait-il pu se tromper ? Il était certain maintenant…un malheur allait arriver…Il ne se sentait pas bien, de s’être trompé de pied pour être rentré dans l’établissement. Cela ne lui était pourtant jamais arrivé ! Sans qu’il sache vraiment ce qu’il faisait, le gamin fut pris de tremblements incontrôlables qu’il tentait de cacher en regardant les vêtements, qu’il ne regardait d’ailleurs pas. Cela pouvait se remarquer par le fait qu’il était soi-disant en train de regarder…des robes…et bien qu’on pourrait croire qu’il regarde cela pour une petite copine, une sœur, une cousine ou une envie subite de travestisme, il n’en était rien.

Et voilà qu’il attrape une robe rose bonbon pour faire genre il fait ses achats normalement et qu’il se dirige vers un autre rayon. Là-bas il refit le même manège, regardant les vêtements gothiques cette fois-ci et attrapant une veste, pas si mal que ça en passant. Le jeune homme, complètement déboussolé continua son petit manège.
Lorsqu’il finit par se diriger vers la caisse, pâle comme un mort et tremblotant de peur incontrôlable comme si le ciel allait lui tomber sur la tête. Il portait désormais dans ses bras une robe rose bonbon avec des froufrous, une veste gothique longue et noire, un t-shirt avec des comics dessus jaune fluo, un string noir (pour homme tout de même…) et…une robe de nuit avec des anges dessus.

Je vous rassure…il n’en a pas conscience. Non il est en train de faire the parano…Il imagine toutes les horreurs qui pourraient se produire parce qu’il n’est pas rentré du pied droit dans ce magasin. Certes il sait que c’est irrationnel, mais il ne peut pas s’en empêcher…Alors, il veut payer vite et décamper vite fait et sortir du pied DROIT…peut être que cela conjurera le sort…oui…c’était sans doute cela la solution…sortir…

Ainsi se mit-il dans une file, pas très longue, tentant de se calmer en respirant lentement et quand arriva son tour, il enleva ses écouteurs par respect avant de déposer ses achats sur la caisse. Rouge de malaise comme à chaque fois qu’il était confronté à quelqu’un de près, le jeune universitaire passa une main gênée dans ses cheveux roux avant de tout de même adresser la parole à la jeune caissière face à lui. Elle avait l’air…amorphe…et cela tracassa un peu le jeune homme : il fallait qu’elle fasse vite…on sait jamais qu’un incendie se déclare ou pire..que les monstres débarquent et crient au monde qu’il était gay pour le punir de n’avoir pas été attentif lors de son entrée dans ce magasin. Mais le jeune homme parvint tout de même a articuler un mot, automatique, mais tout de même presque inaudible.


« Bonjour… »

Comment cela ce n’était pas grand-chose ? Et bien c’était mieux que rien…En attendant, il fallait faire vite pour qu’il puisse conjurer le sort…
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June Winter

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MessageSujet: Re: Malédiction [June]   Jeu 3 Fév - 19:35

Fais chier...

Le regard de June s'était posé sur sa montre, tout à fait involontairement, comme il l'avait fait toutes les deux minutes depuis deux heures et cinquante minutes. Deux heures et cinquante minutes que June était derrière cette caisse, à attendre que les clients, pas vraiment affluents un samedi midi, viennent lui poser sous le nez les immondices sur lesquelles s'étaient porté leur choix, tantôt avec un sourire bienveillant, tantôt avec la mine de celui qui est pressé et se rend compte qu'il a bien le temps de faire trois fois le tour du magasin avant que la jeune fille n'encaisse pour un seul article.
Deux heures et cinquante minutes interminables, passées à pianoter des chiffres sur ce stupide cadran tactile salit par ses collègues du matin, qui n'avaient pas encore compris que les mains, ça se lave. Deux heures et cinquante minutes pénibles à répéter sans cesse ces maudits passages de vêtements, de validation de code barre, et de remplissage de sac, avec le cérémonieux « vous avez la carte fidélité ? » dit avec une froideur telle, que même ceux l'ayant n'étaient pas sûrs qu'ils doivent la donner. Deux heures et cinquante minutes infernales, en bref.

P'tain... j'ai la dalle...

Eh oui, elle n'avait pas droit à sa pause déjeuner, parce qu'elle terminait suffisamment tôt pour manger après le boulot. Elle siffla entre ses dents, tel un chat, en voyant la file d'acheteurs qui venait à sa caisse. Elle tourna la tête pour voir pourquoi ils ne préféraient pas sa collègue à elle, et constata que celle-ci était simplement partie en pause quelques minutes plus tôt. Elle posa simplement un regard éteint sur le premier client à se présenter à elle, et entreprit lentement, très lentement de faire passer chaque vêtement devant elle, les mettant avec autant de vivacité dans le sac, et ce pour chaque client. Le tout en guettant de plus en plus sa montre, puisqu'elle finissait au bout de trois heures.
Ils n'en finissaient pas d'affluer... Trois clients, quelle quantité de travail gigantesque ! Elle préférait encore rester pendant quatre heure en cours de méthodologie plutôt que d'être derrière cette caisse pour les deux minutes restantes.

Une lumière noire fit irruption – n'oublions pas qu'elle est incapable de voir la vie en rose – lorsqu'elle vit arriver son dernier client. Enfin, il ne s'agissait pas du dernier de la file, mais elle plaça la petite pancarte « caisse fermée » pour qu'on sache qu'il allait falloir attendre le retour de la collègue, et elle prit les vêtements posés sur le tapis de caisse. Elle grommela un « bonjour... » en réponse à celui qui lui avait été adressé, articulant le moins possible pour économiser le peu d'énergie qui lui restait, et entreprit de faire passer ses vêtements devant elle. Bien entendu, d'ordinaire, elle se souciait guère de savoir quelles horreurs les clients pouvaient bien se choisir ; elle n'était pas habituée à juger – encore moins payée pour ça – et se contentait donc de poursuivre automatiquement toujours les mêmes gestes. Sauf que la rose bonbon suivi la veste, et alors qu'elle s'était émerveillée devant cette dernière, elle s'attendait à avoir encore du bonheur plein les yeux, et avait, au final, subi une attaque visuelle des plus cruelles.

Elle doute un instant, observe le jeune homme qui lui fait face, et ne voit rien lui prouvant qu'il ne voulait pas acheter ces produits. Par contre, il ne semblait pas très net. Les vêtements qui suivirent ne purent que confirmer l'hypothèse qui commençait à se former : il devait avoir un handicap mental, grave ou non. La grande aiguille de sa montre – elle est encore au ditigal, attention ! - venait de mettre un terme à sa journée de travail. Dommage. Elle serait rentrée directement, aurait pu s'installer dans son lit, revoir ses cours de mécaniques, faire une sieste, et peut-être trouver le temps d'aller boire un coup.

Bordel...

Non, décemment, elle ne pouvait pas laisser ce type comme ça, perdu dans la nature. Et puis, s'il était attardé, il devait bien avoir un tuteur ou quelque chose comme ça ! Jamais l'empereur ne permettrait que de pauvres jeunes gens en difficultés soient seuls... que ce soit pour leur sécurité ou pour celle de la société – on sait tous qu'en chaque débile repose un tueur en série. June contourna sa caisse, et attrapa le jeune homme par la main, comme un adulte prend celle d'un enfant pour lui faire traverser la route.

« T'inquiète, on va trouver... » ton tuteur

La fin de sa phrase ne fut pas prononcée. La jeune fille avait terminé de la penser, mais non de l'énoncer, et ce sans s'en rendre compte. Habituée à maîtriser des outils et à bricoler, elle avait une poigne suffisante pour ne pas laisser lâcher l'étudiant qu'elle tira à travers les rayons, essayant de trouver quelqu'un pouvant le reconnaître, le tout avec une démarche aussi vive que celle d'une tortue centenaire. Son regard tomba sur une fille ayant sans doute le même âge que celui qu'elle tirait, une jeune aveugle. Peut-être étaient-ils tous les deux du même institut médical, ou autre établissement du genre. Une aveugle dans un magasin de vêtement ne devait sans doute pas l'être seule. En trouvant l'accompagnateur de l'une, elle trouverait celui de l'autre, sans doute.

« Vous vous connaissez ? »

La jeune aveugle étant la seule dans ce rayon, il était peu probable qu'elle n'ait pas compris qu'on s'adressait à elle. Pour l'aider à se situer, June pris tout de même la peine de lui toucher l'épaule, en parlant de nouveau.

« Il a perdu son tuteur. »

Heureusement que le ridicule ne tue pas. En même temps qu'elle disait ça, June lâcha enfin la main du pauvre Tyler qui se trouvait embarqué contre sa volonté.

[Tyler => Charlotte intervient avant toi. Charlotte => si quelque chose ne va pas ou ne te convient pas, tu peux me MP et j'éditerai =)]
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Charlotte Owen

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MessageSujet: Re: Malédiction [June]   Ven 4 Fév - 20:18

Charlotte se trouvait tranquillement au rayon des chemisiers, à la recherche d'un vêtement neuf. Ben oui, elle en avait eu envie... Elle avait eu une "prime de risque", récemment, un type pas content de se rendre compte que la femme de sa vie était mariée, et que le mari avait engagé John bird pour savoir qui était le "fils de herm qui osé lui faire des cornes", histoire de lui casser la figure. Et qui s'était présenté à l'agence avec un très beau coquard... Bon, la situation avait été vite gérée, mais ça n'avait pas empêché la jeune femme d'argumenter pour avoir sa prime, une petite partie de l'argent versé par le mari "pour les frais" et qui n'avait pas été utilisé... Bref, elle s'était fait indiquer le rayon des chemisiers, en avait sorti tous les modèles blancs (enfin, elle s'était faite aidé) et s'était décidé pour un chemisier charmant, au col rond, orné de broderies discrètes évoquant une guirlande de fleur sur le dit col et les manches. Peut-être un peu vieillot. Mais mignon.

La vendeuse était partie chercher le modèle à la bonne taille (manifestement, il fallait aller en réserve pour ça) et la jeune aveugle attendait bien tranquillement, laissant ses mains effleurer les tissus qui pendaient des cintres. Elle s'attardait sur l'un d'eux, dont elle aimait bien la texture, lorsqu'elle entendit des pas s'approcher. Puis une voix. Par réflexe, elle releva la tête, et utilisa son pouvoir... deux personnes en effet. Une jeune femme, et un jeune homme, tous deux de son âge environ. Et... Dieux du ciel, le chemisier qu'elle tenait était peut-être agréable au toucher, mais la couleur bleue ne lui plaisait pas du tout! Lachant le vêtement, la jeune femme se retourna, au moment ou la femme lui touchait l'épaule, sans doutes pour bien lui montrer qu'elle s'adressait à elle et à personne d'autre. Par contre ses propos n'étaient pas particulièrement clairs...

"Connaitre qui?"

Son tuteur? Euh... Il s'agissait d'un adulte, non? La hauteur du regard et celle de la respiration qu'elle entendait convergeaient dans ce sens. Et il n'y avait pas l'air d'avoir de gosses avec eux... Tout en posant sa question, la jeune femme "observait" tour à tour dans les yeux les deux jeunes gens qui lui faisaient face, les sourcils légèrement froncés. Pourquoi elle devrait connaitre quelqu'un dans ce magasin?

"De quoi est-ce que vous parlez, mademoiselle?"
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Tyler Morgan

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MessageSujet: Re: Malédiction [June]   Dim 20 Fév - 14:29

[Désolé du retard et de la longueur --']

Le jeune homme était donc dans tous ses états parce qu’il n’était pas rentré du bon pied dans ce magasin. Perdu dans sa panique, il n’avait pas vraiment conscience de ce qu’il faisait et pensait que ressortir du magasin du bon pied pourrait conjurer le sort. Quelle force absurde pouvait bien l’avoir forcé à vouloir tenter des achats ? La question pouvait se poser. Pourtant, la question que se posait actuellement le jeune homme était un grand ‘pourquoi’…En effet la caissière venait de l’empoigner fermement, trop fermement pour que son mouvement visant à se libérer serve à quelque chose d’autre qu’à lui procurer une légère douleur due à la pression de la main féminine sur son bras. Il cessa donc de se débattre sans pour autant arrêter de paniquer, car en l’occurrence la caissière l’éloignait de son but, à savoir la sortie, pour le tirer vers les rayons et finalement s’arrêter face à une jeune fille apparemment aveugle…et prit enfin la parole… Se connaître ? Error 404 not found...A priori non. Le jeune homme resta silencieux un instant…ne comprenant vraiment plus rien..Et quand la caissière parla de tuteur il songea qu’il parlait du tuteur de l’aveugle…normal quoi. Cependant, les réponses de la jeune fille le faisait douter…en attendant, il ne lui restait qu’à répondre à son tour afin d’avoir la paix et de pouvoir sortir.

« Euh…excusez-moi, mais disons que… »

Et voilà que la rougeur prenait place sur le visage du rouquin. Il avait entraperçu des clients qui passaient autour d’eux en les regardant bizarrement et cela avait tendance à augmenter son malaise. Ils devaient avoir l’air idiots…et en plus ils devaient se méfier…sait-on jamais que des résistants viennent faire péter le magasin ou qu’un incendie se déclare…on ne sait jamais…et puis POURQUOI était-il rentré du mauvais pied ici ? POURQUOI ?

Le jeune rouquin se reprit pour terminer sa phrase parce qu’il était probable que les jeunes filles désiraient savoir la suite. Sinon tant pis. Mais en l'occurrence, on le laisserait sans doute tranquille et il pourrait conjurer le sort. Car ÇA c’était important, plus important que tout au monde même : sa vie semblait en dépendre. Et plus sérieusement (même si le jeune universitaire était on ne peut plus sérieux en pensant que comme il était rentré du mauvais pied dans le magasin il risquait sa vie), il était fatigué après sa matinée de travail et il devait aller voir s’il pouvait faire réparer son pc portable qui était hors service et qui contenait tous ces cours. Ainsi prit-il son courage à deux mains pour terminer sa phrase une fois pour toutes.


« Je disais donc que euh…non je..Je ne connais pas cette…demoiselle…et euh ni son ou sa..Euh tuteur…désolé…euh si je peux partir maintenant ce serait hum sympa…j’ai comment dire… quelques trucs à faire…et sortir d’ici déjà euh bien voila…bref… »

Oui il fallait décrypter, mais en même temps le jeune homme, déjà timide en tant normal, était encore paniqué…il ne faut donc pas trop lui en vouloir. Quoi qu'il en soit, il ne pouvait toujours pas se détacher de l’étreinte de la main de la caissière sur son bras et cela commençait à vachement le mettre mal à l’aise. Il tentait de respirer calmement pour s’apaiser en attendant une quelconque réaction –positive pour bien faire- de ses interlocutrices.

Cependant, un sms vint le tirer de sa tentative de relaxation et, toujours en attendant, il se contorsionna un peu pour l’attraper afin de voir qui lui envoyait un message et de quoi cela parlait…Il eut d’ailleurs du mal à attraper ce dernier à une main et d'ouvrir le message toujours à une main et tout cela pour se rendre compte que c’était juste son employeur qui l’avertissait qu’il avait oublié ses clés au boulot…yahou…vive la loi de Murphy…Bon il peut y aller maintenant OUI ou NON ? Parce que là le rouquin il commence à s’impatienter, à paniquer vachement, et à penser que cette journée est définitivement maudite.


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June Winter

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MessageSujet: Re: Malédiction [June]   Dim 27 Fév - 10:00

La jeune Winter se trouvait dans une situation plutôt embarrassante. Elle avait à côté d'elle un jeune homme qui n'était peut-être pas du tout l'attardé qu'elle pensait, bafouillant énormément mais semblant plus ou moins capable de communiquer, donc doté d'une intelligence normale, et face à eux, une jeune aveugle en totale incompréhension, qui risquait de rapidement se vexer si June essayait d'insister. Une situation bien inconfortable, et il était très certainement temps qu'elle se tire de ce mauvais pas. Elle avait terminé sa journée, rien ne l'avait obligée à faire une quelconque bonne action, encore moins une bonne action qui la ridiculiserait de manière grandiose au milieu de son lieu de travail. Elle vit une de ses collègues lui jeter un regard interrogateur depuis l'autre bout du rayon, et June se contenta d'y répondre par un long regard blasé, signifiant bien qu'elle n'avait besoin aucunement de la moindre aide.

« Ce jeune homme n'est pas... Je me suis trompée. Je ne voulais pas vous déranger. »

Accompagnant sa phrase d'un long soupir, la jeune vendeuse s'adressait à ses deux clients en même temps. Elle se rendait bien compte de sa bêtise puisque l'un savait utiliser un téléphone portable, l'autre avait l'air de ne pas du tout comprendre ce qu'elle lui disait.

« Bonne journée. Mademoiselle, si vous voulez de l'aide, mes collègues ... »

Elle ne finit pas sa phrase. Elle n'était pourtant pas vraiment honteuse, puisque de toute façon, elle se fichait bien de ce que pouvaient penser les deux autres, mais elle avait terminé sa journée, et était encore pressée de rentrer chez elle, elle avait faim, et elle était en manque de nicotine. Saisissant la cigarette dissimulée sous ses cheveux, sur son oreille, elle s'éloigna des deux protagonistes, laissant Tyler partir comme bon lui semblait, et ne dérangeant pas plus longtemps Charlotte dans son shopping.
D'un mouvement un peu nerveux, elle sortit du magasin, et alluma le petit rouleau de tabac qu'elle avait calé entre ses dents, et aspira avec soulagement la fumée qu'elle avala sans sembler affectée plus que ça. Elle avait oublié ses affaires dans l'arrière boutique, et elle n'avait plus faim.

Quelle merde !

Pour une fois qu'elle essayait de se montrer un peu aimable et serviable, elle se plantait complètement et ne faisait que perdre le temps de son client, et en embêtait un autre. Elle n'avait plus qu'à espérer que son patron n'allait pas lui tomber dessus parce qu'elle effrayait les clients avec d'étranges lubies. Devant l'entrée du magasin, elle ne s'était pas rendue compte que l'un des deux pourrait la croiser. Un client mécontant pouvait vite devenir violent en dehors de la protection du magasin. Tant pis, au pire, elle aurait un prétexte pour aller se prendre un bain chez le premier inconnu et noyer son mal être dans la boisson et la drogue. Programme plus qu'allèchant.

[J'ai laissé June à l'entrée du magasin au cas où... vous pouvez trouver un truc pour la garder ou la laisser là auquel cas je termine là, sorry ! et désolée, c'est court ><]
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Malédiction [June]

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